23 juin 2017

Les Kabyles contre tous, les Kabyles contre eux-mêmes

Kabylie (Kabyles.com) – Nous les Kabyles, notre langue et notre identité sont opprimées, nos valeurs sont avilies, et notre existence est menacée. Nous luttons pacifiquement depuis la nuit des temps pour notre liberté mais c’est le retentissement des balles de notre ennemi qui prend à chaque fois le dessus. Avec leurs armes, ils fauchent notre élite, nos militants et nos enfants. La guerre que le régime nous a déclarée est sans pareil.

N’est-il pas temps de leur rendre la pareille, s’interrogent de milliers de Kabyles exaspérés.

Notre marche pour notre indépendance n’a une véritable utilité que quand nous comprenons unanimement les éléments qui menacent notre existence. En suivant ainsi cette marche vers la liberté nous nous engageons à sacrifier temps et tant d’autres choses par devoir de responsabilité et de conviction.

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Nos exigences nous reviennent de droit et notre lutte est de ce qui est de plus légitime des luttes et des combats. Nous sommes les autochtones de cette terre d’Afrique du nord. Une terre colonisée par les arabo-baathistes avec la complicité des puissances occidentales jadis coloniales. Une réalité. Un fait.

C’est aussi la fierté de mener une lutte juste et honorable qui n’a guère immergée du néant ni par caprice. Un combat dont il faut assumer et assurer les revers de fortune et de l’inattendu.

Cette voie qui mène à notre indépendance est inévitable. Plus qu’aucun autre chemin sûrement, notre liberté est une réalité historique. Une réalité d’un peuple distinct de part sa langue, son identité et ses valeurs et ses origines. D’autre part, sa résistance et sa rébellion.

Notre marche vers notre liberté est notre obligation nouvelle. Une obligation qui fait appel à l’unité de toutes nos forces. Faute de cette unité, l’opposition pour s’opposer n’est pas satisfaite et la politique participative n’est pas suffisante pour lier les traits disparates et sauvegarder notre statut de peuple autochtone.

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Notre engagement manque de vie parce qu’il manque de substance. Nous dénigrons les nôtres, braves soient-ils, que nos ennemis rejettent aussi tout bonnement et nous éprouvons de l’admiration ou de l’indifférence envers nos détracteurs, aussi cruels soient-ils.

Il n’y a pas de cause préalablement perdue que celle que nous menons à la fois contre tous et contre nous-mêmes. Tel est le défaut kabyle. L’ingratitude.

Boualem Afir.

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