La femme Kabyle

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Je sais que beaucoup d’hommes ont déjà abordé le sujet. Mais je trouve qu’on a toujours fait jouer la femme Kabyle dans le rôle de « victime » dans la plupart des scénarios. Mais moi, c’est le contraire, je pense que j’ai toujours été une victime de la femme Kabyle. Je voudrais ajouter aussi que les hommes qui pensent contrôler leurs femmes font une erreur monumentale. C’est l’équivalent d’une marionnette qui fait parler le ventriloque, d’un esclave qui fait travailler son maître.

Une femme Kabyle, c’est du fer forgé. Vous aurez plus de chance de percer un portail – en fer forgé – avec une aiguille que de dominer une femme Kabyle. On a connu beaucoup de femmes de différentes nationalités, et ces femmes-là, on peut toujours faire appel à leur cœur en utilisant les sentiments etune certaine logique. Mais avec les femmes Kabyles, Non monsieur ! C’est différent ! On a l’impression que quand elle décide « Ar al 3ar » (le conflit) elle laisse son cœur à la consigne et elle jette la clé quelques heures avant le conflit.

On va prendre un exemple. En Algérie, la femme est mineure à vie selon le code de la famille, partout ailleurs en Algérie, les femmes plus ou moins adhèrent à cette loi. En Kabylie non ! Vous embrassez une femme même dans la quarantaine et elle vous lit le code pénal pour attentat à la pudeur contre une mineure. Un crime dont la condamnation peut aller jusqu’à 15 ans de prison. Après cela, elle vous donne le choix entre la prison ou le mariage. Le plus malin choisit la prison.

Je supporte les femmes contre cette loi scélérate envers les hommes. Nous voulons que cette loi change en Kabylie, d’ailleurs il y a plus d’hommes contre cette loi que de femmes et je peux comprendre pourquoi. Je vois avec ma mère, quand on a un conflit, elle me parle comme si j’étais une perte de temps, une ingratitude avec deux jambes. La relation mère-enfant disparait et laisse place à des regards de fer… forgé et des : « je n’arrive pas à croire que j’ai donné naissance à …ça ». Partout dans le monde, les femmes apprennent le féminisme, mais chez la femme Kabyle, il vient avec les cheveux et les… ongles.

J’arrête là… bien qu’il y aurait à écrire 10 fois plus que cela, un ouvrage même.

Hmimi O’Vrahem


Tableau d’Émile Vernet, « femme-kabyle », 1870

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Logo d’illustration : Tableau de Frederick-Arthur Bridgman, « Femme de Kabylie« , 1875

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