Pratiques islamiques

Spread the love

Héritage des pratiques de Mahomet, les razzias, les raids et les guerres de conversion furent un classique de l’expansion musulmane qui fut tellement rapide qu’elle atteignit l’Afrique du Nord en un laps de temps, sous le commandement du redoutable général Amr ibn al-‘As al-Sahmi [1] à la tête de 4.000 combattants soutenus par 5.000 soldats de l’impitoyable Az-Zubayr ibn al-‘Awwam (mort en 656), tous deux compagnons de Mahomet et cruels chefs de guerre.

Entre 640 et 642, les conquêtes de l’Égypte, épuisée par des oppositions doctrinales chrétiennes, furent d’une atrocité sans précédent. L’évêque copte Jean de Nikiou, raconte que lors de leurs avancées, les envahisseurs pillaient tout sur leur passage : « Tous ceux qui se rendaient aux musulmans étaient tués : enfants, femmes, hommes et vieillards. »

En 643, la conquête de Tripoli, par Amr ibn al-‘As al-Sahmi, fut impitoyable pour les populations locales. Après qu’un bon nombre fut massacré, chrétiens et juifs durent se résoudre à céder en esclavage femmes et enfants aux envahisseurs arabes.

L’Ifriqiya (la Tunisie) sera conquise en 670, et ce fut ainsi que sonna le glas de la prospère chrétienté de Carthage. Puis c’est le Maghreb (le Maroc) [2] qui sera envahi, en 680, par cet islam atrocement offensif.

Malgré la coalition regroupant des tribus berbères païennes dirigées par une femme, Kahina, et des tribus christianisées secourues par des forces byzantines, la ville de Kairouan tombera entre les mains arabes en 698. Presque toutes les populations d’Afrique du Nord durent se plier à cette nouvelle religion étrangement guerrière et qui ne se montrait jamais indulgente.

Moussa ibn Nusayr, gouverneur de Tunisie, arrachera les enfants des chefs berbères vaincus. Ils furent par la suite islamisés et reçurent une éducation musulmane. Les nouveaux convertis à l’islam seront enrôlés de force dans les armées arabes où ils étaient placés dans les premiers rangs pour la conquête de l’Espagne, et les conversions de force des chefs berbères entraîneront rapidement celles de leurs masses.

Les conquêtes musulmanes continuèrent à être meurtrières. Du côté de l’Orient la ville d’Antioche sera prise en 640 et presque toute l’Assyrie sera dévastée en 642. La population d’Euchaita, en Arménie, sera complètement massacrée. On observera d’abondantes destructions de maisons et lieux de culte chrétiens dans la région de Daron, au sud-ouest du lac Van (dans l’actuelle Turquie), ainsi que de nombreuses exactions se traduisant par des massacres et des mises en esclavage.

La Georgie sera envahie en 643. En 702, le patriarche orthodoxe d’Antioche sera décapité et, en 705, le calife al Walid ibn ‘Abd al Malik (Walid Ier 673-715) fera brûler vifs des dizaines d’aristocrates rassemblés dans l’église Saint Grégory en Arménie qu’il venait de conquérir. Le calife as-Saffah soumettra, lors de son règne (749-754), les Arméniens à des « scènes horribles de tortures » et imposera « aux prêtres l’infâme supplice de la bastonnade et du fouet », pendant que les populations non-musulmanes étaient frappées d’énormes impôts et chaque non-musulman soumis à porter, au cou, des sceaux de plomb.

Cette soumission avait un double objectif : distinguer les musulmans, considérés comme les « êtres supérieurs », des non-musulmans, « sous-hommes », et pousser les rares non musulmans qui avaient échappé au massacre à se convertir à l’islam.

Dès 754, sous le règne du second calife abbasside, Abou Djaffar Abdallah ben Muhammad al-Mansour [3], contre tous les chrétiens arméniens qui n’arrivaient pas à payer ces « contributions extrêmement onéreuses (…) On avait dressé partout des potences, des pressoirs et des échafauds ; on ne voyait partout que des supplices affreux et continuels. » [4]

A suivre…

Geneviève Harland

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *