A propos du cinéma kabyle

A propos du pullulement des productions de cinéma amateur kabyle hissé au niveau de cinéma tout court, à défaut d’un cinéma d’auteur, les avis sont multiples et différents.

Il y a ceux qui disent « bravo » à tout bout de champs, avant même de prendre connaissance du produit et à chaque fois que quelqu’un fasse un film, un album, un livre.

Il y a ceux qui disent « c’est médiocre  » avant même de voir.

Il y a ceux qui disent « bravo » après avoir vu ou lu ou entendu pour la simple raison que c’est produit en kabyle.

Il y a ceux qui signe et persiste après avoir vu, entendu ou lu , en disant « non, arrêtez de faire n’importe quoi« .

Pour avoir vu et revu à satiété le film franco-kabyle intitulé « Ma mère m’a dit« , après avoir visionné la quasi majorité des films en kabyle sortis depuis « Tawrirt yetswatsun » (La colline oubliée » de Bouguermouh (à qui je souhaite un prompt rétablissement), après ce constat donc, moi je dis tout simplement :

C’est la porte ouverte vers une sur production de navets, une surproduction de la médiocrité, une surproduction audiovisuelle, livresque et musicale dont les auteurs n’ont aucune compétence en la matière, aucun savoir faire et aucune volonté d’apprendre le métier à défaut de vocation. Presque tous ces « auteurs », y compris les « actours » et les « cons-médiens » ne font ça que pour toutes ces raisons à la fois ou pour l’une d’elles :

1- L’obsession maladive de se faire un nom, coûte que coûte et ce , en recourant souvent à l’argent de papa ou de maman.

2- La même obsession de faire en sorte que ça parle d’eux au village et de se donner des allures de cinéaste en débarquant chaque soir ou en fin de semaine dans le hameau, peuplé de pauvre gens trop modeste.

3- Bénéficier des subventions de Bouteflika dont la comptabilité et les fausses factures établies en guise de bilan laisse à désirer. Une bonne part de ces subventions auront des destinations mystérieuses.

4- Remarquez que Bouteflika et son chef du gouvernement Belkhadem qui a dans son gouvernement un certain Abou djera Soltani pour ne citer que ceux-là, ben, vous n’avez rien remarqué ? Des gens de la pire des races de corrompus, de criminels qui prouvent chaque jours leur haine grandissante de la culture amazigh et kabyle en particulier, ben ce sont ces gens là qui subventionnent, qui consentent à donner de l’argent, via la direction de la culture de la wilaya (Ould Ali Lhadi), pour produire des films en kabyle !!! hallucinant non !!! ??? Seulement voilà, eux, ils savent ce qu’ils font et certains d’entres nous acceptent de jouer à ce jeu de traîtrise en s’improvisant cinéaste, acteur, comédiens…. Résultat : beaucoup de films, ad ibarek Rrebi, sont produits pour produire un cinéma amazigh d’expression kabyle d’une médiocrité à faire pouffer de rire Boutef & Co et à tuer dans l’œuf la naissance d’un véritable cinéma d’auteur qui risque de ne jamais voir le jour. J’en veux pour exemple, le refus de ces mêmes organismes de financer de vrais films qui leur sont proposés.

Amusez-vous bien et comme disent certains, mieux vaut ça que rien du tout ! n’est-ce pas ! kul âetla fha khir ! comme dirait Fellag ou Mohya à propos de la suffisance et de cette mentalité typiquement kabyle qui veut que nous soyons toujours condamnés à ce périlleux choix : ou rien du tout, ou la médiocrité.

Allas Di Tlelli

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