RCD : Gestion des événements de 2001

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Pourquoi j’ai démissionné du RCD (5)

Gestion des événements de 2001 sur fond de sentiment de culpabilité

La gestion catastrophique des événements du printemps 2001 par le RCD n’est pas en reste puisqu’il a été d’une inefficacité et d’un amateurisme ahurissant à tel point que pendant quelques mois, la situation et ses propres choix se sont retournés contre lui. Les stigmates de la chimérique amourette avec le chef de l’Etat ayant contraint le parti à adopter des positions chétives sur fond de culpabilité, le RCD s’est adjugé, certes à tort, le rôle peu reluisant de celui qui aura tenté de récupérer le mouvement avant de provoquer sa division…

Curieuse proximité avec le RCD (Rassemblement Constitutionnel Démocrate) de Ben Ali :

Il y a lieu de signaler aussi que contrairement à la dernière contre-vérité de M. Aït-Hamouda, contenue dans sa réponse à la 4e Internationale où il déclare sans sourciller : « Notre parti n’a pas eu de relations avec le RCD tunisien depuis plus de 10 ans… » (Le Soir d’Algérie du jeudi 17 mars 2011), le RCD algérien et son paronyme tunisien du dictateur déchu Ben Ali entretenaient bel et bien des échanges et des relations très étroites et ce, jusqu’à la veille de la chute du despote de l’Est ; et pour cause, lors du dernier congrès du RCD algérien à la coupole Mohamed Boudiaf d’Alger, en février 2007, le représentant du RCD Tunisien était présent et aurait même prononcé un discours où il soulignait la bonne santé des relations entre les 02 RCD ! (Lire, entre autres, « Le Soir d’Algérie », Page 5, édition du 09-10 février 2007).

Fréquentation des dictateurs : quelle éthique ?

Cela rappelle étrangement le laxisme à la limite du cynisme par lequel le parti et certains de ces responsables oublient étrangement les règles rudimentaires de l’éthique politique en s’acoquinant avec une telle désinvolture avec des régimes aussi corrompus, aussi arbitraire, aussi génocidaire et aussi amazighophobes, sinon pire, que le régime algérien qu’ils sont sensés combattre, du moins en théorie. Ainsi, on n’est pas prêt d’oublier les épisodes, de triste mémoire, que furent le recueillement quasi religieux du président du parti, M. Saïd Sadi, sur la dépouille du dictateur Syrien, Hafez al Assad, ainsi que la visite, effectuée du 1er au 5 mars 2007, par M. Aït-Hamouda en Libye en réponse, s’il vous plait, à l’invitation des autorités de la Djamahirya du despote Kadhafi qui, comme souligné, à juste titre, sur le site du RCD (Doc N° 02), avait déjà eu à entretenir, en personne, une délégation du RCD ! De tels faits, allant à l’encontre du combat originel du RCD et de la morale, auraient, sous d’autres cieux, constitué matière à soulever l’indignation de plus d’un et, par voie de conséquence, la démission des coupables. Chez-nous, cela engraisse plutôt les CV et impressionne une militance dépourvue de repères car majoritairement versée dans l’allégeance et le culte de la personnalité.

à suivre…

Allas DI TLELLI (Halim AKLI)

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