21 avril 2017

Dérive d’El khabar : le journal arabe antikabyle et antisémite

à l’encontre de l'écrivain Kabyle Karim Akouche au sujet de son voyage en Israël

Le quotidien  arabe anti-kabyle et antisémite El khabar récidive pour la énième fois . Ce journal algérien a réservé une rubrique à Khaled Belmaghzoum , un anti-Kabyles et antisémite, pour attaquer l’écrivain Kabyle Karim Akouche, suite au voyage de ce dernier en Israël. L’intitulé de l’article de Khaled B. dans le journal El Khabar du 24 septembre 2016  est: « Ils rencontrent des responsables politiques à Tel-Aviv, des « séparatistes » algériens en Israël ». Faisant référence, selon les propos de Khaled Belmaghzoum, un groupe d’intellectuels Kabyles accompagnant la grande  délégation canadienne qui est partie en Israel le 17 septembre 2016.
L’auteur du roman « Allah au pays des enfants perdus » a réagit depuis Israël et sur sa page Facebook pour dénoncer cette calamité en la qualifiant de turpitude et de crasse. Son retour à Montréal est prévu pour le 25 septembre 2016.
C’est une grave dérive du journal El-khabar à mon encontre.
L’article qui m’a été consacré dans son édition du samedi 24 septembre est non seulement ordurier, mais dangereux. En plus d’être totalement mensonger, il est une invitation aux lecteurs à me lyncher publiquement… et physiquement. Je dénonce avec force ce journalisme de caniveau. Je suis allé en Israël et à Ramallah en homme libre et en poète avec un groupe de journalistes et d’écrivains québécois. Personne ne m’a dicté ce que j’ai à dire ou à écouter. Je voulais comprendre, sans intermédiaire, ce qui se passe au Proche-Orient, en Syrie et dans les pays voisins, a fait savoir K. Akouche.
 Dois-je demander une autorisation aux autorités algériennes pour m’y rendre ? Dois-je consulter les vigiles de la pensée à ce sujet ? Aucunement, a confirmé l’écrivain.
 Je suis trop libre pour obéir à qui que ce soit. L’écrivain ne doit pas écrire pour plaire. Il ne doit surtout pas avoir peur de déplaire. Il doit jouir totalement de la liberté que lui procurent sa plume, la solitude, la paix des forêts. Il ne doit obéir à personne, sauf à ses mots, à sa musique intérieure, à son intuition, à ses révoltes. Son métier est d’esquisser les contours vagues de l’être. Son rôle est de déchirer le voile du silence. Son art est de composer la complainte de ses longues nuits blanches ou obscures. L’écrivain est un agitateur des mots. Il est le gardien de la libre pensée.
Rien ni personne ne peut le faire taire. Il a le droit de secouer les endormis, de heurter les belles âmes, de choquer les bonnes consciences, a soutenu Karim Akouche sur sa page de Facebook.
 L’auteur de l’article a attribué l’initiative de Karim Akouche à « un porte-parole des extrémistes juifs français » et s’est interrogé, notamment, sur le lieu de résidence des compatriotes qui ont accompagné l’écrivain Karim Akouche.
Dans son billet, Khaled B. cite même les les initiales des personnes qui figurent sur l’image de l’article qui parlait du voyage de mémoire  de Karim Akouche en Israël  publié dans le journal électroniques Siwel et qui est repris entre autres par le conseil représentatif des institutions juives -Crif-TJinfo -tribune juive- et maints groupes sur les réseaux sociaux.  Ce même article est publié aussi par le site Tamurt et Kabyles.com.
L’Algérie officielle fulmine et blâme l’État d’Israël et n’entretient aucune relation avec lui. Elle a toujours affirmé son soutien pour la Palestine car, pour elle, les juifs sont les ennemis de dieu, les opposants des musulmans et des Arabes et un peuple à combattre jusqu’à sa soumission ou sa disparition. Comme l’Iran, l’Algérie arabo-baathiste aspire aussi à effacer Israël de la carte géographique. L’anti-kabylisme, quant à lui, prend de l’ampleur en Algérie.
 
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Boualem Afir.

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