Despotes et chanteurs de basse-cour

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Un chanteur (il n’est malheureusement pas le seul) qui s’est produit dans tous les festivals de Bouteflika, vient de verser une larme de crocodile en parlant des « mahgourine » [1] de Diar Echems et des « hagarine » [2] qu’il n’a même pas eu l’audace de nommer.

Seulement voilà, quand ces « hagarine » organisaient des festivals rocambolesques pour soigner leur image ternie par l’arbitraire qui aura été la seule constante de leur Pouvoir et par la misère des « laissés pour compte » de Diar Echems et d’ailleurs, beaucoup de chanteurs et autres « artistes engagés » autoproclamés couraient derrière les contrats que leur tendaient les larbins de ces « hagarin » et acceptaient de participer à ces mascarades à la gloire du petit prince du moment…

A un certain moment, il faut avoir la décence d’être, un tant soi peu, conséquent avec soi-même, d’être en adéquation avec ce qu’on prétend défendre…

Je méprise ces chanteurs de basse-cour qui lèchent la botte au petit nain de roitelet et qui s’en enorgueillissent, je crache sur ceux qui pleurent avec le berger et se nourrissent avec le loup…

Allas Di Tlelli.

Notes

[1Ce mot signifie à la fois opprimé, exploité, asservi, dominé

[2Ce mot signifie à la fois oppresseur, tyran, despote

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