La prière du vendredi

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Jours de Kabylie

Il est exactement 13h12 et je suis assis dans ma chambre, une modeste chambre avec la fenêtre ouverte sur nulle part. Enfin, en face il y a une école. Mais ici en Kabylie, cela s’appelle aussi : nulle part. Juste une coïncidence. Il fait une chaleur épouvantable et même sadique, parole de masochiste. J’ai l’impression d’être assis sur un hérisson pour écrire ces mots.

La pire des choses, c’est la prière du vendredi qui bat son train. Aujourd’hui, l’imam leur parle de la saleté. Il leur dit sans subtilité que c’est grâce à l’Islam qu’ils sont propres. Pour certains, je sais que cela sonne vrai. Il va plus loin en indiquant par ordre chronologique les parties du corps qu’il faut laver les premières et les dernières… il faut les deviner. Cela aurait pu être un jeu si ce n’était pas aussi dramatique. Je suis à peu près à 200 mètres de la mosquée à vol d’oiseau, un petit oiseau qui connait bien le chemin, d’habitude, j’écoute Matoub Lounès le vendredi. Une habitude que j’observe religieusement. Mais aujourd’hui, j’ai des travaux à la maison et je suis rentré dans ma chambre pour me détendre un peu. La prière du vendredi est toujours paternaliste et répétitive. C’est un burin qu’on plonge chaque vendredi dans le crâne des gens. Heureusement que cela pénètre dans le vide, sinon cela aurait fait des dégâts. L’islam est une religion pour les ethnies démunies où on leur enseigne comment vivre mal pour mourir dans de bonnes conditions.

Hmimi O’Vrahem

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