La contre-offensive de Don Aqecut

Spread the love
Don Aqecut d’Illoula se rebiffe.

En dépit de la prestation filmée supposée calmer les esprits, l’affaire du financement du GPK par le Maroc étalée sur la place publique fit grand bruit et la grogne gagna même la direction du MAK-France qui exprima des velléités de mettre de l’ordre dans le fonctionnement de son organisation. Notamment dans le secteur des finances. La présidente, Djamila Amgoud interpelle Don Aqecut en personne et demande que les dons faits à l’organisation soient versés sur le compte du MAK et non plus sur le compte personnel de Don Aqecut. Un scandale ! Atteint dans sa dignité, Don Aqecut réagit violemment contre cette attaque ad hominem :
« Le Mac, c’est moi ! » avait-il tonné devant Djamila Amgoud, recourant à cette formule équivoque qu’il avait mijotée depuis la création du MAK pour la sortir au moment crucial. Le destin l’avait servi en le mettant en situation de la prononcer devant une femme, ce qui donne toute sa portée à cette expression chargée de sens multiples dont il n’est pas peu fier.

Grâce à sa longue expérience de la lutte politique, mais surtout à son « infaillible sixième sens » qui lui avait déjà sauvé la vie dans le complot de Tunis comme en avait attesté son agence presse Siwel, Don Aqecut décela immédiatement dans cette demande une manœuvre du DRS visant à détruire son mouvement. Pire encore, à l’atteindre personnellement.

L’histoire ne serait-elle qu’un éternel recommencement ? À peine avait-il resserré des ministres à qui il avait malgré tout donné le statut de « provisoires », voilà que des responsables à qui il n’a octroyé aucun statut, des mêmes pas provisoires, s’imaginent le contrôler !

Mais là aussi Don Aqecut avançait en terrain sûr qu’en fin stratège il avait balisé par écrit, comme pour le GPK. Les « dons » sont pour Don Aqecut. Et s’il les met sur son compte, c’est parce qu’ils lui sont destinés. Les « dons » c’est pour Don et personne d’autre. C’est limpide et imparable : « don pour don », même dans la Bible, c’est écrit !

Grave, cette nouvelle affaire l’est en effet davantage que celle du GPK. Don Aqecut identifia rapidement le danger, l’évalua à sa juste mesure et, sans se départir du calme qui sied aux grands hommes pris dans les tourmentes de la tempête, retira son casque, le posa, sortit sa liste de resserrement et y ajouta froidement les noms des contestataires.

Le Comité exécutif du MAK-France savait ce qui lui restait à faire : la démission collective qui allait sceller son acte de resserrement. Tous démissionnés, resserrés : « tout le monde descend ! », claironne Don Aqecut dans un communiqué victorieux qu’il fait signer par la nouvelle direction du MAK-France qu’il a installée sur-le-champ. Elu le 27 février 2011 lors d’une assemblée générale tenue à Saint-Denis, le bureau du MAK-France dont les noms sont déposés à la préfecture de police a fait long feu. Il n’a même pas tenu deux mois, encore moins que les ministres du GPK. Il n’y a pas de doute, Don Aqecut redouble d’efficacité ! Aussitôt installés, aussitôt démasqués, aussitôt remplacés. Tous resserrés.

Cette fois, Don Aqecut qui a décidé de frapper un grand coup lâche le mot : « Traîtres ! ». Et dans le communiqué où il rappelle les « scenarii » des offensives ennemies l’ayant pris pour cible, Don Aqecut explique :

« La mise en échec des deux scénarii a amené la tête de pont de ces traitres à se mettre à découvert en essayant de salir le président du GPK par des allégations mensongères et éhontées. Retour ligne automatique
Le MAK-France qui devait condamner cette scandaleuse sortie traine la patte. Mis en minorité au sein du Conseil d’Administration, les partisans de la trahison n’ont pas eu d’autre choix que de démissionner ce 3 avril. »

Il ajoute

« le complot a lamentablement échoué. Terminus pour eux ! Tout le monde descend »

et termine par cette position sans laquelle le communiqué serait vide de sens :

« Le MAK-France réaffirme son soutien au Président de l’Anavad »,

soutien auquel fait écho le MAK-Kabylie appelé en renfort qui exprime sa détermination par la création d’une « Coordination Nationale de Soutien au Gouvernement Provisoire Kabyle » et programme, dans le même mouvement, une caravane conduite par le vieil âne de Don Aqecut. Il invite « la grande famille militante et patriotique kabyle » à s’associer à cet élan civique et, pour se faire entendre du plus grand nombre, lui donne rendez-vous à Iazzougen.

Une course contre la montre s’est engagée. Don Aqecut sait qu’il lui reste peu de temps pour réaliser son rêve secret, son rêve le plus fou dans lequel il jette toutes ses forces : réussira-t-il à être seul pour souffler la bougie du premier anniversaire de la création du GPK, « l’Anavad », vidé de tous ses autres membres ? Ce jour-là, il pourra légitimement proclamer : Retour ligne automatique
« l’Anavid, c’est moi ! »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *