26 juin 2017

Le journalisme en Algérie

Avant-hier, j’ai ouvert un journal de quartier, ce qu’on appelle ici “the local paper”. Un journal gratuit qui est distribué gratuitement aux résidents. J’ai compté les pages et elles étaient au nombre de 58. Presque trois fois plus qu’un journal national algérien qui contient en moyenne 18 à 20 pages. On vient à se poser cette question. « Y a –t-il plus d’événements qui se passent dans un quartier de Londres que dans toute l’Algérie ? »

L’Algérie est le deuxième plus grand pays d’Afrique et le dixième dans le monde. Nous avons un président qui est dans un état comateux et qui n’a pas présidé depuis plus de neuf mois. Une situation environnementale désastreuse qui va bientôt nous engloutir ; une chaine d’affaires de corruption, Chakib Khelil, Amar Ghoul, Khalifa and une dizaine d’autres. Une situation qui peut mener à une guerre civile dans la vallée du Mzab, des contestations citoyennes dans tout le pays, une élection présidentielle dans moins de trois mois.

Je ne suis pas en train d’accuser nos journalistes d’un manque d’inspiration, mais de poser des questions sur la ligne éditoriale des journaux algériens. Je veux comprendre pourquoi nos journaux sont moins épais qu’une « newsletter » d’une association qui vient juste de démarrer ?

Hmimi Brahimi

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