21 avril 2017

Algérie: un régime de dépravés

Sous l’égide des généraux et des Bouteflika

Pendant que de braves hommes et femmes se battaient contre la France coloniale en 1954 -1962, les lâches passaient leur temps à boire et déguster des mets  en Égypte, en Tunisie ou au Maroc et ailleurs. La France est vaincue, mais avant de déguerpir de l’Algérie en 1962 elle a convoqué ses courtisans installés dans ces pays voisins et ceux qui ont combattu à ses cotés (le général Mohamed Lamari, le général Larbi Belkheir, le général,  Mediène, dit Toufik,  le général  Khaled Nezzar, Boumedienne, Bouteflika… pour reprendre le flambeau et veiller sur sa bergère en assurant sa pérennité en Afrique du Nord en général et en Algérie en particulier. 
 
L’Ironie du sort ! Les suppôts de  la France coloniale ont pris le pouvoir et ceux qui ont libéré l’Algérie se sont retrouvés en prison ou en exil. À la longue, la plupart ont été assassinés par ces dépravés qui nous gouvernent depuis notre pseudo-indépendance jusqu’à aujourd’hui.
Qui croirait voir encore, un demi siècle après la guerre de libération, des traîtres s’emparer du pouvoir pour gouverner sans aucune légitimité et répandre le mal et le malheur partout et ce dans l’impunité la plus absolue. Qui dirait vivre un jour dans une Algérie gérée par un mort-vivant où les charognards rodent matin et soir  au palais d’El Mouradia sous les commandes  de Said Bouteflika  qui leur dicte les règles à suivre.
Le général à la retraite Hocine Benhadid a qualifié publiquement Said Bouteflika de malade mental, de fou et de voyou. Un escroc qui fait la pluie et le beau temps en Algérie entière. C’est le frère du président Abdelaziz Bouteflika. Ce dernier est l’un des plus grands voleurs qu’a connu l’Algérie. Poussé à l’exil pour trahison et escroquerie, condamné en 1983 par la Cour pour malversation et détournement de fonds et en plus de ses propres aveux pour ses crimes il a pu quand même s’accaparer du pouvoir sous la bénédiction de la mafia militaire. Il a emporté  l’élection présidentielle préfabriquée de 1999 avec 73,8 % des suffrages.  D’un trucage à un autre jusqu’à la violation de la constitution, en 2016, A. Bouteflika, mort-vivant, garde encore le titre de président.  
 
Said Bouteflika a profité de la maladie de son frère Abdelaziz pour prendre les rênes du pouvoir en évinçant tous ceux qui s’opposent à ses dérives et ses magouilles en l’occurrence le général Toufik qui rêvait du trône. Même le général et chef d’état-major de l’ANP Ahmed Gaïd Salah ne pèse rien devant lui, car ce dernier a plus de 76 ans et sa santé est gravement affectée ces dernières années.
Dès lors, Said B. s’est emparé de la direction du pouvoir algérien. Il est rendu le premier chef de mafia d’El Mouradia.  Ils ont pris en otage le pays et le peuple. Ils  pillent l’Algérie  et investissent l’argent  dans les pays du golf, en Espagne et un peu partout dans le monde. Said Bouteflika et sa bande de malades et de détraqués font des mains et des pieds pour s’organiser de nouveau et former une meute solide en destituant toutes les structures étatiques pour que lui seul reste le maître à bord.
 
C’est comme ça!  Said Bouteflika, conseillé d’un président malade et absent, héritier des pratiques machiavéliques de son frère, il dicte maintenant les règles aux généraux (à l’état major) , aux officiers de l’armée, de la gendarmerie et de la police, à Ahmed Ouyahia, à  Abdelmalek Sellal, au gouvernement, aux walis, aux ministres, aux syndicalistes, aux chefs d’entreprise et à tous les fonctionnaires de l’État. Il dégage et se débarrasse de celui qu’il veut pour le remplacer par celui qu’il veut. Il se nomme d’ailleurs « Rab Djazaïr », le dieu de l’Algérie .
 C’est Said qui a imposé Ali Haddad comme président du Forum des chefs d’entreprises. C’est lui qui s’est accaparé de la résidence de la police pour se construire des villas, c’est lui qui acquière des terrains et des commerces là où il veut et quand il veut , c’est lui qui vide les caisses de l’État pour se faire fortune, c’est lui qui donne l’ordre de confisquer les passeports à qu’il désire, c’est lui qui emprisonne les gens, qui comme Lamari, Toufik, Gaid Salah soutiennent les terroristes pour fructifier leurs affaires et renforcer leur influence. C’est lui qui fait la loi en Algérie, a déclaré Hocine Benhadid.
Ces déclarations étaient à l’origine, d’ailleurs, de son arrestation le 30 septembre 2015 par la police et la gendarmerie et son incarcération par la justice algérienne. Ou plutôt par Said Bouteflika et son clan. Il a été libéré sous pression le lundi 11 juillet 2016. Said Bouteflika lui a confisqué son passeport et il l’a assigné à résidence. Et maintenant,  ce saligaud veut se soigner à l’étranger, car il eu des complications lors de son séjour en prison! Des innocents comme Dr Fekhar et ses compagnons qui dénoncent le déni et l’injustice, Slimane Bouhafs chrétien qui lutte pour les droits de l’homme et des milliers d’autres  n’ont pas eu cette chance d’être libérés. L’injustice sévit en Algérie et le peuple kabyle est le premier à la subir. Des arrestations arbitraires des indépendantistes kabyles, tortures, kidnappings et  assassinats, déni identitaire, linguistique et culturel, menace et intimidation sont autant de pratiques que le régime d’Alger exerce sur le peuple.
Hichem Aboud, aussi , un journaliste et écrivain d’origine d’Oum El Bouaghi en pays chaoui,  affirme que ce sont les généraux algériens qui sont derrière les assassinats des intellectuels, des chanteurs et des opposants du pouvoir en engageant des officiers et des islamistes. Il révèle les noms des criminels, les dates des crimes et beaucoup de faits insoutenables sur des vidéos qu’il publie sur Youtube.
On y trouve aussi d’autres dénonciations fracassantes de plusieurs personnalités publiques, des intellectuels, des militaires notamment les révélations du colonel  et responsable des services secrets algériens (DRS ) Mohamed Samraoui à Al Jazeera  où  il soulève la fiction politique des généraux qui servaient la France durant la guerre de libération. Parmi eux :  Khaled Nazar, Toufik, Belkhir, Lamari… qui sont devenus par la suite  une mafia avec un État, une justice, un parlement et des services de sécurité qui veillent sur eux. Il explique comment ces généraux ont planifié l’assassinat du président Mohamed Boudiaf  tué le 29 juin 1992 à Annaba, en direct à la télévision par leur sbire Lambarek Boumaarafi. Il explique aussi l’implication de la police et de la gendarmerie dans les tortures, les arrestations  et les liquidations des citoyens sous prétexte de vouloir rétablir l’ordre public.
 
Ce royaume des ténèbres aura-t-il une fin?  Du moment que peuple ne se soulève pas les ténébreux régneront à jamais.  
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Boualem Afir.

2 Comments

  1. La preuve que l’islam c’est rien que du vent dans les Aurès et en Kabylie car l’Algérie, fille de
    joie du colonialisme, a finalement été donnée à marier à des proxénètes arabo-musulmans qui
    savent parfaitement que ce n’est pas un légitime héritage ancestral mais juste le salaire des…
    domestiques.

  2. La Kabylie propose un solution efficace pour le pays. Chaque région peut devenir autonome et s’autogérer. Il y aura plus de contrôle sur les dépenses et la gestion des budgets. Sinon ces démons vont tout gâcher et c’est la guerre qui s’envient .

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