12 août 2017

Algérie : un État islamique sous déguisement

Faire de la politique en Algérie est aussi difficile que de donner un biberon à un enfant qui a faim. Pourquoi nos chers journalistes – y compris l’éminent monsieur Daoud qui en devint une victime – ne mentionnent jamais le fait que la plateforme pour une république islamique est déjà scellée et qu’elle n’attend plus que la suite des événements pour commencer à bâtir cet état islamique.

Quand on parle de « réconciliation nationale », on veut réconcilier qui avec qui exactement ? Le Constantinois avec l’Oranais ? L’Algérois avec l’Annabi ? Le Kabyle avec le Chawi ? Ou bien tout simplement : les victimes avec leurs assassins ? Les milliers de disparus avec les gens qui les cherchent encore ?

Par contre, et si on donnait à cette réconciliation nationale une autre perspective : le partage du pouvoir entre les militaires et les islamistes sous les yeux d’une nation d’ignorants qui font la queue devant les ambassades étrangères pour fuir le pays. Qu’on le veuille ou non, l’Algérie est aujourd’hui entre les mains des islamistes et des militaires. Les premiers peuvent appliquer progressivement la Charia et les derniers peuvent voler et vider le pays en toute tranquillité de sa richesse. Sinon, comment peut-on expliquer qu’on coupe un programme de télévision pour permettre le « hadan » ? Comment peut-on emprisonner des enfants pour avoir mangé durant le ramadan ? Comment peut-on persécuter des chrétiens avec impunité ? Comment peut-on lancer une Fatwa contre un journaliste à la télévision nationale sans réaction du gouvernement ? Comment peut-on montrer la tête décapitée d’Hervé Gourdel à la télévision et aux yeux de millions d’enfants algériens ? Comment peut-on manifester à Alger en disant : « je suis Mohamed ! » avec des policiers qui tiennent ces banderoles ? Encore mieux, une équipe nationale qui prie plus qu’elle ne joue au football qu’on utilise pour islamiser les petits enfants et les imbéciles qui la suivent à des fins religieuses et politiques ?

Nous vivons sous un état islamique qui fait alliance avec les militaires qui eux ne sont intéressés que par les puits de pétrole. Les islamistes eux, attendent que les coffres soient vidés et après cela, ils savent pertinemment que cela sera leur tour de gouverner, de couper les têtes, les mains et même de violer les femmes en plein jour.

Comment cela échappe à nos petits intellectuels ? Je ne pourrais pas le dire. Comment toute une nation devient complice d’un tel subterfuge sans réagir ? Cela par contre, je peux l’expliquer : Le citoyen algérien est du préfabriqué et sa date d’expiration était le 5 juillet 1962.

Hmimi O’Vrahem

1 Comment

  1. « Depuis plus de 500 ans, les règles et les théories d’un vieux cheikh arabe, et les interprétations abusives de générations de prêtres crasseux et ignares ont fixé, en Turquie, tous les détails de la loi civile et criminelle.

    Elles ont réglé la forme de la constitution, les moindres faits et gestes de la vie de chaque citoyen, sa nourriture, ses heures de veille et de sommeil, la coupe de ses vêtements, ce qu’il apprend à l’école, ses coutumes, ses habitudes et jusqu’à ses pensées les plus intimes. L’islam, cette théologie absurde d’un bédouin immoral, est un cadavre putréfié qui empoisonne nos vies. » (Mustapha Kémal Atatürk / 1881-1938 / in « Mustapha Kemal ou la mort d’un empire », Jacques Benoist-Méchin)

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