Lorsque les animaux avaient la parole

Il fut un temps où la nature s’exprimait par la voix des plantes et des animaux. En ces temps-là, le hasard a réuni un singe, un chien et un chat qui s’apprêtaient pour un long voyage à travers le monde. Au cours de leur long périple et à la nuit tombée, ils se dirigèrent vers une maison habitée par un sage :
– Bonjour Monsieur, nous sommes des voyageurs venus de loin, auriez-vous l’amabilité de nous accueillir pour la nuit ? Demain nous serons partis.

Le sage acquiesça et les dirigea vers un tertre au-dessus de sa maison. Au cours de la nuit, le singe fut réveillé. Il scruta le ciel quand soudain une lumière vint l’illuminer de mille feux. Il n’en croyait pas ses yeux. Il s’interrogea. Presque hagard, mais après un court instant il réalisa que ce signe s’adressait à lui et qu’il se devait de réaliser un vœu. Il se mit à prier :

– Ô Rebbi (en fait c’est le Rabbin) puis-je faire un vœu ?
– Oui, tu peux faire un vœu lui répond la voix céleste.
– Ô Rebbi bien aimé, avant tu m’as créé Homme et par ta foudre tu m’as transformé en Singe. Par ta grâce et ta miséricorde libère-moi de ces longues années de servitude, fais de moi le Roi de ce pays !
– Ton vœu sera exaucé : Désormais, tu es le Roi !

Fou de joie, le singe va réveiller le chien et l’incite aussitôt à faire un vœu face à la lumière du ciel. Ainsi le chien, cet esclave de toujours, ce damné de la terre fut enfin devenu le Vizir du Roi le Singe. Et c’est au tour du chat, tout aussi misérable que sont ses amis, devint aussi 2ème Vizir du Roi le Singe.

Ainsi, nos trois amis se sont mis à festoyer ce somptueux événement en s’adonnant à des danses endiablées. Ce ne fut qu’après, qu’ils se sont décidés à mettre dans le secret leur bienfaiteur qui les avait hébergés et lui suggérèrent de prier à son tour.

– Réveille-toi et fais un vœu à ton tour comme nous l’avons fait !
– Qu’êtes-vous devenus ? Questionna le Sage.
– Moi le Singe, je suis devenu le Roi de ce pays et voici mes deux Vizirs le chien et le chat !

Le sage en fut tout retourné, il leva les mains au ciel et dit :

– Ô Rebbi tout puissant, accepte mon vœu ! Epargne-moi de la gouvernance de ces charognards en m’ôtant la vie !

Traduction rapide de Aqjun l’aimable internaute, non celui du conte.

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