La formation dans une Kabylie libre

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Acu ar’ ann-ečč dans une Kabylie libre ?

La formation est le maître mot du développement économique. Bien que le maoïsme soit passé de mode, je vous livre ce conseil du grand timonier :

« donnez un poisson à un homme affamé, il fera un repas ; apprenez-lui à pécher, il mangera tous les jours. »

Le pouvoir algérien a englouti des milliards dans l’Éducation nationale mais il a attribué la portion congrue à la formation professionnelle. Ou alors le peut qui a été fit l’a été en dépit du bon sens. Ainsi, il est affligeant de constater que des entreprises chinoises sont venues construire des logements en Algérie. En ce qui concerne l’arboriculture qui nous intéresse particulièrement, il y a bien un institut agronomique à El Harrach et un institut de technologie agricole à Mostaganem, mais où sont les ingénieurs agronomes et les techniciens ? L’une de mes nièces a réussi son ingéniorat sur les maladies de la tomate : elle a exercé comme… surveillante de crèche.

A ma connaissance, seule l’école d’arboriculture de Mechtras existe en Kabylie. Encore ne sais-je pas si elle dispense des formations utiles.

Tout ce préambule pour dire qu’il faut ouvrir des centres de formation d’arboriculteurs et de sylviculteurs au moins dans chaque chef lieu de daira et, pourquoi pas, de commune. Ces centres donneront essentiellement une formation pratique. Leurs élèves y apprendront à planter, tailler, greffer, soigner, traiter les arbres, conditionner les fruits, les sécher s’il y a lieu, les transformer.

Ces centres ne formeront pas des fonctionnaires mais des praticiens qui iront exercer leur art sur leur propre terre à l’issue de leur formation et qui communiqueront leur savoir pratique à leurs compatriotes moyennant une rémunération qui leur sera versée par la puissance publique.
Considérant qu’une année suffit pour former un bon arboriculteur, au bout de quelques années des dizaines de milliers de jeunes kabyles pourront créer les vergers opulents dont nous avons parlé et par conséquent ; créer en même temps de la vie et de la richesse.

Les actions de formation massive devront concerner également l’élevage, la sylviculture et l’apiculture.

L’argent dépensé à cet effet sera le meilleur des investissements pour la Kabylie.

De même que dans d’autres régions d’Algérie sont organisés, chaque année, des concours des meilleurs récitants de Coran (honni soit qui mal y pense), on organisera en Kabylie des concours du meilleur arboriculteur, apiculteur, éleveur. Ainsi que des comices agricoles et des fêtes (des cerises, des figues, des olives, du miel etc.)

Hocine Benhamza

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