22 juin 2017

Bouteflika et la France poussent le Mali à la guerre civile

La médiation algérienne a encore pondu un deuxième torchon qu’ils appellent Accord d’Alger du 2 juin, après ceux du 15 mai que les Touaregs ne voulaient pas signer.Retour ligne automatique
Après plusieurs mois de rencontres et de frais de déplacement, ce papier ne vaut même pas le prix d’une chambre d’hôtel.

Dans un communiqué du 4 juin, le gouvernement malien le rejette déjà en précisant que « Les consultations en cours n’impliquent nullement une réouverture des négociations sur l’Accord pour la paix et la réconciliation, signé à Bamako le 15 mai 2015 et entré en vigueur le même jour« .

La Plate-forme des mouvements d’autodéfense composée, entre autres, du GATIA, MAA, CMFPR, a manifesté « l’incompréhension » après la proposition de ce nouveau document. Selon elle, « cette proposition par la médiation viole déjà l’accord de paix signé le 15 mai dernier à Bamako ».

Pour la plate-forme : « Le document de long en large ne contient pat le mot Plate-forme, sauf en bas pour signature…. Et que cette multitude de documents et de signatures, à notre avis, ne renforce pas l’accord…. Je trouve qu’on est en train déjà de violer l’accord ».

Pour tous les protagonistes, l’Algérie qui semblait être la solution à cette crise, est sans aucun doute le véritable problème. Sa médiation qui accouche d’accords fantaisistes n’est qu’une mascarade. Ils considèrent que Bouteflika a son agenda pour le nord du Mali. Il est aussi le pion de la France qui travaille pour atteindre un objectif mystérieux.

En comparaison, l’accord de Ouaga avait permis le retour de l’armée malienne à Kidal, les élections présidentielle et législative, le retour de l’administration… Il a fallu que l’Algérie prenne la direction de la médiation pour que tout soit remis en cause.

Lorsque Ibrahim Boubacar Keïta, a été investi par François Hollande, il a retiré la médiation à la CEDEAO pour la remettre à Bouteflika, l’autre pion colonial qui est entré dans un nouveau jeu dont la finalité semble être l’approfondissement des antagonismes entre les forces gouvernementales et les différents groupes rebelles et d’auto-défense

En déstabilisant profondément le Mali, c’est tout le Sahara algérien que la France et Bouteflika veulent déstabiliser pour remettre en cause son algérianité.

Quand on évoque Bouteflika, on pense évidemment à Said, véritable patron à la présidence qui donne des gages à son protecteur colonial. François Hollande doit justement venir le 15 juin pour l’imposer aux généraux encore récalcitrants et l’investir président réel et non plus virtuel.

Il est devenu vital pour l’armée algérienne de se débarrasser du clan Bouteflika pour enrayer la stratégie coloniale de déstabilisation du Mali et du Sahara.

Et aussi de signifier à François Hollande qu’il n’est pas le bienvenu en Algérie pour investir qui que ce soit.

Saâd Lounès

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