25 mai 2017

L’islam mis à nu : Condition du dhimmi (I)

Après leur reddition, en 625, plusieurs chefs juifs de la tribu des Bânu Nadir, prospères cultivateurs de palmiers, furent molestés, certains tués et leur population chassé de Médine, par Mahomet, après la bataille du mont Ohod entre musulmans et Mecquois. Les Bânu Nadir allèrent se réfugier dans l’oasis de Khaibar située à environ 150 km de Médine. Mais ils y furent rejoints, en mai 628, par les musulmans qui brusquement les assiégèrent alors qu’ils se rendaient dans leurs champs. Après une seconde reddition, les Bânu Nadir seront, une fois de plus, torturés sur ordre du « messager d’Allah » mais cette fois pour qu’ils dévoilent la cachette de leur trésor.

Kinanah ben Al-Rabi, l’un de leurs chefs, fut le plus martyrisé, les soupçons de la cachette se focalisant dans sa demeure. Après avoir trouvé une partie de ce trésor, Mahomet donna l’ordre de le torturer davantage et c’est Al-Zubaïr qui se chargea de l’exécution de la basse besogne, en brûlant les poils du torse de Kinanah qui eut finalement la gorge tranchée par Muhammad ben Maslamah, autre zélé pleinement dévoué à la cause du fondateur de l’islam.

Selon les textes musulmans, Mahomet prit tout de suite pour épouse Safiya, veuve de Kinanah ben Al-Rabi, après avoir également ordonné l’assassinat du père de celle-ci.

Toujours selons les textes musulmans, Mahomet alla tout de suite après le massacre s’enfermer, pendant toute la nuit, avec Safiya, pour satisfaire ses besoins sexuels. Un de ses fidèles campa près de la tente jusqu’au matin, épée au poing. Le lendemain il dira « au messager d’Allah » :

« J’avais peur de la réaction de cette femme vis-à-vis de toi. Tu as tué son père, son mari et toute sa tribu. »

Bien que plusieurs musulmans occidentalisés démentent (par mauvaise foi ou par ignorance) le fait que les mariages forcés soient autorisés dans l’islam, ce geste de Mahomet, modèle que tout musulman doit copier, et bien d’autres gestes, légitiment dans la religion musulmane, le viol des femmes, les mariages forcés et les brimades des femmes par leur mari. La femme en islam n’est qu’un sous-être dont le rôle se limite à satisfaire les besoins sexuels de son mari, à faire des enfants et à s’occuper des tâches ménagères. Ce n’est donc pas le fait du hasard ou juste une simple coïncidence si la mauvaise condition de la femme est la même dans toutes les sociétés musulmanes à travers le monde.

Cette attitude d’humiliation et d’extorsion par le crime, subi par les Banu Nadir, ne fut pas un cas isolé. Plusieurs tribus furent l’objet de cette pratique. Ce fut aussi le cas des Banu el-Hârith, Arabes de confession chrétienne jacobite de la localité de Nadjrân (Nord du Yémen actuel), qui vivaient de fabrication de manteaux. Ils n’eurent le droit, en 630, de continuer à vivre dans leur propre région, qu’après s’être soumis au versement d’une importante partie de leur production annuelle, à l’issue d’un accord signé entre leur évêque et Mahomet. Mais une partie de ces chrétiens fut finalement islamisée de force, au VIIe siècle, par Ali ibn Abi Talib et Khalib ibn Al Walib, surnommé Saïf al islam « Le glaive de l’islam », généraux envoyés par Mahomet. Ceux qui n’avaient pu être islamisés furent plus tard expulsés vers l’Irak, par le deuxième calife, Omar Ier qui réalisa ainsi un désir qu’avait exprimé Mahomet :

« seule la religion musulmane a le droit de vivre dans le péninsule arabique ».

Ceux qui avaient été épargnés chez les Banu Nadir, ne furent autorisés à continuer de cultiver leur terre qu’à la seule condition qu’ils versent, à chaque récolte, plus de la moitié du fruit de leur travail aux plus de 1.600 guerriers musulmans qui avaient participé à cette expédition contre eux. Chaque saison, un contremaître désigné par Mahomet était chargé de rassembler la production requise. Mahomet recevait toujours le cinquième du butin et se réservait le droit de rompre unilatéralement l’accord et expulser d’Arabie, à n’importe quel moment, ces juifs.

« Ils t’interrogent au sujet du butin. “Dis Le butin est à Allah et à Son messager” » (Coran 8,1)

et selon un hadith d’Al-Boukhari

« La terre appartient à Allah et à son prophète ».

Ainsi pour l’islam, tout comme la conquête des « terres impies », l’expropriation des « mécréants » et le partage de leurs biens comme butin de guerre sont des institutions de droit divin établies par Allah pour permettre la restitution aux musulmans des biens indûment détenus par ces « mécréants ».

À suivre…

Geneviève Harland

P.-S.

Sources : Muhammad de Ibn Ishaq traduit par Abdurrahmane Badawî, éditions Elbouraq, Beyrouth, 2001.

Selon les théologiens musulmans cet ouvrage est la traduction fidèle au texte original de la source la plus ancienne qui ait été écrite sur la vie de Mahomet. Le traducteur est considéré comme un des plus grands penseurs et philosophes arabes contemporains, la traduction est, selon eux, le miroir pur de l’œuvre originale.

Ibn Ishaq naquit en l’an 55 de l’Hégire, [1] il fut un compilateur et un transmetteur des Traditions de Mahomet.

Toutes les biographies de Mahomet écrites par la suite sont tirées de celle d’Ibn Ishaq.

Pour ceux qui désirent en savoir un peu plus sur cette biographie d’Ibn Ishaq :

Le premier tome, de 654 pages, traite de la généalogie de Mahomet, de sa naissance, de sa vie, de son émigration à Médine, jusqu’à la fameuse bataille de Badr. Ce tome traite également des premières personnes converties à l’islam, des hommes et des femmes qui ont soutenu Mahomet et qui ont combattu à côté lui.

Le deuxième tome, de 608 pages, nous renseigne sur les campagnes et les expéditions des musulmans, sur la conquête de la Mecque ainsi que d’autres villes par Mahomet et ses fidèles, sur le pèlerinage d’adieu de Mahomet, sur son dernier discours et ses recommandations, sur ses épouses, son décès, son enterrement etc.


À suivre…

Notes
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