200 dinars et le ramadan al crime

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A l’approche de ce Ramadan – Al CRIME – où les pauvres vont jeûner et s’appauvrir, les riches faire leurs bagages et partir ; 200 dinars ne peuvent plus rien vous rapporter à part une douzaine de maladies. L’état de la monnaie algérienne et particulièrement des 200 Dinars est déplorable. Ces chiffons véhiculent probablement plus de maladies que les moustiques, les mouches, les chiens errants, les restaurants de Lakhdaria ou en serrant la main d’un fonctionnaire algérien.

Si chaque billet de 200 Dinars écrivait sa biographie, on découvrirait que ce bout de papier a été molesté par des mains dont on ignorait l’existence.

Pour un moment, imaginez un très court parcours. Beau et parfumé, il sort de la banque algérienne. Heureux de voir un nouveau billet, son premier propriétaire le tourne de tous les côtés et le met dans sa poche arrière avec les anciens billets. Ces derniers, rouges de jalousie, le molestent, se frottent à lui, et certains iront même jusqu’à le harceler sexuellement. Son nouveau propriétaire s’arrête dans une pompe à essence. Il fait le plein et le remet à des mains pleines de graisse, de gasoil et parfumées d’essence. Le billet tremble de peur et crie mais personne ne l’entend. Il pénètre dans une poche d’une combinaison bleue pourrie où il est étouffé, contaminé et reçoit ses premières taches. A l’intérieur de cette poche, on l’entend déjà rire d’un rire satanique et il n’a plus que l’ambition d’être un hôte pour toutes les maladies. A la première opportunité, il saute de la pile de billets et se retrouve dans… vos mains. Vos mains de chiqueur sans papier à rouler, vos mains de rouleur de cigarettes parfumées, vos mains de mangeur de ramadan… et …j’en passe.

Hmimi O’Vrahem

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