21 avril 2017

Quand les Frères musulmans essaient de faire la loi au tribunal de Nanterre…

La charia est plus efficace. Mais en attendant, pourquoi ne pas profiter des lois françaises ?

C’est l’histoire d’un petit prof arabe du nom de Soufiane Zitouni. Et pour un petit prof arabe, le code de conduite qu’il doit respecter est tout entier contenu dans le Coran et l’exégèse qu’en font les Frères musulmans. Soufiane Zitouni enseignait la philosophie au lycée Averroès de Lille. Un lycée musulman. Un lycée bienveillant puisqu’il accueille les jeunes filles mal reçues dans l’enseignement public pour cause de voile.

Recruté pour enseigner la philosophie conformément au programme de l’Éducation nationale, et non pas le Coran conformément au programme des Frères musulmans, le petit prof découvrit assez vite la marchandise frelatée qui était introduite dans l’établissement. Du fondamentalisme musulman ouvertement affiché, du salafisme en veux-tu en voilà, et une dose virulente d’antisémitisme… Il alerta les services de Najat Vallaud-Belkacem. Démissionna et raconta ce qu’il avait vu et entendu dans une tribune publiée par Libération.

Cela fit beaucoup de bruit, et l’UOIF qui couve de ses ailes douces et tièdes le lycée Averroès et qui est l’émanation française (et polie) des Frères musulmans, décida de faire un exemple. Il fallait écrabouiller Soufiane Zitouni. Le contraindre au silence. Et en tout cas démontrer aux musulmans de France qui était le plus fort : l’UOIF ou le petit prof ? Le lycée Averroès porta donc plainte pour diffamation.

L’affaire se plaidait donc hier au tribunal correctionnel de Nanterre. Et un rouleau-compresseur fut convoqué pour aplatir le petit prof. Pas de pitié pour un kouffar, un renégat, un mécréant. Et qui fut appelé pour soutenir le lycée Averroès, donc l’UOIF, donc les Frères musulmans ? François Burgat et Raphaël Liogier. Deux islamologues notoires. Connus et réputés pour leur inlassable combat contre tous ceux qui touchent à l’islam !

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