Présidentielles: quel chemin pour la France?

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« Mais dans ce cas pourquoi ne demandez-vous pas la nationalité française ? Vous la méritez bien! vous au moins… » Voilà ce que j’attendais comme réponse de la part de Marine Le Pen lorsque, dans le cadre de cette émission politique de France 2 (mardi 9 février 2017) cette dame cuisinière d’origine gabonaise lui parla de ses trois enfants nés en France et son embarras à voir son travail taxé au risque de le perdre puisque selon la proposition FN tout employeur employant un salarié étranger serait taxé…

En même temps pourquoi cette dame n’a-t-elle pas fait elle aussi cette réflexion lorsque Marine Le Pen lui eut répondu que ses enfants ne seraient pas inquiétés ? Parce que le problème, surtout s’agissant de l’immigration légale et installée depuis des décennies, consisterait à ce que ses membres s’engagent dans une responsabilisation plus grande en devenant citoyens c’est-à-dire en acceptant leur appartenance réelle au peuple français en tant que « communauté de destin ».

On peut certes rétorquer que des pans entiers de cette immigration légale refusent de s’intégrer et que cela empire même concernant ses rejetons actuels. Ce n’est pas exact. Il s’agit plutôt d’une minorité dominée par l’imaginaire arabo-musulman qu’inculquent de façon totalitaire les post tiers-mondistes les néo-gaullistes et les libéraux libertariens ; une minorité et un imaginaire qu’il s’agit cependant non seulement de contenir mais de combattre (et nous en avons les moyens) en particulier ses puissants relais dont l’actuelle ministre de l’Education est la quintessence à l’état pratiquement pur.

On l’a en effet vu à ce même débat sur France2 à l’encontre de Marine Le Pen, transpirant de mépris et de hargne pédante, soutenant contre l’évidence que non seulement tout va bien dans notre système d’enseignement mais que cela même de mieux en mieux « le niveau monte » disaient quelques pseudo-sociologues naguère avant que le contraire ne saute aux yeux de tout le monde sauf visiblement auprès de cette ministre qui préfère regarder ailleurs et certainement pas en direction de tous ces rapports soulignant décrochages, déni de réalités historiques ; jusqu’à leur travestissement (la théorie du genre là aussi…) : puisque tel ne fut pas mon étonnement de lire dans le cahier d’histoire de ma fille en CM1 que les croisades furent l’occasion « d’attaquer les musulmans » en Terre Sainte alors qu’il s’agissait plutôt de libérer celle-ci et non de se dire en présupposé, un beau matin « tiens ! Allons faire la guerre aux musulmans » alors que cela ne s’est pas du tout passé comme cela, même si par la suite d’autres motivations sont entrées en considération comme buts de guerre, mais ce n’est pas là l’apanage de la seule chrétienté….

Si nous sommes capables de vaincre cette alliance entre les ultra-nationalistes arabo-musulmans (parce que le dit « islamisme » n’est pas autre chose comme je l’ai démontré ailleurs) entre les résidus hagards du néo-léninisme (Hamon, Mélenchon…), et aussi ceux venant du pseudo-libéralisme anti-républicain libertin et affairiste (Macron) et du néo-gaullisme opportuniste (Fillon), si nous sommes capables de le faire, déjà en rétablissant la vérité sur ce qui s’est réellement passé en « Algérie » (et sur ce qui se passe réellement en Israël et sur les territoires contestés) alors il pourra être possible d’intégrer suffisamment bien l’immigration légale, tout en opérant cependant un moratoire sur toute nouvelle immigration en attendant les résultats. D’autant que le chômage touche en plus grande proportion l’immigration légale….

Reste cependant deux grandes questions pour y parvenir : que faire de l’immigration non légale, et quels sont les dispositifs légaux permettant de suspendre toute immigration ? Des questions qui touchent à vrai dire nombre de pays. La réponse pour la première question n’est pas simple parce qu’il s’agirait d’opérer de vastes opérations de police qui entraineraient sans doute de forts chantages multiformes, aussi les gouvernements successivement ont préféré légaliser les clandestins en particulier ceux ayant des enfants nés sur le sol français.

Je crois qu’il faut faire deux choses simultanément : contrôler les frontières et donc suspendre les accords de Schengen et, en même temps, raccompagner les hommes clandestins qui n’ont pas de travail et pas d’enfants en direction de centres humanitaires onusiens, du moins ceux qui n’ont pas le statut de réfugiés. Je suis donc pour faire en sorte que parmi les clandestins les couples et les femmes célibataires qui sont déjà là puissent rester. Surtout si le processus d’intégration redémarre, si la formation est remise sur pied, si l’enseignement est reconstruit, si la politique familiale est revivifiée en particulier en direction de ces jeunes femmes qui avortent pour raisons économiques parce qu’il s’agit aussi d’assurer un équilibre démographique entre les diverses variantes ethniques qui composent le peuple français.

Nous avons besoin d’une France de cent millions d’habitants et plus encore. Il y a de la place. La révolution numérique en route permet de réoccuper la France post-périphérique la France désertée, surtout en montant en gamme dans la production multiforme de services et de biens.

C’est alors dans ce cadre-là, et seulement dans celui-ci, que peut se poser la nécessité de faire une pression forte auprès de nos partenaires européens jusqu’à poser la question des enjeux vitaux s’ils ne comprennent pas, à savoir qu’il s’agit pour la France d’opérer réellement des réformes structurelles d’ampleur nécessitant des moratoires et des réorganisations, y compris en matière de protection sociale.

Car il n’est pas vrai qu’il suffise de traquer les fraudeurs pour faire en sorte que les comptes de la sécurité sociale ne soient plus dans le rouge, surtout quand notre commerce extérieur est si déficitaire, que les investissements sont faibles (même s’ils repartent) et que la quasi impossibilité des PME d’acquérir la taille critique fasse partie également de ces facteurs persistants structurant l’impossibilité française actuelle de se hisser à hauteur de jeu.

Aussi la mauvaise presse faite à l’encontre des solutions alternatives en matière de protection sociale est bien injuste puisqu’il s’agit moins d' »engraisser » les assurances privées et autres mutuelles que de proposer aux salariés en possession par exemple de tout leur salaire (donc une grande partie du brut, la dernière part étant pour moitié reversé à un fonds commun de solidarité pour les maladies coûteuses et pour moitié éliminée) des solutions permettant à la fois de restaurer un pouvoir d’achat et de ne pas grever les coûts de revient (à moins de vivre en autarcie et de reconstituer l’Union Soviétique avec le succès que l’on sait).

L’enjeu de cette présidentielle est donc double : il s’agit à la fois de remettre la France sur ses pieds alors qu’elle est actuellement sur sa tête bourrée d’idéologies fumeuses et à la fois d’aller de l’avant dans le monde en négociant avec les USA, la Russie, le Japon, la Corée, (le Vietnam, l’Indonésie…), l’Inde, l’Union africaine (Égypte comprise), le Brésil, un nouvel ordre mondial réorganisant les instances transnationales de telle sorte que les désordres actuels puissent trouver des amorces de solution, déjà en contenant l’expansionnisme chinois et iranien. En renforçant les alliances avec les États arabes non wahhabites. Israël. La France peut s’aider de la francophonie. Et de son prestige.

Il ne faut pas croire à l’idée des 1% giscardien qui relativisait la France de manière technocratique. Nous sommes capables de proposer de grandes choses du fait de la richesse de notre culture qui est au fond l’une des matrices les plus fortes de la civilisation européenne et de l’actuelle histoire mondiale en gestation au sein de ce nouveau Moyen-âge bio-électronique. Du moins si nous savons faire le ménage « chez nous », un « chez nous » qui ne veut pas dire l’exclusion d’autrui mais le fait que ce dernier ne doit pas se croire chez lui jusqu’au point d’imposer sa manière d’être.

Il s’agit d’enrichir la France pas de la noyer dans une « histoire » sans scénario, sans queue ni tête et surtout sans visage.

Par Lucien SA Oulahbib

 

 

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