Pourquoi je fais confiance à Ferhat Mehenni

Je remercie avant tout la rédaction de kabyles.net, de me donner la parole afin de soutenir Ferhat Mehenni. Un droit de réponse, que je me permets de donner en mon nom seul. Avant tout, je tiens à souligner, que je ne suis pas homme de mots.

Après avoir lu de nombreux articles mettant en doute les capacités du Mak et du Gpk, je me permets aujourd’hui d’afficher ma tristesse et ma colère.
Je ne suis pas un militant du Mak, mais un ferme sympathisant. Quel mal y a-t-il de demander le meilleur pour notre Kabylie ? Nous l’avons déjà désertée à cause des colons français, nous avons été de la chair à canon pour des combats qui nous concernaient pas, de la chair à travailler, car le Kabyle est infatigable. Nous avons abandonné nos mères, nos grands-mères, celles qui détiennent la transmission, la culture, les traditions. Les femmes sont nos mémoires. Qui n’a jamais eu les larmes aux yeux devant un plat traditionnel ? Devant des figues sèches à l’huile d’olive ? Nous avons abandonné notre chère Tamurt, nos Idurar, tout ça pour quoi ? Pour nous retrouver explosés aux quatre coins cardinaux. Diviser pour mieux régner, voilà ce que nos envahisseurs ont appliqué.

Et aujourd’hui, un homme se dresse encore !

Un homme, l’un des derniers du Printemps 1980, ose mettre ses dernières forces dans un combat dont personne ne connaît l’issue. Un combat à la David et Goliath !
Après qu’il fut meurtri dans son corps, dans sa vie, dans des prisons infectes, après qu’il fut otage lors d’un détournement d’avion par des islamistes, après que son fils fut assassiné lâchement dans l’un des quartiers les plus chauds de Paris, il est toujours debout !
Debout il est !
Debout nous serons !

Ne pas lâcher l’affaire, ne jamais en découdre, voilà ce que tout kabyle proche de ses racines doit embrasser comme chemin de vie.
Sans nos racines, nous disparaîtront. Nos enfants pousseront avec une autre culture, ce qui favorisera les discordes dans les familles. Combien de vos enfants en diaspora parle le kabyle ?

Pourquoi je ne suis pas militant au Mak allez vous me dire, et de quoi je me mêle en demandant cet éditorial ?
Je ne suis pas militant pour des raisons de santé.
En revanche, je contribue avec mes petits moyens, mais le jour où il faudra se lever d’un seul homme, je serai là.
Je serai là comme aujourd’hui, pour dire : BASTA de tirer sur Ferhat Mehenni, et les militants du Mak.

Cela nous avance à quoi, à part nous miner ? Nous diviser, et saper un travail de 10 ans ?

Certains ont dû tout abandonner, pour consacrer leur propre vie à ce combat, qui nous revient de droit. Nous devons retrouver notre terre maintenant, sinon il sera trop tard, et l’islam nous bouffera comme un cannibale. Savez-vous seulement ce que veut dire et implique, d’être militant du Mak, là-bas, de la l’autre côté de la Méditerranée ?

Retrouver notre terre c’est la première partie du combat.
La seconde partie du combat, et de retrouver nos noms !
Nos familles entières, nos ancêtres, ont été violé en les amputant de leur patronyme.
Ferhat Mehenni l’a bien compris, en se réappropriant son nom de Ferhat At Sεid.
Cet acte symbolique et réparateur, ne doit faire l’objet d’une moquerie, comme dans le dernier article publié ici même.
Mehenni nous engage, à en faire de même, en montrant l’exemple.

Nous nous trimballons actuellement avec des noms arabiques, qui ne veulent rien dire. Des noms de moqueries, qui ont bien fait rire les colons français, et font bien rire les arabo-musulmans aujourd’hui.

Oui, je dis stop de marteler un combat incessant envers Ferhat Mehenni, ici sur ce journal !
Même si nous n’avons pas des informations précises sur le futur du GPK, nous les aurons assez tôt.
Croyez-vous qu’ils vont divulguer tout leurs plans à la presse, pour informer directement la DRS ou le gouvernement algérien ?
L’attitude du Gpk, est une fine tactique de sioux !
Alors, par pitié, arrêtez de vous tordre les boyaux du cerveau pour rien, et rejoignez nous dans notre sympathie makiste (voire makisarde).
Nous devons être patients, pas trop non plus, mais nous le devons. Et surtout nous devons faire confiance à ce dernier homme, qui malgré ses blessures, ses fissures, ses fractures morales, continue à se lever pour dire stop !

Alors qu’il ait fait des choix malheureux dans son passé, comme les vieux dossiers ressortis depuis juin sur votre journal Kabyles.net, nous le savons.
Nous ne sommes pas inconscients. Mais que voulez-vous, qui n’a jamais fait d’erreur de parcours politique ? Ces articles que vous avez diffusé, ont sûrement permis aux plus jeunes, de savoir d’où vient Ferhat Mehenni politiquement, mais n’oublions pas que c’est le seul encore au combat.
Lui au moins, ne va pas inaugurer des mosquées, comme un certain moustachu cet été ! Lui au moins, donne une chance incroyable à la nouvelle génération, en leur accordant sa confiance.
Avez-vous remarqué la moyenne d’âge du Gpk ? Cela veut dire : Le combat se transmet pour mieux de perpétuer.

C’est tout ce que je souhaite à la Kabylie. Vive la Kabylie Libre, vive la Kabylie Autonome. Faisons confiance à Ferhat Mehenni.

Arriless At Oughlis