16 juillet 2017

Charlie Hebdo : hommage à Mustapha Ourrad

Plusieurs centaines de personnes, proches et anonymes, ont rendu hommage mardi à l’institut médico-légal de Paris à Mustapha Ourrad, le correcteur de Charlie Hebdo tué le 7 janvier lors de l’attentat au siège de l’hebdomadaire satirique.

« Celui-là seul est digne de la liberté, qui sait la conquérir » : sur plusieurs affiches, brandies par des proches, figurait ce vers de Baudelaire, poète que le journaliste aimait au point d’être surnommé « Mustapha Baudelaire ».

Un homme épris de littérature et de langue française

Décrit comme « intelligent et gentil » par plusieurs proches, ce correcteur de 60 ans, né en Algérie, était arrivé en France à l’âge de 20 ans, déjà épris de littérature et de la langue française.

« Il adorait Brassens, Brel, Boby Lapointe », explique un de ses cousins.

A côté des portraits où l’on devine, derrière les lunettes, le regard tendre de Mustapha Ourrad, des drapeaux de Kabylie, la région d’origine du correcteur, des affichettes « Je suis Charlie, je suis Mustapha » ou encore des crayons levés vers le ciel.

Une cousine germaine, très émue, parle de

« quelqu’un de très aimable ». « C’est vraiment dommage qu’ils… », commence-t-elle, avant de s’excuser, « je n’arrive pas à trouver mes mots ».

« C’était un homme très intelligent, très cultivé, il aimait beaucoup lire, son rêve c’était d’être journaliste, et il a réussi », raconte une autre cousine.

D’autres anonymes, pour beaucoup Kabyles, sont là également.
Khelifa Bouaraba ne connaissait pas personnellement le correcteur de Charlie Hebdo, mais il récite un vers de Matoub Lounès, un grand poète kabyle : « Même s’ils anéantissent tant et tant d’étoiles, et quelles étoiles ! Le ciel ne s’anéantit pas« .

Un hommage au correcteur de Charlie Hebdo est aussi prévu jeudi dans son village natal en Kabylie, Ath Larvaa.

AFP

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