21 avril 2017

Karim Akouche appelle au soutien de Slimane Bouhafs

Montréal (Kabyles.com) – Le jour J! Aujourd’hui, le 20 novembre 2016, Karim Akouche, écrivain, poète et dramaturge, déclamera des poèmes et lira des textes  en guise de soutien à Slimane Bouhafs, un chrétien Kabyle, arrêté par les autorités algériennes et condamné à 3 ans de prison ferme pour avoir critiqué l’islam sur internet. L’auteur du roman Allah au pays des enfants perdus s’abandonnera aux mots légers et pesants, aux paroles qui saignent et qui guérissent en chantant l’espoir et en décriant le désespoir devant son assistance et sous la mélodie exaltée et placide de son camarade Smail Hami.

 

Pourquoi devez-vous soutenir Slimane Bouhafs ?

    Je soutiens Slimane Bouhafs parce qu’il  est victime d’une injustice. La justice algérienne l’a condamné à 3ans de prison ferme parce qu’il a critiqué l’islam sur sa page Facebook!  Le régime algérien s’est acharné sur ce père de famille parce qu’il est tout simplement un  Kabyle et un militant des droits de l’homme, a annoncé Arezki ,un souverainiste Kabyle.

La justice algérienne est un appareil de répression au service d’un régime mafieux. Dans ce pays on amnistie les coupeurs de têtes tel Abdelhak Layada, on récompense les terroristes comme Madani Mezrag, on acquitte les pilleurs des biens publics et les corrompus qui détournent des milliards à l’image de Chakib Kellil, on relaxe les violeurs et les criminels, les généraux et ministres tel Abdessalem Bouchouared,  on immunise le Présidents invalide (Boutelika), on exempte sa famille concussionnaire, son frère Said  et on excuse ses incriminables affidés qui sont les ministres et les hauts responsables, a conclu Arezki.

J’appuie Slimane Bouhafs  parce ce qu’il est jeté en prison par le régime d’Alger même s’il n’a pas commis un acte délictueux. À mon avis, la religion musulmane n’est ni la propriété de l’État algérien ni celle des autres pays.  « Et Nous ne t’avons envoyé à l’humanité » a-t-il annoncé dans le Coran 34:28 . Alors nul ne peut faire justice à la place de ce Dieu « omniscient », a clamé Nawal, étudiante à l’université de Montréal.

Aussi, nul n’a le droit d’en prétendre l’accaparement ou la propriété d’une religion « universelle ». Condamner un homme pour avoir critiqué une religion est une aberration, car la justice ne peut pas se substituer à un Dieu  qui a déjà prévu un jugement dernier pour les musulmans. C’est une double peine. Tout homme est libre de croire ou ne pas croire. La religion n’est ni héréditaire ni  innée.  C’est un choix personnel puisque chacun se justifierait  dans l’au-delà. De plus, l’homme est sensé critiquer tout pour renouer de son plein gré avec  la vérité. Devant leur  Allah, les musulmans seraient jugés sur leurs propres actes et paroles,  a-t-elle ajouté.

Je défends Slimane Bouhafs parce que je refuse que les autres choisissent  à ma place une croyance dont il y aurait  que Dieu qui me demanderait des comptes après ma mort. Slimane Bouhafs va rendre des comptes à son Dieu et n’ont aux humains qui d’ailleurs seront, eux aussi,  jugés  par ce même Dieu. La liberté d’expression est un droit universel mais la foi relève de notre vie privée, une question individuelle  et un choix personnel, a dit David, enseignant au CEGP à Montréal.

Et vous?

Soyez solidaires et soyez nombreux.


L’événement aura lieu au Centre Humaniste de Montréal sis au 1225, Boulevard Saint-Joseph Est, H2J 1L7, près du métro Laurier, à 14 h.


Boualem Afir.