24 mai 2017

Mouloud Mammeri: Chronique d’une mise à mort

Mouloud Mammeri ou la colline emblématique (II)

Amar Ouzegane : l’alerte

Dans un article paru le 17 octobre 1952 dans Le Jeune Musulman n°7 et intitulé « Qui nous donnera une version nationale de “La Case de l’oncle Tom” ?, Ouzegane ouvre la voie et pose les premiers jalons de l’attaque. Son texte, qui n’est pas exclusivement consacré à La Colline oubliée, comme le seront ceux de Sahli et de Lacheraf qui le suivront, commence par saluer Mohamed Dib pour La Grande maison et Mouloud Mammeri pour La Colline oubliée :

Je suis fier de voir des hommes de mon sang et de ma race jongler avec la langue française et contribuer à détruire la criminelle légende colonialiste sur l’imperfectibilité des peuples musulmans assujettis.

À l’évidence, le critique perçoit ici – il le dit avec fierté – l’avantage que les militants nationalistes peuvent tirer de l’image valorisante de ces deux œuvres dont les qualités sont largement reconnues par leurs adversaires politiques. Des adversaires qui, d’ordinaire, cultivent l’idée de l’infériorité civilisationnelle, si ce n’est génétique, des indigènes. Néanmoins, deux lignes après cet hommage rendu aux deux écrivains, Mammeri est isolé pour être pris à partie, non pour ce qu’il a écrit lui-même mais pour ce qu’on a écrit sur lui. Cette démarche permet au critique d’ignorer le contenu du livre pour focaliser son attention sur les commentaires des journaux.

Vigilant, Ouzegane reproche aussi à l’auteur de faire le jeu de l’impérialisme en écrivant une œuvre littéraire plutôt qu’un livre militant :

Et s’il y a des imbéciles pour oublier la triste réalité de l’oppression nationale de notre patrie, en suivant le mirage de l’Art par l’Art, notre jeunesse musulmane ne sera pas dupe de la grossière manœuvre politique tentée par l’impérialisme français moribond – condamné par l’opinion publique mondiale.

Et lorsque la presse coloniale se joint à d’autres journaux pour faire l’éloge du roman, Ouzegane exprime sa méfiance :

Mais lorsque les admirateurs de Louis Bertrand font une publicité anormale au roman de M. Mouloud Mammeri, j’ai le droit d’être méfiant.

Ouzegane s’explique et en vient à l’argument politique, son thème favori, qui constitue le cœur de ses griefs : le « berbérisme » ou, plus exactement, ce qu’il considère comme tel :

Quand on connaît la doctrine coloniale française basée sur l’assimilation, le berbérisme, le culte de l’idée latine, la haine de l’islam et de la langue arabe on perçoit aisément l’arrière-pensée des laudateurs de M. Mouloud Mammeri.

Ouzegane devine que

l’ennemi veut se servir de la célébrité du roman kabyle comme d’une arme empoisonnée contre les peuples d’Afrique du Nord.

Et, à ses yeux, le succès de Mammeri est d’autant plus suspect que Dib n’a pas rencontré un accueil aussi enthousiaste.

Cette préférence accordée à Mammeri cache-t-elle un parti-pris politique ? Une lecture rapide des critiques de l’époque montre à l’évidence que non. En effet, il n’y a pas que la presse coloniale pour préférer le roman de Mammeri à celui de Dib. Pierre Laffont collaborateur de la revue communiste algérienne Progrès, cite de longs passages de La Colline oubliée qu’il classe, sur le plan littéraire, devant La Grande maison :

Bien sûr, la faim du petit Omar, bien sûr, la tante riche, bien sûr les perquisitions policières sont valables. Disons nettement cependant que tout cela paraît un peu superficiel. On sent trop chez DIB que les personnages sont apprêtés. Si les personnages sont chez lui soumis à dessein à une analyse beaucoup plus serrée, beaucoup plus « politique » pour dire le mot, que chez MAMMERI, il y manque, par contre, cette chaleur humaine qui imprègne « La Colline Oubliée ».

Mohamed-Chérif Sahli : l’excommunication

Visiblement, le coup porté par Ouzegane est jugé insuffisant par l’équipe du Jeune Musulman au regard de l’impact qu’a eu La Colline oubliée dans la société puisque, plus de trois mois après l’intervention d’Ouzegane et quatre mois après la parution du livre, à son tour, Sahli, collaborateur en vue du journal et polémiste de talent, monte au créneau . [1] La raison de son intervention, Sahli la donne sans détours :

La nécessité de cette mise au point s’est imposée à nous lorsque nous avons constaté la confusion jetée dans les esprits et les erreurs accréditées par une propagande tapageuse au sujet d’une œuvre récemment publiée : « La Colline oubliée », de M. Mouloud Mammeri.

Le titre de l’article qu’il consacre à La Colline oubliée tombe comme un couperet : « La colline du reniement ». L’article qui paraît en page 3 est annoncé en « une » par ce titre cinglant dans le très bref sommaire du numéro 12. Le Jeune Musulman ne donne le sommaire en première page qu’exceptionnellement, lorsque la revue veut appuyer un point de vue qu’elle estime essentiel. Plus incisif qu’Ouzegane, Sahli place, comme lui et d’emblée, le débat sur le terrain exclusivement politique :

Il nous importe peu qu’un Algérien, écrivant en français, se taille une place dans la littérature française par les qualités formelles de son œuvre. La théorie de l’art pour l’art est particulièrement odieuse dans ces moments historiques où les peuples engagent leur existence dans les durs combats de la libération.Retour ligne automatique
Une œuvre signée d’un Algérien ne peut donc nous intéresser que d’un seul point de vue : quelle cause sert-elle ? Quelle est sa position dans la lutte qui oppose le mouvement national au colonialisme ?

Ici, comme déjà chez Ouzegane, on retrouve de façon explicitement affirmée l’approche jdanovienne de l’œuvre artistique avec la transposition de la lutte des classes sociales au combat nationaliste. Il est intéressant de constater que, dans ce passage, Sahli reprend mot pour mot la formule d’Ouzegane qui déjà dénonçait « l’art pour l’art », mais, lui, va au-delà et incrimine cette position en la qualifiant d’« odieuse » quand Ouzegane avait opté pour le substantif « imbécile ».

Les interrogations formulées successivement, d’abord par Ouzegane puis par Sahli de façon plus agressive, ne reposent sur aucun élément tiré directement du roman. Mais laissées sans réponses, elles placent aux yeux du lecteur l’écrivain dans la position de l’inculpé.

Ensuite, Sahli soulève la question de la langue que doit employer l’écrivain algérien :

Selon la logique des choses un écrivain doit s’exprimer dans la langue de son pays. Si, du moins, il entend se faire comprendre de son peuple, conserver et fortifier ses liens avec la communauté nationale.

Sahli, écrivant lui-même sa critique en français, se garde d’être explicite et s’abstient de nommer cette « langue [du] pays » que devrait utiliser l’écrivain soucieux de se faire « comprendre de son peuple ». Car, pour les Algériens de l’époque, il y a au moins trois langues maternelles : le berbère, l’arabe et le français. Quant à l’auteur de La Colline oubliée, tout comme Sahli d’ailleurs, sa langue maternelle est le berbère et il ne sait pas l’arabe. Cependant, il est vraisemblable que, dans l’esprit de Sahli, le singulier employé ici renvoie à l’arabe. À ce sujet, notons combien est schizophrénique la position de Sahli [2] et notons le décalage entre le réel et ces sentences censées le régir. Ce qui intéresse sans doute Sahli ici, au-delà de la question linguistique, c’est ce que laisse entendre son affirmation : Mammeri ne cherche ni à se faire comprendre de son peuple pour lequel il n’écrit pas ni, encore moins, à raffermir les liens qui l’y rattachent. Détacher Mammeri du peuple algérien prépare le terrain de son excommunication.

Pour juger l’œuvre, Sahli la réduit à l’image qu’en donne la critique, et toute la critique à deux références et tout particulièrement à celle de La Dépêche quotidienne signée de René Janon . En effet, l’autre critique également favorable au roman, celle de la revue Arts, revue que Sahli lui-même juge pourtant « neutre », n’est évoquée en fin d’article que pour être déclarée inquiétante. Dans son optique, le livre est forcément mauvais. L’auteur n’est pas seulement jugé complice involontaire des manœuvres de la presse coloniale, son œuvre elle-même est malfaisante puisqu’elle s’attire la sympathie de cette presse.Retour ligne automatique
S’adressant à un public de militants exaspérés par une humiliation qu’ils vivent au quotidien, Sahli est sûr d’être entendu lorsqu’il lance

Le colonialisme est si peu chevaleresque qu’il flétrit ce qu’il loue

et certain de faire mouche quand il ajoute

Qu’y a-t-il donc de déshonorant dans « La Colline oubliée » pour mériter les éloges de nos pires adversaires ?

Pourtant, lui, le licencié ès-lettres de la Sorbonne, titulaire d’un diplôme d’études supérieures de philosophie, ne peut ignorer le caractère spécieux de son raisonnement qui se base exclusivement sur deux critiques du roman pour attaquer le roman lui-même et son auteur. Avec son opuscule Abdelkader le chevalier de la foI qu’il publie en bonnes feuilles au même moment dans Le Jeune Musulman, Sahli est bien placé pour connaître les innombrables éloges que son héros a reçus de ses « pires adversaires » [3] et, mieux encore, ceux que, en retour, Abdelkader lui-même a prononcés de ses anciens ennemis.

Et lorsque Sahli évoque la berbérité du roman, il le fait de manière indirecte, sinon insidieuse, à travers une citation de La Dépêche quotidienne, journal connu pour être un ardent partisan de l’Algérie française :

Dans une analyse où l’incompétence littéraire s’allie à la démesure dans le jugement, le critique de la ‘Dépêche Quotidienne’ découvre dans l’œuvre de Mammeri un côté politique favorable au colonialisme.Retour ligne automatique
Il voit dans ce livre le roman du peuple kabyle [en gras dans le texte] dont les affinités avec le peuple français appellent, croit-il, une collaboration fraternelle pour le plus grand bien du colonialisme.

Relevons d’abord que l’expression peuple kabyle ne figure pas telle quelle dans l’article de Janon et que Sahli force le texte pour appuyer sa démonstration. En outre, Sahli répugne à entrer dans le texte pour y chercher confirmation de ce qu’il impute au roman. Il se contente des propos de La Dépêche pour asséner ses coups. Même si, Sahli, Kabyle lui-même, n’ignore pas le caractère chimérique de l’affirmation de La Dépêche puisqu’aussitôt après la citation précédente, il ajoute :

On admire cette obstination imbécile à vouloir faire des Kabyles des traîtres à la cause algérienne alors que les faits les montrent toujours à l’avant-garde du mouvement national.

Un examen attentif de ce passage révèle une position plus subtile ou, en tout cas, politiquement plus prudente que celle d’Ouzegane. Il n’y a pas d’attaque explicite et frontale contre la berbérité en tant que telle. Sahli tourne en dérision les vains desseins colonialistes visant à s’allier les Kabyles qui, dit-il, sont à l’avant-garde du nationalisme. Mais alors, pourquoi ne poursuit-il pas son idée en s’appuyant sur ce constat pour récupérer au bénéfice du combat nationaliste l’image valorisante du roman, comme il l’a fait pour Abdelkader et comme l’avait même esquissé Ouzegane pour La Colline oubliée ? Pourquoi, lui, informé de la question berbère, élude-t-il le débat et s’abstient-il de dénoncer la manœuvre de récupération de La D.Q. ?

Au lieu de cela, Sahli évacue la berbérité de toutes les références positives pour n’en parler que par le truchement d’une citation d’un journal hostile à la cause nationaliste. Dès lors, quelle place laisse-t-il à une appréciation favorable, surtout dans le contexte politique de l’époque ? Au final, ce traitement vaut condamnation.

Mais surtout, quelle motivation lui dicte cette conduite ? Souci de ne pas réveiller une controverse dont les plaies ne sont pas encore cicatrisées après la crise de 1949 ? Ou bien adhésion à l’idée, partagée avec Ouzegane et déjà présente chez Ben Badis (qu’il tient en grande estime), que s’affirmer Kabyle ne signifie pas que l’on refuse de se fondre dans l’arabo-islamisme ?

Sahli poursuit sa démonstration sans s’écarter de la méthode qu’il a choisie. Il n’appréhende le roman, ne le juge qu’à travers les deux articles auxquels il se réfère et dit assumer pleinement cette démarche :

C’est à dessein que nous n’avons pas voulu entrer dans l’analyse de ce roman, nous nous sommes bornés à présenter ici la triste image qu’en donne la presse française.

Et lorsque pour renforcer sa thèse, il cherche à multiplier les éléments susceptibles de nourrir ses attaques, il ne s’intéresse toujours pas au contenu du roman, il préfère recourir à… la rumeur ! Une rumeur lancée, colportée, dans le milieu où évolue Sahli :

La rumeur place l’œuvre de M. Mammeri sous la protection d’un maréchal de France qui s’y connait fort bien en Goumiers. Et ce ne serait pas la faute du grand capitaine si les jurys des prix parisiens n’ont pas été sensibles aux charmes de la “Colline oubliée”, dont le titre rappelle l’œuvre célèbre d’un nationaliste français. (La Colline inspirée de Barrès)

En guise de conclusion à sa « mise au point », Sahli, se posant en délégué du peuple algérien, somme Mammeri de s’expliquer. Il lui ordonne de se démarquer des écrits de la presse coloniale si ce dernier les estime diffamatoires, puis lâche :

S’il se tait, il autorisera d’autres Algériens à tirer de son silence toutes les conclusions qu’il implique et à montrer en quoi la “Colline oubliée” est la colline du reniement, digne de l’oubli et du mépris d’un peuple vaillant et fier.Retour ligne automatique
Un peuple qui, n’ayant ni fleurs ni argent à lui offrir, lui conférera, sans appel, l’indignité nationale.

Ici encore, Sahli n’attaque pas frontalement La Colline oubliée, il intime à l’auteur de se démarquer des critiques émanant des milieux colonialistes, mais les menaces qu’il profère sans attendre la réponse de l’écrivain en disent long sur le sectarisme qui s’installe dans le mouvement qui deviendra le FLN, lequel aura pour devise : « Qui n’est pas avec nous est contre nous ». En 1953, le sectarisme de Sahli n’a même pas l’excuse du FLN, à savoir l’état de guerre.

Le réalisme socialiste qui a marqué de son empreinte la critique littéraire de l’époque n’explique pas tout. Il est significatif de voir comment Sadek Hadjerès , [4] pourtant militant communiste, écrivant au même moment sur le même sujet, emboîte le pas à Mahfoud Khaddache [5] qui s’élève dans le journal des Scouts musulmans contre les attaques ciblant Mammeri à partir des articles favorables à son roman publiés par La Dépêche Quotidienne Certes, on peut faire valoir l’itinéraire de Sadek Hadjerès, militant communiste exclu du P.P.A. au lendemain de la crise de 1949 après avoir été taxé de « berbéro-matérialiste » pour expliquer son attitude, mais Pierre Laffont, Bachir Hadj Ali tout aussi communistes et qui ont écrit sur La Colline oubliée avec des parcours différents n’ont pas fait montre d’intolérance, loin s’en faut ! Aux réactions suscitées chez eux par l’article de La Dépêche Quotidienne, on mesure l’océan qui sépare leur position de celles des intellectuels organiques du PPA. Quand Sahli appelle sur Mammeri l’« indignité nationale », Laffont, dans l’article du Progrès que nous avons déjà cité, use de l’humour pour inviter Mammeri à se méfier des éloges de La Dépêche Quotidienne et du prix qui lui est décerné en rappelant à l’auteur cette citation de Virgile : « Je me méfie des Grecs, même s’ils sont porteurs de présents ! »

Avec l’article de Sahli, l’excommunication de l’auteur de La Colline oubliée est politiquement prononcée. Lorsque Mammeri réagit, c’est visiblement un homme blessé dans son honneur qui répond dans Le J.M. n°14 daté du 30 janvier 1953, le jour même où est organisée la cérémonie de remise du Prix des Quatre Jurys qui lui a été décerné et qu’il boycotte. [6].

Hend Sadi

N.B. : Cet article nous fait revivre la polémique qui a accueilli le roman à sa sortie en 1952 et nous donne à voir les rôles déterminants joués alors par des hommes qui exerceront après l’indépendance de l’Algérie, sous les régimes de Ben Bella ou de Boumédiène, des fonctions majeures dans le champ culturel : Amar Ouzegane, Mohamed-Chérif Sahli et Mostefa Lacheraf mais aussi Ahmed Taleb-Ibrahimi fondateur du Jeune Musulman en 1952. C’est dans cette revue des « Oulamas » dont la ligne éditoriale combattait ouvertement la berbérité de l’Afrique du Nord qu’avait été orchestrée la campagne contre le livre.Retour ligne automatique
Que Mouloud Mammeri, l’homme du Printemps berbère de 1980, ait été aussi l’auteur de La colline oubliée en 1952 n’a rien de fortuit pour Hend Sadi.

 

Notes

[1« La colline du reniement », in Le Jeune Musulman n°12 daté du 2 janvier 1953.

[2Sahli a toujours écrit et publié – articles et ouvrages confondus – en français. Jusqu’à la fin de sa vie, même dans l’Algérie indépendante, Sahli, resté ignorant de l’arabe, continuera de parler kabyle et d’écrire exclusivement en … français, contrairement à Mammeri qui publiera en berbère !

[3Au point que, dans son compte-rendu de lecture du livre de Sahli (Le J.M. n° 14 du 30 janvier 1953), Amar Ouzegane s’élève contre les idées colonialistes transformant Abdelkader en « un vulgaire Quisling [Norvégien, collaborateur de l’occupant nazi] » et en « béni-oui-oui d’un modèle supérieur ». Plus d’un siècle après sa reddition, la notice du Dictionnaire Larousse consacrée à l’émir Abdelkader continue de le présenter comme « l’ami de la France ». Elle n’a été modifiée qu’à la demande du gouvernement du colonel Boumédiène dans les années soixante-dix. Et Abdelkader lui-même a rendu un vibrant hommage à son vainqueur, le maréchal Bugeaud en écrivant.

[4« réflexions sur le premier roman algérien engagé ’la grande maison’ (Mohamed Dib) » in Progrès N°2.

[5Khaddache, Mahfoud : La voix des jeunes, Février 1953.

[6Ce prix, créé par le patron de L’Écho d’Alger, récompense une œuvre citée dans les 4 grands prix littéraires français. Voir, pour plus de détails, « Un troublant déni d’Algérianité : Mouloud Mammeri ou la seconde mort d’un juste » de Abdellali Merdaci dans Le Soir d’Algérie du 26 mai 2011. Merdaci y rappelle en outre le nom de l’écrivain algérien né au Maroc et protégé du maréchal Juin, Taïeb Djemeri, nom déjà cité par Jean Déjeux. La rumeur propagée sur le compte de Mammeri s’est-elle nourrie de ce fait ?

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