Paris… enfin

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Après six jours, je suis enfin à Paris. J’ai fait Marseille-Paris en un temps record de 14h. Ne le dites pas à Lewis Hamilton, parce qu’il pourrait essayer de battre ce record. Ah Paris ! La belle ville ! Le vent soufflait impudiquement, mais artistiquement accompagné par des gouttes de pluie. Pour se garer, il a fallu faire le plein d’essence pour pouvoir tourner en rond sans tomber en panne. Des clochards dormaient sur une voute d’aération chaude du métro, un autre clochard fouinait dans les poubelles en sifflant : « a bicyclette » d’Yves Montand pour prouver qu’il fut raffiné à une époque. Deux chauffeurs de taxis discutaient de leurs dernières victimes en attendant impatiemment les prochaines. Après 40 minutes, une voiture sort et me laisse enfin la place. Je pris mes bagages de la voiture et je commençai à boiter vers la maison de ma mère. Me voyant boiter, ma mère mit son masque d’inquiétude et moi, je mis celui de l’enfant qui a mal devant sa mère. C’était un super show, il n’y avait juste personne pour applaudir. Avant de dormir, ma mère prit soin de mettre de l’huile d’olive à mon pied et de le bander d’une façon où il serait plus facile pour lui de s’échapper d’Alcatraz que de mon corps. Apres une trentaine de tours de bandage, mon pied ressemblait à un oreiller. Je voulais même dormir en mettant mon pied sous ma tête.

Le lendemain matin, je me réveillai en humant l’odeur de la galette et du café. Ma mère vint dans la chambre avec une tasse de café, enfin un « mug » comme j’aime. Elle s’assit en commençant à s’apitoyer sur mon sort en commençant par ma tête pour parvenir enfin à mon… pied. Elle s’arrête un moment et me dit : « Anegger Ivolay agui ! a di-fak dounith ! » Je n’avais pas compris et je lui fais répéter : « Amek a yemma ? Dacu i-dinid aka ? » « Comment ? qu’est-ce que tu as dit ?) ». Et comme à son habitude, ma mère se rapproche toujours comme si j’étais plutôt sourd et me criât : « Ivolay ! I- volay ! Lahlak iverkanen ! » Je réalisai alors qu’elle parlait du virus Ebola. Je commençai à rire et lui dit : « Ebola a yemma ! Ebola ! » et continuant à regarder la télévision : « ihh Wina ! ! »

Hmimi O’Vrahem

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