Premier anniversaire du Gouvernement Provisoire Kabyle

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1er juin 2010 – 1er juin 2011

Première année passée. Premier anniversaire. Premier bilan

Cela fait un an que le GPK a été « imposé » aux Kabyles car mis en place en un temps record, à peine 3 ou 4 mois, sans consultations préalables ni du peuple kabyle ni des instances dirigeantes du MAK. Tous ont été mis devant le fait accompli.

Aujourd’hui un an après, aucun site officiel du MAK [1] ou du GPK [2] n’ose rappeler cet anniversaire.

Mis à part un petit papier paru le 2 juin, sur le site Siwel, papier d’autosatisfaction, sans bilan réel.

Est-il si douloureux à faire ce bilan ? Ou vaut-il mieux ne pas le rappeler au bon souvenir des Kabyles car peu reluisant ?

Le 1er juin 2010, le GPK et ses 9 ministres ont été installés et présentés en grande pompe au palais des congrès à Paris. Gouvernement en exil qui se devait d’obtenir une reconnaissance internationale du combat kabyle et d’arracher dans les meilleurs délais l’autonomie de la Kabylie en demandant un référendum.

Le 1er juin 2011 : Qu’a-t-il été fait ? Que reste-il ? 4 ministres sur les 9 car ce sont bien 5 ministres qui ont démissionné (M. Djouder, M. Boussaïd, M. Merhab, Mme Mouaci, Mme Amgoud). Démissions en cascade dues à des dysfonctionnements graves au sein de la structure. Tous les projets avancés par les ministres ont été systématiquement freinés, ralentis, arrêtés.

Deux ministres en place (M. Aït Hammouche et M. Abid) et donc supposés en exil se sont rendus sur place en Kabylie en toute sérénité. Le GPK n’est donc plus en exil et devrait donc logiquement s’installer sur place, sur notre chère terre kabyle.

Quant à la reconnaissance officielle du GPK par un tiers pays, nous n’en voyons pas la moindre avancée. Aucun pays au monde ne reconnaît officiellement la Kabylie. Pas même le plus petit pays du monde. Pas même ceux que le GPK a soutenu ouvertement dans leurs combats. Pas un seul président au monde, pas un seul ministre, aucun représentant officiel au monde ne nous reconnaît. Et pourtant le président du GPK a couru la planète : USA, Espagne, Italie, Belgique, Angleterre, Allemagne…
Quant à l’Algérie, aucun pourparler, aucune négociation en vue.

Pendant ce temps, des pays voisins se sont libérés de leurs dictateurs sans parcourir le monde, sans la création d’un Gouvernement Provisoire.
Comme quoi l’efficacité n’est pas une histoire de « vitrine » mais bien de combat sur le terrain. De peuple qui se prend en main.

L’autonomie de la Kabylie est essentielle, vitale et c’est bien la seule issue pour la sauvegarde de notre peuple et de tout ce qu’il représente. Mais cette autonomie ne pourra être obtenue que si les kabyles le souhaitent vraiment et qu’ils réagissent unis comme un seul homme.

La liberté d’un peuple est trop importante pour qu’il n’en soit pas son propre maître d’œuvre.

Amgoud DjamilaRetour ligne manuel
Paris, le 2 juin 2011

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