21 avril 2017

Doline mortelle à Benaknoun

Alger  (Kabyles.com) – La formation d’un trou sous forme de doline a surpris les automobilistes qui circulaient sur l’autoroute de  Benaknoun reliant Dar El Beida à Zéralda, le 18 novembre 2016, aux environs de 21 H. Un phénomène naturel rare mais imprévisible qui a fait une dizaine de blessés suite aux chutes des véhicules lorsque ce trou d’environ quatre mètres de profondeur est apparu.

Ce genre de gouffres se déroulent dans des endroits où coule beaucoup d’eau en provoquant ainsi l’érosion des calcaires et aussi des roches cassant ensuite effondrent du sol en formant des cavités de plusieurs mètres de profondeur et de diamètre. Des anomalies dans le système d’égouts et des canalisations peuvent créer ce genre de phénomène particulièrement mortel.

15151035_570304663160026_535041446_n_350964646

Une une nouvelle information rapporte qu’une personne vient de mourir. Elle  a succombé à ses blessures. Les victimes secourues par les autres automobilistes et le service de protection civile dépêché sur place ont été évacuées rapidement vers les hôpitaux  des environs pour leur prodiguer les soins possibles.

Les secours ont dû descendre dans le trou pour comprendre ce qu’il s’est passé et « c’est une ancienne conduite d’eau usée de l’époque coloniale qui a provoqué l’affaissement ».

Dire qu’il y a eu autrefois une colonisation positive c’est comme dire que ceux qui dirigent le pays aujourd’hui se soucient de bien-être et de la sécurité du peuple, déclare un autonomiste présent sur place.

algerie_1479510414

Cette énième tragédie touchant les infrastructures publiques réalisées souvent sans études approfondies ni expertise qualifiée passera sous silence et par magie le pouvoir enterrera  tout cela, comme à son habitude. Il ne désignera ni responsable ni coupable de ce drame. Rappelons que le coût de certaines  autoroutes  et autres projets réalisés surtout ces dernières années dépassent l’entendement. Celui de l’autoroute Est-Ouest  s’élève à 15 milliards de dollars et cette somme faramineuse ne cesse de se prolonger d’une année à l’autre.

Disons que le pouvoir jette  l’argent du peuple   dans des gouffres sans que le peuple ne voit sa couleur.

Boualem Afir.