21 avril 2017

Le Kabyle errant

Il reste, au maximum, une ou deux décennies pour que la Kabylie recouvre son existence éternelle ou subit sa disparition tragique et définitive. A la vitesse où vont les événements politiques et l’idéologie arabo-islamo-ravageuse, les dirigeants de cette jungle, que l’on qualifie de pays appelé l’Algérie par l’administration coloniale française depuis 1839, n’ont qu’un seul objectif ; celui d’éliminer toute personne qui ne respire que par sa kabylité. Le but avoué des colons, des occupants, des envahisseurs d’après la guerre 1954-1962 n’est autre que celui de jeter la Kabylie ancestrale dans les poubelles de l’histoire.

Il ne leurs suffit pas de nous inculquer leur arabrutisation et leurs coraneries ; ils excellent, méthodiquement, dans leurs manières de vouloir nous effacer, une fois pour toutes, de cette terre qui nous appartient depuis des millénaires.

Certains lecteurs trouveront ce petit constat excessif et alarmant, et comme je l’espère, d’autres le trouveront pas assez percutant. Je suis un citoyen kabyle qui s’est permis, humblement, de s’adresser à ses compatriotes (imendiden) partout où ils sont dans le monde ; en tous cas à celles et à ceux qui feront tout et donneront tout pour que leurre chère Kabylie ne se retrouve pas dans le cimetière des identités disparues.

Nous voici avertis ! Si nous y allons trop vite nous risquons de nous casser le nez, « si nous y allons trop lentement nous risquons de ne pas y arriver », comme dit le parolier-écrivain Lhacene Ziani.

Nous sommes, donc, condamnés à avoir de la suite dans les idées et à être suffisamment imaginatifs pour trouver l’allure raisonnable. Le pouvoir colonial d’Alger n’a qu’un rêve, celui d’éliminer toute trace de notre kabylité, et son songe est, naturellement, notre cauchemar. Toutes et tous, comme vous êtes, vous êtes en droit de me répliquer : Que peut-on faire, que doit-on faire ?

Pour sauver notre identité kabyle, nous devons toutes et tous en faire un vrai sujet permanent et sensibiliser autour de nous ; nous devons convaincre les kabyles à se préparer au référendum sur l’autodétermination de notre pays kabyle, voire les préparer à d’autres éventualités qui nécessiteraient un plan B.

Soyons méfiants et vigilants, même si nous parvenons à organiser notre référendum, il faut se dire que rien n’est gagné d’avance. D’où la nécessité d’expliquer à nos compatriotes, de quelle croyance ou incroyance qu’ils soient, que la seule vraie richesse de l’homme, c’est sa liberté. Oui chers compatriotes, l’indépendance de notre très chère Kabylie est un impératif absolu qui nous sauvera toutes et tous d’une mort sure et programmée, morsure du serpent vénéneux arabo-islamo-baathiste.

Si le vœu des nouveaux colons devait se réaliser, comme ils le souhaitent, vous avez toutes et tous compris que la Kabylie n’existera plus. Les Kabyles qui se font humilier dans les casernes, dans les corps constitués ont compris, à leurs dépens, les enjeux mais n’osent toujours pas lever le petit doigt. Jusqu’à quand ? Et c’est peut-être dans cinq mille ans que le Kabyle errant, une fois que le monde occidental aura décidé d’en finir avec la vermine arabo-islamique, retrouvera sa terre ancestrale et dira : enfin j’ai une patrie ! Sommes-nous incapables, ici et maintenant, de dire : enfin nous avons une patrie souveraine.

Attention ! Attention ! Attention… L’obscurantisme est un long fleuve tranquille qui s’agite très régulièrement.

Aruy

Article publié pour la première fois le 1er septembre 2014