21 avril 2017

La revanche sur les femmes

Cela pourrait être un bon « plan » de drague, mais il n’en est point. Je décline toute responsabilité avec toute ressemblance dans la vie réelle…

— Excusez-moi madame ! pouvez-vous m’aider ?
— Oui… à quoi ?
— Je voudrais faire plaisir à ma mère sur son lit de mort.
— Et alors ? qu’est-ce que je peux faire ?
— Rien, juste m’accompagner la voir à l’hôpital, elle ne veut pas mourir avant de voir ma future femme.
— Ah ! je ne sais pas…
— Faites-lui croire que vous allez me marier… juste pour la rassurer.
— Et après cela ?
— après cela, elle devrait mourir …et vous serez libre de partir.
— Mais, je ne veux pas contribuer à sa mort…
— Vous ne contribuerez pas à sa mort, vous allez la rassurer.
— Oui, mais c’est un mensonge… elle va mourir en croyant à un mensonge.
— Ecoutez ! Ma mère est musulmane… elle a vécu en croyant à un mensonge, elle a l’habitude.
— Enfin monsieur, vous me demandez de prendre part à un meurtre.
— Un meurtre ? Mais non madame ! C’est juste pour la soulager de son inquiétude.
— Elle s’inquiète de quoi ?
— Qu’elle va mourir et me laisser seul derrière.
— Mais vous êtes un grand garçon !
— J’ai essayé maintes fois de le lui expliquer, mais elle ne veut pas comprendre cela.
— Si je comprends bien, tant que vous n’êtes pas marié… elle ne mourra pas.
— en quelque sorte oui…
— Mais, pourquoi vous ne voulez pas rester célibataire pour garder votre mère en vie ?
— Le problème, elle ne veut pas vivre en me voyant célibataire…
— Pourquoi vous ne cherchez pas un compromis ?
— Je viens juste de le trouver madame !
— Désolé, mais moi, je ne suis pas un compromis !
— Oui, je sais, vous êtes trop belle et intelligente pour cela.
— (flattée) enfin… merci monsieur.
— Ce n’est pas grave ! Je vais rester célibataire en regardant ma mère souffrir…
— D’ailleurs… je ne comprends pas comment vous n’avez pas de femme dans votre vie. Vous êtes pourtant un bel homme !Retour ligne manuel
— Vous le pensez vraiment ?
— Oui… sincèrement ! Pourquoi n’avez-vous pas de femme ?
— Voyez-vous madame, J’ai tendance à aimer les femmes aveuglément. Je trouve toujours des qualités à leurs défauts, j’utilise leur amour comme de l’oxygène pour mes poumons, mais je finis toujours par mourir asphyxié. Je suis amoureux des feux de la passion, mais je finis toujours par être brulé et tomber en cendre. Je me perds souvent dans les contours de l’amour et je suis toujours puni pour ne pas prendre de raccourci. Je dépose souvent mon amour chez celles qui ne le méritent pas et elles ne me donnent jamais de reçu pour sa valeur. Voilà madame ! A force d’avoir trop mal aimé, j’ai peur d’emprunter les sentiers de l’amour.
— Je suis désolée, je vais venir avec vous monsieur…
— Non madame ! Vous avez raison ! Je vais rester célibataire pour punir celle qui m’a donné la vie… cela sera ma revanche sur les femmes.

Hmimi O’Vrahem