RCD : CNCD : révolte arabe, anachronisme

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Pourquoi je démissionne du RCD (12)

La CNCD : entre singer « la révolte arabe », anachronisme et Ali Belhadj.

Survinrent ensuite les événements de Tunisie et d’Égypte qui se propageaient à certains autres pays arabes et qui furent différemment appréciés. Ma contribution « La leçon Tunisienne : Quelle autre lecture depuis l’Algérie » (4) (Doc N° 05) se voulait explicite, sans non-dits et exprimant le plus fidèlement possible une réalité où tout ne se disait pas pour le politiquement correct ambiant.

C’est dans ce contexte-là et suite aux émeutes provoquées par l’augmentation subite des prix de certains produits comme le sucre que la CNCD a fait ses premiers pas et ses premiers faux pas. Si le « changement » constituait une revendication noble en soi, ce qui l’était moins dès le départ, fut incontestablement cette croyance quasi crédule de pouvoir singer intégralement la « révolte arabe » pour la transposer en Algérie par certaines personnalités et des partis qui, tout en faisant semblant d’oublier le peu de crédit qu’accordent encore les populations à la chose politique, n’espéraient pas moins y trouver dans ce cadre, une opportunité de voiler la perte de leur capacité mobilisatrice et de revenir sur le devant de la scène en profitant de l’aura, supposée ou réelle, de certains éléments, tout aussi coupés des peuples, et de la multitude de sigles qui, par leur assemblage, devraient posséder une capacité de drainage des foules qui s’est révélée, au fil du temps, n’être qu’un fantasme de plus d’une classe politique schizophrénique… Ainsi, je vous invite à prendre connaissance du contenu de mes 02 contributions « Marche du 12 février 2011 : Je marcherai pour le principe » (5) et « Marche du 12 février 2011 : Quels enseignements » (6) (Docs N° 06 et 07) concernant l’anachronisme qui, selon mon point de vue, allait inévitablement mener la CNCD dans une impasse.

Cela dit, tout en étant convaincu que cette structure, son fonctionnement, ses méthodes et ses analyses reposaient, à juste titre, sur cet anachronisme évoqué précédemment ainsi que sur un rabâchage languissant des mêmes erreurs commises par les différentes générations d’opposants depuis l’indépendance, il était une fois de plus inconcevable pour moi de mettre mon énergie au formol. Ainsi et en l’absence de mieux, j’avais soutenu, par des écris et par des actes l’initiative que je savais vaine.

Le 12 février 2011, je me rendis à la place du 1er mai, à Alger, en réponse à l’Appel de la CNCD pour une marche dite nationale. Sur place, la mobilisation n’était pas au rendez-vous et la forte présence policière ne pouvait justifier un tel revers, et pour cause, ni Ben Ali en Tunisie, ni Moubarak en Égypte… qui, pourtant, avaient déployé des dispositifs autrement plus dissuasifs, n’avaient réussi à contenir une mobilisation populaire résolue et décidée d’en finir avec leurs despotes. Aussi, il ne serait pas de trop de souligner qu’à Alger, en ce jour du 12 février 2011, encore une fois, il y avait une majorité écrasante de kabyles qui reprenaient des slogans entièrement en arabe et qui tenaient à manifester au nom de « tous les algériens ». Le 12 février 2011, à Alger, ce fut également la passivité, voire même l’innommable acceptation d’un criminel islamiste, Ali Belhadj en l’occurrence, de se joindre à la marche (position de Saïd Sadi sur la Berbère Télévision) ; la démobilisation ayant été effrayante, on est arrivé à ouvrir les bras au diable ! Le socle politico-idéologique, déjà spectral, venait d’être totalement vidé de sa substance.

À suivre…

Allas DI TLELLI (Halim AKLI)

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