26 juin 2017

Le partage ou l’héritage dans les familles kabyles

C’est un sujet très épineux je sais, mais il fallait bien en parler un jour. Et quel est le meilleur jour, si ce n’est un vendredi, « un jour saint » ? Je veux démontrer que les Kabyles ont beaucoup de choses en commun, et quand on veut essayer de réduire ce qu’on a en commun, c’est là que tout va mal.

Le partage de la terre ou toute chose chez les Kabyles ressemble à des scènes de : « OK Corral » ou de « sauver Private Ryan », mais avec un peu plus de sang et de méchanceté. En général, le plus grand des frères décide de prendre tout ce qu’il veut prendre et le reste de la famille doit être heureux de se contenter de ce qu’il reste. Le problème vient toujours quand le reste de la famille ose réclamer parce que dans leur part, ils peuvent à peine enfoncer un clou sans avoir un pied sur la terre des voisins. Et si le malheur veut que vous viviez à l’étranger, il y a 96.23% de chance que vous soyez déshérité.

Vivre à l’étranger au moment du partage devient « une part », la plus grande part. Avant cela, c’était le malheur du destin,

« mon pauvre frère tu vis en exil, ramène-moi une paire de chaussures, je te donne la taille de mes enfants si tu as le temps, sinon ce n’est pas grave, ils vont juste marcher pieds nus. » Retour ligne automatique
« J’ai besoin d’un peu d’argent pour faire les travaux à la maison » Retour ligne automatique
« ah ! J’aime la jackette que tu as sur ton dos, toi tu repartiras là-bas, tu pourras toujours en acheter une autre. »

Moi, j’ai eu la meilleure de toutes. Écoutez celle là !

« Tu es mon frère, je ne t’échangerai pas contre toute l’Algérie de l’Est à l’Ouest. Tu prends ce que tu veux, sauf ce que notre père a laissé. »

Hmimi Brahimi

UA-10888605-2