La Grèce au temps d’Épicure (III)

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Le IVe siècle avant J.-C. : rivalité entre les cités et expéditions d’Alexandre

Des rivalités sans fin continuèrent d’opposer entre elles les cités : Athènes, Sparte, mais aussi Thèbes… Et de ce déséquilibre quasi permanent, la monarchie macédonienne sut tirer adroitement son parti : en deux décennies, entre – 356 et – 336, on passa de son fait « d’une Grèce libre mais divisée à une Grèce unifiée mais dominée ». L’Etat territorial et monarchique triompha de la cité et – au moins à Athènes – de la démocratie : à la défaite que le roi de Macédoine Philippe II, infligea à Chéronée (- 338), en Béotie, aux armées athéniennes et thébaine, beaucoup trop tard coalisées contre lui, fut à cet égard décisive.

En 335 avant J.-C., la fausse nouvelle de la mort du jeune Alexandre (qui venait de succéder à son père Philippe II), les Grecs avaient tenté de se soulever : le nouveau roi fondit sur eux et rasa Thèbes pour mieux terroriser ses anciennes rivales. Épicure, qui demeurait d’ailleurs dans sa lointaine île de Samos, était alors un très jeune enfant. Puis ce fut l’extraordinaire épopée au cours de laquelle Alexandre soumit la Perse et atteignit le nord de l’Inde. Le Granique (- 334), Arbélès (- 331), la prise de Babylone et de Suze (-331 également), l’anéantissement de la puissance perse.

En 323 avant J.-C. – Epicure avait dix-huit ans-, l’annonce cette fois fondée sur la mort d’Alexandre le Grand encouragea le déclenchement de la guerre dite « lamiaque » (ou encore « hellénique ») ; lamiaque, parce que Léosthène, le stratège athénien qui avant en charge le commandement des troupes grecques coalisées mit le siège devant la ville de Lamia, dans laquelle Antipater, un ancien général d’Alexandre, avait été contraint de se retrancher. Malgré quelques succès initiaux, Athènes, cependant, fut vaincue : la ville dut accepter l’année suivant qu’une garnison vînt s’installer sur la colline toute proche de Munychie – là même où le jeune Epicure venait de remplir ses obligations militaires.

Firmus T.

About T. Firmus.

Indépendantiste par amour pour la Kabylie sans aucune haine pour l'Algérie ni pour les Arabes.

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