RCD : Pourquoi je n’ai pas démissionné plus tôt

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pourquoi je démissionne du RCD (Fin)

Pourquoi ne pas avoir démissionné plus tôt ?

Mais comment réagir dans de telles scenarii, n’avais-je cessé de me demander. Démissionner d’un parti qui avait, plus ou moins, porté mes convictions et pour lequel j’avais donné le meilleur de moi-même et ma jeunesse, une démission qui serait synonyme d’un abandon du terrain pris d’assaut par un islamisme rampant et une clientèle du régime sans scrupules ? Option incompatible avec mon engagement, je choisi alors de militer en tentant vainement de faire entendre ma voix et mes critiques en intra-muros dans l’espoir d’arriver à attirer l’attention des responsables, notamment du Président du parti, sur une trajectoire qui allait nous éloigner de nous-mêmes et de la population qui ne nous reconnaissait déjà plus. Se targuer d’être la première force de la wilaya de Tizi-Ouzou depuis les élections locales de novembre 2007, alors qu’environs 60% de la population avait boudé les urnes, relève, une fois de plus, d’un raccourcis malsain ou alors, c’est un mépris caractérisé de cette majorité qui ne croit plus en personne sans qu’elle soit indifférente car elle n’aura exprimé, s’agissant d’élections de proximité, que sa profonde déception des politiques et des partis en lesquels elle avait investi tant d’espoir et de confiance, en vain.

Conclusion

Ce qui reste encore à évoquer ici comme désaccord de fond, aussi bien avec le fonctionnement et les positions du parti dans son ensemble, depuis sa création, qu’avec les comportements répréhensibles des uns et des autres, aussi bien au niveau de la direction, du CN, du BR qu’au niveau de la base où certains « militants » affichaient hier seulement, en 2009, leur soutien à Bouteflika, des élus qui, en raison de leur défaite électorale en 2007, ont rompu le pacte passé avec leurs électeurs en disparaissant de la circulation permettant aux autres courants politiques d’évoluer sans la moindre opposition qui aurait pu développer une proximité avec une population qui, à son tour, aura vainement espéré, 05 années durant, entendre des bilans accablants ou, tout au moins incommodants, de la gestion des APC… des personnes qui se positionnent dans la seule perspectives des élections qu’ils ne perdent jamais de vue comme celle de 2012… ce qui reste encore à évoquer, disais-je, pourrait paraître excessif au vu du volume de ce document qui s’est voulu éclairant et sincère pour dissiper toute ambigüité et, par conséquent, endiguer, un tant soi peu, les persiflages pitoyables et autres ragots qui ne manqueront pas de se répandre comme d’habitude dans de pareilles situations en vue de tromper et de tenter de manipuler cette frange de militants, rarissime car sincère, désintéressée, portée par la seule force de ses convictions idéologiques, qui, en dépit de tout, continue de croire innocemment en leur parti. Même si je ne me fais aucune illusion quant au sort qui sera réservé à ce texte, c’est pourtant pour cette catégorie de militants pour qui je porte un profond respect que je me suis longuement étalé pour expliquer les motivations réelles de ma présente démarche.

Aussi, je fais mienne cette sagesse qui m’a été destinée par une amitié, en guise de soutien, au lendemain de mon agression à Tizi-Ouzou (Doc N° 09), lors de la marche du 19 mars 2011 : « Les partis sont fait pour permettre d’avancer dans une direction précise, à un moment donné. Ne jamais trop s’investir dans un parti, mais dans des causes concrètes, oui ! C’est-à-dire, défendre des idées, pas des partis. Se servir d’un parti tant qu’il véhicule et aide ces mêmes idées à avancer et à gagner en audience, mais ne jamais lâcher de l’esprit que le parti n’est qu’un outil, ne jamais le mettre à la place qui devrait être celle du combat idéologique, celle des idéaux, celle des convictions ».

Ainsi donc et vous l’aurez compris, à compter de ce jour, 19 mars 2011, je démissionne officiellement du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) qui ne porte plus mes idéaux. Je suis un militant kabyle et amazigh, démocrate et laïque, je n’accepterai plus aucune compromission par rapport à mes idées, à ces convictions chevillées au corps et à mes idéaux.

Allas DI TLELLI (Halim AKLI)

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