12 août 2017

« Nous sommes tous des Amazighs arabisés par l’islam »

Combien de fois avez-vous lu ou entendu cette phrase ? Dans mon cas, ce sont des centaines de fois. Cette phrase est simplement devenue le cheval de bataille pour le gouvernement algérien, les religieux, et tous ceux qui désirent écraser ou anéantir la culture amazigh en affichant : « un mépris diplomatique ». Son interprétation :

« nous étions tous des amazighs, mais comme l’islam a envahi l’Afrique du Nord et nous a forcé à utiliser la langue arabe, conséquemment, nous sommes devenus des Arabes. Bien sûr, nous sommes heureux d’être des Arabes, car c’est la volonté d’Allah et du prophète. »

La conclusion qu’il faut tirer de ce raisonnement : Si vous dites que vous êtes encore Amazigh, cela veut dire automatiquement que vous n’êtes pas musulman, car si vous l’étiez, vous seriez déjà arabisé et cette conversation n’aurait pas à avoir lieu.

Afficher ses origines, sa culture et son histoire en Algérie et uniquement à travers l’Afrique du Nord devient « un mépris envers l’islam ». Partant d’un mépris diplomatique envers les Amazighs qu’on justifie par un mépris de ceux qui se prétendent Amazighs envers l’islam.

Dire que vous êtes musulman en Algérie veut dire que vous êtes Arabe. Or, en Égypte, au Liban dire que vous êtes Arabe ne veut pas forcement dire que vous êtes musulman ; car il y a aussi des Arabes chrétiens, mais en Algérie, ces derniers ne sont pas tolérés et reconnus.

En Algérie, ce n’est pas « la langue arabe » qui est nationale et officielle, mais « la nationalité » arabe. Cette attitude méprisante va à l’encontre de la tolérance, de la diversité socio-culturelle, et nous conduira éventuellement a une guerre civile en Algérie pire que celle de l’ex-Yougoslavie car nous sommes gouvernés par des inconscients qui ne voient pas plus loin que leur compte en banque suisse.

La réalité est : Il n’y a ni islam, ni Arabes… mais une politique de diversion afin de tourner le peuple en zombis pour mieux dévaliser les richesses de l’Algérie sans qu’un seul Algérien n’ose élever la voix.

Hmimi O’Vrahem

2 Comments

  1. un bédouin bicot d’Algérie n’est pas plus musulman qu’un turc, un iranien, indonésien ou pakistanais.
    Un bic veut devenir saoudien à tout pris

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