Come-back fracassant de l’alchimiste du verbe

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Zedek Mulud yuɣal-ed s-annar n umennuɣ mgal … wid-nni !

Au grand bonheur de millions de Kabyles, l’actuel magicien du verbe, Zedek Mouloud, vient de surseoir (voire de l’annuler purement et simplement mais officiellement) à sa décision de mettre fin à sa carrière artistique prise suite aux menaces qu’il avait reçues après sa participation au rassemblement historique du 03 août 2013 à Tizi-Ouzou et ce, en signant, en ce début de la nouvelle année, un retour fracassant avec un titre volcanique, uffan i vγiγ, d’une beauté poétique singulière, d’un ton acerbe sans concession et d’un réalisme inouï dont, seul notre Zedek national a le secret.

Pour rappel, Zedek Mouloud*, en prenant la décision de quitter la scène artistique suite au rassemblement laïque du 3 août dernier (1), loin de signifier une abdication, il avait expliqué que c’était pour s’investir en citoyen, sans sa dimension artistique, dans la lutte pour les causes justes portées jusque-là par la Kabylie telle que la Liberté, la Démocratie, la laïcité, l’égalité homme/femme, la sauvegarde et le développement de la langue kabyle, le civisme et le respect de l’environnement, l’exhumation de l’histoire authentique de la Kabylie et des berbères en général, l’universalité, la liberté d’expression, la liberté de culte et de penser… en somme, toute une vision structurante du vécu et du devenir de la société kabyle et tout un programme politique au sens noble du terme, qui aura, finalement, constitué la trame de fond de l’extraordinaire carrière poétique, artistique et humaine de ce militant à part, si proche des petites gens, si réservé et si éclatant à la fois et qui, fort probablement, symbolise au jour d’aujourd’hui, à lui seul et à son corps défendant, le porte flambeau de tout un peuple avide de sincérité, de vérité et de noblesse tant, à quelques rares exceptions près, la cupidité s’est transformée, depuis quelques années, en moteur principal qui meut tous les politicards kabyles algérianistes qui vont de reniements en duplicité et de faux-semblants en manipulation et, c’est cette même rapacité qui fait courir un microcosme artistique kabyle qui, plus que jamais, a vendu son âme au diable, pour des apparitions sur des chaines de télévisions qui insultent tous les jours la dignité de la Kabylie, pour du pognon…etc

Zedek Mouloud est incontestablement l’un des derniers, voire l’unique Artiste Kabyle qui, au-delà même de ses textes raffinés et subtiles, au-delà de sa musique populaire dont il possède une maîtrise évidente, reste le seul et l’unique à rester encore incorruptible, impossible à manipuler et dont l’ego ne semble pas le surpasser ; et c’est ce qui explique pourquoi il est le seul artiste qui atteste d’une parfaite adéquation entre ses textes et ses actes.

Écoutons plutôt notre barde :

 

(1)- uffan i vγiγ

Allas DI TLELLI

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