Le Coran est le livre fondateur de la religion musulmane

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J’ai longtemps pensé, comme la plupart des musulmans, qu’il avait été rédigé par Mahomet en personne et que cela constituait un miracle d’autant plus frappant qu’il était illettré. Ma foi s’en trouvait renforcée.

Immense fut ma déception le jour où j’appris que Mahomet n’en avait pas écrit la moindre ligne. Ce dernier avait commencé à en “réciter” des fragments à La Mecque, à partir de l’an 610 puis à Médine, une ville du même pays où il s’était réfugié pour échapper aux persécutions des Mecquois. Ses auditeurs les retenaient de leur mieux, parfois les transcrivaient sur des parchemins, du papyrus, des planches ou des omoplates de chameau. Une vingtaine d’années environ après le décès de Mahomet, survenu en 632, le calife Othman fit procéder au recensement des versets et en fit établir, par une commission officielle, une version écrite qui a été maintes fois remaniée.

Rédigé en langue arabe, le Coran comprend 6.166 versets répartis dans 114 chapitres de longueur inégale : 286 versets pour le plus long, 3 pour le plus court. De nombreux versets se répètent à l’identique ce qui réduit d’autant le total.

Chacun des 114 chapitres (le 9e excepté : La dénonciation) débute par la formule « Par le nom d’Allah le clément et le miséricordieux ».Retour ligne automatique
Souvent, le premier verset est précédé d’une, deux, trois ou quatre lettres de l’alphabet arabe. C’est le cas pour 29 chapitres qui, sauf l’un d’entre eux, contiennent plus de 52 versets. Les groupes de lettres sont : ALM – ALMC – ALR – ALMR – KHIAC – THTSM – TS – YS – ASQ. Les lettres isolées sont C – Q – et N. Les théologiens ne sont pas d’accord sur la signification de ces lettres, si tant est qu’elle existe. Toujours est-il qu’elles sont prononcées lors de la récitation de chacun des chapitres concernés.

De nombreuses traductions du Coran ont été réalisées dont : 175 en anglais, 150 en turc, 70 en français, 60 en allemand, 55 en latin, 27 en espagnol, 16 en italien, 15 en russe. Cela n’empêche pas la prolifération d’idées incomplètes ou fausses à son sujet, y compris chez les musulmans.

La définition du Coran

Mahomet présente le Coran comme :

« (Un) livre sur lequel il n’y a point de doute, une bonne direction pour ceux qui craignent Allah, ajoutent foi au mystère, s’adonnent à la prière, font l’aumône… tiennent pour vraies les révélations faites avant celles-ci… Et sont convaincus de la vie future ». [1]

« On ne peut pas considérer le Coran comme inspiré par un autre qu’Allah puisqu’il confirme ceux qui l’ont précédé et détaille les prescriptions venues, sans aucun doute, du seigneur des mondes ». [2]

« Le Coran n’est pas un récit mensonger mais une confirmation des messages transmis antérieurement, un exposé détaillé de toute chose, une bonne direction et une miséricorde pour les gens qui ont la foi ». [3]

Certes, le Coran confirme certaines affirmations de la Bible et des Évangiles mais présente des discordances de fond avec ces Écritures Saintes, notamment dans les versets où Mahomet fustige les juifs et les chrétiens.

« J’en jure par le couchant des étoiles, et c’est là un serment solennel… le Coran est en vérité une noble écriture. Un modèle céleste bien gardé que seuls les purifiés touchent. » [4]

Si Dieu avait été l’inspirateur du Coran, aurait-il eu besoin de jurer ? C’est manifestement Mahomet qui parle.

« De façon certaine, le Coran émane du seigneur des mondes ; il est la vérité destinée à un peuple qui n’avait, jusque-là, reçu aucune révélation. Puisse-t-il suivre la voie droite. » [5]

Imaginons, de nos jours, un auteur assez présomptueux pour présenter son livre comme la Vérité révélée par une puissance suprême. Quelle serait notre réaction ?

Le verset ci-dessus donne à penser que le Coran concerne les Arabes de la péninsule arabique pour compenser le fait que, jusque-là, ils n’avaient bénéficié d’aucune révélation divine.

Mahomet se présente comme envoyé par Allah à un auditoire composé d’idolâtres, de juifs et de chrétiens. On comprend que sa prédication ait commencé par rencontrer le scepticisme. Il réagit :

« Nous savons qu’ils disent : « Il est enseigné par un homme. » Ils croient que la langue de ton inspirateur est une langue barbare alors que le Coran est en langue arabe claire ». [6]

À des sceptiques qui demandaient à Mahomet pourquoi le Coran n’était pas révélé par des anges, il répond :

« S’il y avait des anges marchant tranquillement sur terre, c’est un ange que nous aurions fait descendre comme messager auprès d’eux ». [7]

Certains auditeurs traitent Mahomet de menteur. Il s’en défend et leur promet une belle récompense s’ils consentent à le croire ou un terrible châtiment s’ils s’y refusent.

Les versets 38 à 51 du chapitre “L’inévitable” insistent sur le caractère véridique de l’ouvrage :

« Par le visible et l’invisible, ce sont les propos transmis par un noble messager… et non les élucubrations d’un poète ou d’un devin. »

« Le Coran est une parole véridique ; ce n’est pas une plaisanterie. [8] » Retour ligne automatique
« Nous leur avons apporté un livre que nous avons détaillé à bon escient à titre de bonne direction et de miséricorde à ceux qui croiront. » [9]

De quel livre s’agit-il ? À qui a-t-il été apporté ? Le verset ne le précise pas. Est-ce la Bible, les Évangiles ? Du vivant de Mahomet, le Coran n’existait pas sous forme de livre : c’étaient de simples “révélations” orales.

« C’est une révélation venue du seigneur des mondes. Si Mahomet se permettait de déformer notre message, nous le saisirions par sa dextre et lui sectionnerions l’aorte. Nul d’entre vous ne pourrait le protéger. Ce livre n’est, certes, qu’une exhortation pour ceux qui veulent se préserver. »

Dans les versets ci-dessus, Mahomet affirme sous serment l’origine divine du Coran. Toute déformation de sa parole exposerait son auteur à un châtiment barbare.

Peut-on imaginer Dieu, un poignard à la main, sectionnant l’aorte d’un être humain quel que soit le crime de ce dernier ?Retour ligne automatique
Mahomet insiste sur l’origine divine du Coran et croit en administrer la preuve :

« Si le Coran venait d’un autre qu’Allah, il contiendrait des contradictions. » [10]

En fait, Le Coran en contient, notamment entre les versets de la tolérance et ceux de l’intolérance.

La présentation ci-après du chapitre “Le Miséricordieux” nous donnera une idée de l’ossature des plus importants. Ce dernier comprend 78 versets dont 30 se répètent à l’identique : « Et vous ! Nierez-vous les bienfaits qu’Allah vous a dispensés ? »

« Allah a créé l’homme [11] ; – avec de l’argile, [12] – lui a enseigné le Coran [13] – lui a appris à s’exprimer clairement [14]– a créé pour l’homme des arbres, des grains riches en chaume et la plante aromatique [15] – des fruits, des palmiers dattiers, [16] – des grenadiers, [17] – la balance [18] – des navires. [19]

« Le seigneur des deux orients et des deux occidents a créé les djinns d’un magma de feu [20] – il a créé le soleil, la lune, [21] le ciel et la terre, [22]il a lâché les deux mers pour qu’elles se rejoignent, [23] – on y extrait la perle et le corail, [24] Un jour, le ciel se fissurera. [25]

« Alors, ceux qui craignent de comparaître devant la justice divine (les vrais croyants) iront au paradis. [26] Quant aux mécréants, l’enfer les attend ». [27]

La louange à Allah est dispersée dans les trois versets suivants :

« Seule perdure la face de ton seigneur, pleine de majesté, digne de vénération. » [28]

« Tout habitant des cieux et de la terre le sollicite. Chaque jour il s’affirme dans quelque intervention » [29]

Certains versets concernent la vie spirituelle, d’autres régissent le domaine temporel. Ces derniers présentent souvent des réponses anticipées à des questions posées à Mahomet par ses adeptes et relatives à divers aspects de la vie quotidienne, sous la forme : « On t’interrogera sur … Tu répondras que … » Pour faire accepter les réponses, il les présente comme émanant d’Allah.

« Dans ce Coran, nous proposons aux hommes toutes sortes de paraboles pour les faire réfléchir… En langue arabe, sans ambages, afin qu’ils craignent Allah. Le seigneur propose comme parabole un homme qui a des associés querelleurs et un autre homme qui dépend d’un seul. Sont-ils égaux, par exemple ? »

Avouons humblement que le sens de cette parabole, si elle en a un, nous échappe. Peut-être fait-elle allusion aux polythéistes et aux monothéistes ?

Aïssa Moussa, in Le coran comme vous ne l’avez jamais lu

Notes

[1La vache, v.2 à 4.

[2Jonas, v.37.

[3Joseph, v.111.

[4L’événement, v.75 à 80.

[5La prosternation, v.2 et 3.

[6Les abeilles, v.103.

[7Le voyage nocturne, v.95.

[8Celui qui est survenu le soir, v.13 et 14.

[9Les murailles, v.52.

[10Les femmes, v.82.

[11v.3

[12v.14

[13v.2

[14v.4

[15v.12

[16v.11

[17v.68

[18v.7

[19v.24.

[20v.15

[21v.5

[22v.7

[23v.19

[24v.22.

[25v.37.

[26Décrit dans les versets 48, 50, 52, 54, 58, 62, 64, 66, 72,74, 76

[27v.44.

[28v.27.

[29v.49.

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