Les mosquées algériennes : Entre corruption et pédophilie

On les connaissait comme les maisons de dieu. De la lumière et quelques tapis, car dieu n’aime pas l’extravagance, mais depuis quelques années, les salafistes ont réussi à convaincre dieu de changer ses gouts et d’opter pour des choses plus raffinées. Ainsi, dans la plupart des mosquées, la petite lumière est remplacée par des lustres exorbitants, des climatiseurs en mode : Pôle Nord ; une sonorisation qui réveille les morts et assourdit les vivants ; des tapis qui valent des dizaines de milliers de dinars et des voitures de service « dernier modèle » garées dans les garages des mosquées et ceux de leurs imams.

Le coût des constructions de mosquées peut atteindre jusqu’à 20 milliards d’après les donations, mais en réalité, le cout total ne dépasse pas les 2 milliards même pour ceux qui font dans l’extravagance. Où va cet argent ? Il n’est certainement pas redistribué aux pauvres Algériens musulmans à travers le « zakat » ou une autre forme, car les pauvres ne sont plus admis à faire l’aumône dans ou devant les mosquées. Les comptes des mosquées sont tenus par des imams qui étudient la comptabilité « créative » en parallèle avec la parole de dieu. Ils ne se contentent plus d’augmenter les prix du mobilier et d’empocher la différence, ils arrivent à faire disparaitre de vastes montants d’argent destinés à la construction qu’ils convertissent en euros et qu’ils investissent dans des banques étrangères. Les donations restent presque toujours secrètes et facilitent leurs détournements.

L’imam d’une mosquée d’une grande agglomération est comparable à un directeur de banque ou un directeur de la douane en Algérie : il est susceptible d’être corrompu à tout moment. Rares sont ceux qui travaillent dans le miel et ne se lèchent pas les doigts. Ainsi, l’histoire la plus ironique est celle de Mouloud Hamamouche qui détient le monopole des boissons alcoolisées à Oran et dans le Ouest Algérien et probablement dans tout le pays qui avait fait une donation de 300.000 Dinars à l’imam de son village natal : Guenzet, dans la commune d’Ait R’Zine et la wilaya de Bejaia. Quelques mois après, on découvre que l’imam avait remis seulement quelques 20.000 Dinars aux pauvres du village et avait gardé le reste. Il avait acheté un téléviseur Samsung avec écran géant et investit le reste dans tout ce qu’ils nous disaient que c’était : « haram ». [1]

A Handis, un autre petit village toujours dans la même commune, un imam offrait des cours religieux et en profitait pour abuser des fillettes de 10 ans. On l’avait pris en flagrant délit avec une fillette de neuf ans. Pour protéger la fillette et sa famille, le crime est resté impuni jusqu’à aujourd’hui.

A El Kseur, dans la wilaya de Bejaia toujours, un vieil immigré offrit 5.000 euros à l’imam d’une mosquée dont le nom est Si Rachid que je connaissais très bien, car son père était imam dans notre mosquée à Wizrane et avait grandi parmi nous. Il avait des tendances extrémistes et contribua largement à la propagation « sans succès » du salafisme dans le village. Ce petit imam avait détourné la somme totale en apprenant que le donneur était gravement malade. Les villageois avaient utilisé un subterfuge pour le confronter en feignant la mort de celui-ci pour lui soustraire la donation.

A Vounda, un petit village au Nord d’el Qelaa Nath Abbas, un imam entretenait des relations pédophiles avec des petits garçons au sein même de la mosquée jusqu’au jour où il fut découvert par un autre petit garçon qui donna l’alerte.

Les crimes sont de toutes les couleurs et de tous les gouts, mais ils ont un point commun : aucun imam n’a jamais été jugé pour ses crimes. C’est comme si toutes les poursuites judiciaires allaient à l’encontre de dieu lui-même.

Tous ces crimes ont lieu dans une petite superficie et en seulement quelques années, on craint d’élargir les investigations et de découvrir que les maisons de dieu sont devenues des maisons de rendez-vous où les pires crimes sont perpétrés sous les yeux même de celui-ci qui reste toujours… impuissant.

Je sais qu’une hirondelle ne fait pas le printemps, mais là, c’est toute une volée. Cela va prouver encore une fois que la religion est une création de l’être humain et qu’il s’en sert comme bon lui semble.

Dans la plupart des mosquées nouvellement construites, on interdit formellement de tourner ses fesses vers la Mecque, mais il n’y a aucune objection à laver son pénis et à pisser en direction de celle-ci.

Au cimetière, les salafistes demandent que les tombes soient creusées à la main comme au temps du prophète pour accumuler : « al hassanate », même si ces cimetières se trouvent sur une partie rocheuse du pays.

La fornication ne doit jamais être en direction de la Mecque, mais sur le côté pour offrir un meilleur angle au tout puissant. Je pourrais gaspiller mon temps à énumérer le ridicule, mais je vais laisser cela à nos bons journalistes qui n’écrivent jamais sur la corruption au sein des mosquées.

Hmimi O’Vrahem


Voir une vidéo qui en dit long sur l’endoctrinement des Kabyles à Tizi-Ouzou sur cette vidéo mais il en est de même dans les autres coins de Kabylie :

Photo d’illustration prise à Tizi Ouzou en réaction aux mangeurs de ramadan.

Notes

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