Bonne année 2015 !

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On ne peut guère franchir la frontière qui sépare le 31 décembre du 1er janvier, sans regarder, au moins pendant quelques minutes, aussi bien en arrière qu’en avant.

En arrière comme en avant, tous les yeux ne voient pas les mêmes choses. Cela dépend, tout d’abord, de leur âge. Les yeux de quatre-vingt ans ne voient pas l’année qui meurt, comme la voient les yeux de 20 ans. La jeunesse court à la jeunesse, à l’année qui arrive ; c’est à peine si elle donne du bout des doigts, un petit adieu poli à cette année qui s’en va. Ceux qui ont déjà vu passer beaucoup d’années ont un peu plus de mélancolie, quand ils entendent sonner la fin d’une autre à l’horloge (ou en entendant le vacarme fait par les voisins qui tapent sur leurs casseroles à minuit).

D’une façon générale d’ailleurs, et à moins de raisons particulières pour celui-ci ou pour celui-là, cette année, qui n’a plus que quelques heures à vivre, n’est pas un personnage intéressant. Elle n’est déjà, pour ainsi dire, plus le présent, et elle n’est pas encore le passé. On n’a plus le temps de rien lui demander, et l’on ne s’est pas encore donné la peine de faire le compte de ce qu’on lui doit. On est trop près d’elle pour la bien voir. Notre mémoire, notre imagination ont besoin de quelques semaines, de quelques mois, pour faire sa toilette, la coiffer, la parer, tenter d’effacer ses rides et nous la présenter à nous-mêmes comme une belle dame du passé, de ce passé qu’on loue ou qu’on pleure.

Mais en attendant, c’est le frais visage de la jeune année que l’on regarde, ou plutôt que l’on essaie de voir. Sourira-t-elle ? Pleurera-t-elle ? Chacun cherche à le savoir pour soi, et le citoyen kabyle voudrait bien, lui aussi, connaître l’horoscope.

Nous avons une pensée pour ceux et celles qui ne mangent pas à leur faim, pour ceux et celles qui marchent pieds nus dans la neige, pour ceux et celles qui moisissent dans les prisons d’un pouvoir totalitaire arabo-musulman. Une pensée pour toutes les femmes qui subissent des hommes qui ne méritent pas leur épouse, leur sœur ou leur fille. Une pensée pour les non-musulmans que nous soutenons de tout cœur. Une pensée pour les malades à qui nous souhaitons un prompt rétablissement. Une pensée pour les veuves et les orphelins.

Que nos lecteurs, nos amis, ceux qui depuis des années nous sont si cordialement fidèles, ceux qui de jour en jour, nous arrivent avec une si encourageante sympathie, veuillent bien agréer les vœux de nouvel an que nous leur offrons du fond du cœur.

Nous souhaitons que l’année 2015 voit s’élever, la liberté de pensée, et d’opinion et la disparition des islamistes où qu’ils soient.

 

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