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Kabyles.Net
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Réalité de la femme kabyle

Réalité de la femme kabyle

La Kabylie est déloyale envers la femme

dimanche 19 février 2012, par Djaffar Benmesbah

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Jusqu’aux derniers temps, la femme née en Kabylie avait vécu une enfance tachée d’abus, de partialité et d’iniquité, elle était née fille et une fille en Kabylie naissait, disait-on, au gré du châtiment attribué par Dieu à sa famille, une sanction venue rappeler aux parents ou aux grands parents leurs méfaits ! Sa venue au monde était perçue comme un virage défavorable, grave, périlleux pour l’honneur de la famille. Elle goûtait au mépris au berceau et le dédain la suivait jusqu’à la tombe. Elle ne vivait pas l’enfance, elle lui était déniée ; une fois l’âge de la tétée dépassé, elle devait commencer à écouter la mère, la grand-mère, la tante et assimiler leurs enseignements qui conditionnaient plus tard ses mécanismes d’obéissance. A neuf ans, finissait pour elle, les camaraderies et l’unique distraction qui lui était permise : le jeu des osselets. Elle ne connaissait pas l’école, le tablier, le cartable, le cahier, le crayon, la gomme étaient le privilège des garçons, nés plus ou moins de familles aisées. Au petit matin, elle rangeait les couvertures qui avaient servies de couche la veille, faisait la vaisselle et balayait la cour. Elle apprenait précocement qu’elle ne devait juger aucune tache ménagère au dessus de ses capacités. Avoir faim lui était interdit, elle mangeait les restes des garçons. Elles besognaient pour leur bien être et grandissait avec la croyance qu’elle leur était inférieure. Elle se devait de rentabiliser son existence par une succession de corvées, de va-et-vient entre la maison et la source, la maison et les champs, de l’aube jusqu’à la fin du jour.

A la source, elle y allait tôt le matin approvisionner la famille en eau, elle y apportait des cruches sur la tête ou des jerrycans sur le dos. Elle y retournait le soir laver des kilos de linge. A huit heure, elle était déjà au champ, celui de sa famille ou celui des autres, c’est selon. Les autres : les marabouts qui s’étaient imposés en dignitaires parce qu’ils avaient le monopole de la religion ne laissaient jamais leurs femmes œuvrer dans les champs, ils louaient alors la sueur des pauvres. Le travail de la femme pauvre pour les marabouts était plus ardu, il devait être soigneusement exécuté. Son activité ne s’arrêtait qu’au coucher du soleil et à l’heure du déjeuner, elle se contentait de quelques herbes comestibles qu’elle récoltait sur place. Sa rémunération : quelques morceaux de sucre et quelques grammes de café que sirotaient les hommes, le père, le beau-père, le mari, le frère et le cousin. Au retour, elle traînait sur le dos du bois mort pour le feu du soir. Tous les trajets se faisaient pieds nus, des pieds souvent lacérés par un sol rocailleux qui grillait au soleil ou par les lames du verglas patent quand il neigeait. Quand elle passait dans le village, les yeux dans la glaise, on n’entendait pas sa voix, surtout pas son rire et elle ne voyait pas une mèche de cheveux rebelle quitter son foulard. Tout cela pouvait engendrer des représailles : des coups, l’enfermement définitif ou la répudiation. L’homme qui revenait d’une partie de dominos trouvait le repas tout prêt, il mangeait avec appétit du poivron, des navets, des oignons, de la tomate, de la pomme de terre et la fille se consolait des glands moulus.

Constamment épiée, elle restait anonyme et discrète, complètement effacée. A quatorze ans, elle était déjà prête à assumer un foyer et à cet âge, elle commençait à inquiéter sérieusement la famille. Il fallait qu’elle se marie car, à dix huit ans, elle était déjà vieille et laissée pour compte. Promise, dans la plupart des cas, elle était mariée à un homme qu’elle n’avait jamais connu, qu’elle avait peut-être juste aperçu au détour d’une fête.

Son beau-père, sa belle-mère et son mari devenaient ses nouveaux maîtres, ils avaient des droits sur elle et elle avait des devoirs précis envers chacun. Elle ne parlait jamais devant le beau-père ni ne mangeait en sa présence et chaque soir, la belle-mère lui indiquait la tâche du lendemain. Elle se gardait de tomber malade et il ne fallait surtout pas qu’elle tarde à procréer ; soupçonnée de stérilité, elle était répudiée. La stérilité ne pouvait toucher l’homme et quand la femme enfantait un garçon, on lui faisait porter l’Afzim, la broche d’argent qui marque le bonheur du foyer. Elle était saluée et agréée, Dieu la flattait, son statut était amendé pour quelques temps. On lui servait au lit de la viande et du miel, il fallait qu’elle reprenne des forces et bien s’occuper du garçon.

« C’est l’héritier, il va perpétuer le nom », clamait la famille. Si elle accouchait d’une fille, on supposait qu’elle portait en elle la calamité. La grisaille gagnait la maison. Ses parents se retrouvaient dans la tourmente et sa belle-famille sombrait dans l’angoisse, l’honneur de la famille était désormais en jeu. Le mari en voulait à sa femme et celle-ci, jetée dans l’écume de la vie, maudissait son ventre. Elle avait droit à un œuf bouilli et à quelques paroles apaisantes de la part des femmes charitables. « Pourvu que tu te rétablisses », cette phrase la réconfortait un moment mais ne l’allégeait pas de l’insolence des autres. Si par malheur elle récidivait, elle était surchargée de mépris. Elle était acceptée peut-être mais dénuée de toute dignité, on s’adressait à elle avec irrévérence, elle était conduite comme un mulet avec arrogance et son nom devenait dérision.

Colonisée, asservie, notre Kabylie restait déloyale envers la femme, elle s’était illustrée d’un aspect désolant envers l’épouse, la mère et la sœur.

Djaffar Benmesbah

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19 Messages de forum

  • Réalité de la femme kabyle 21 février 09:01, par Tayda

    Azul les habitués de K.net et aux administrateurs . A chaque temps, son lot d’injustices ! Je veux juste intervenir au sujet de ce qui est dit, sur les femmes kabyles « marabouts », d’autrefois . Originaire d’un petit village « n’yimravdhan », j’ai toujours vu(de 62 à 90), au lendemain de la fameuse indépendance, ma mère accompagner mon père aux champs et être à son coté, elle tenait la pioche, aussi bien que lui, ainsi que la faux et bien d’autres instruments, de la vie kabyle d’autrefois ! Je dirais même qu’elle avait une charge de travail bien supérieure à celle de mon père, à cause des corvées domestiques , malgré le fait que celui ci était dure avec lui même. La seule femme du village qui ne connaissait pas les champs, était celle de l’imam du village ! Mais, elle n’était pas malgré cela, exemptée de la corvée d’eau !! Je ne pense pas que notre village « marabout », était l’exception !

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  • Réalité de la femme kabyle 21 février 10:53, par urfane

    Question : Qui a coulé le titanic ? ; réponse : Si Iceberg, un marabout, bien sûr -:))

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  • Réalité de la femme kabyle 21 février 13:57, par ǝ-miƨƨ Ṁuḥend Ṻjaεƒer

    Oups, Oups Cher Sieur Djaffar ! Quand vous commencez cet article par “ Jusqu’aux derniers temps “.. et sans date... c’est comme on dirait “il ne manque que dix neuf pour en faire vingt “ a voir toute la longue liste qui montre « la dominance du mâle sur la femelle » en Kabylie , comme dans beaucoup de civilisations et qui n’est d’ailleurs pas l’apanage des Kabyles et des Berbères en général mais aussi de presque tous les autres peuples.

    Il ne faut d’ailleurs pas aller trop loin des cotes de la Méditerranée pour rencontrer ces mêmes comportements, traitements ou modes de vie similaires comme en Corse ou en Sicile et même en Kosovo, ou alors avec quelques $$ en plus, si on pouvait se permettre d’aller vérifier les mêmes comportements dans les régions plus lointaines du Grand Orient comme l’Inde, le Japon et la Chine ou les filles se vendaient, et “ juste aux derniers temps “ comme vous le dites ...tout simplement !

    Ce n’est que la civilisation des hommes comme partout mais a d’autres stages et évolutions, sauf que vous avez oublié d’y ajouter a cela les faits de l’introduction de cette peste de l’islam il y a quelque 13 siècles dans ces parties du Sud de la Méditerranée rendent les choses encore plus claires, puisque certains droits accordés a l’homme seul ont été “codifiés dans ce livre, le Coran écrit par un “ obsédé sexuel “ , faisant de ce principe de dominance totale des lois immuables et mêmes considérées comme divines !

    Puis-je faire remarquer qu’Il est pourtant très étrange de n’avoir pas mentionné que les Kabyles n’ont jamais cloitré leurs femmes, du moins jusque ’avant l’indépendance, sauf dans des cas que nous connaissons tous trop bien, ceux de nos fameux “ Imravḍen ”, ces parasites religieux soi-disants connaissant le Coran, livre pourtant en Arabe, langue totalement étrangère au pays et bien connus pour avoir toujours vécu aux crochets de la société Kabyle !

    Avec un dernier petit ajout de ma part pour conclure et ... faire les “ Vingt et Un “ : N’y a-il pas une vieille expression Kabyle qui pourtant dit bien :

    Argaz maci ḍaserwal “  ? Littéralement

    “Le pantalon ne fait pas l’homme” .

    ...tout en vous remerciant sur ces rappels de certaines pratiques d’inégalité... surtout a l’approche du 8 Mars qui n’est pas loin !

    ǝ-miss Ṁuḥend Ṻjaεƒer

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    • Réalité de la femme kabyle 22 février 15:19, par urfane

      Je cite : « sauf dans des cas que nous connaissons tous trop bien, ceux de nos fameux “ Imravḍen ”, ces parasites religieux soi-disants connaissant le Coran, livre pourtant en Arabe, langue totalement étrangère au pays et bien connus pour avoir toujours vécu aux crochets de la société Kabyle  ! » C’est proprement ahurissant, ce déchainement de haine envers une partie des siens (de ses voisins immédiats quand ce n’est pas ses amis d’enfance, ses propres cousins même parfois). Après ce réquisitoire ou l’éloquence comme arme de vengeance au service de la haine et l’invective, il ne reste plus qu’à envisager un pogrom. Par delà la caractère mensonger de l’accusation (parasites au crochets de sieur, tout comme la femme libérée du sieur contrairement aux autres), les kabyles, tous les kabyles, apprécieront cette vision rhétorique divisionniste digne d’un apprenti sorcier acariâtre et aigri par la vie (tout court) à un moment où l’union est plus qu’un impératif pour triompher de cette impasse dangereuse.

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      • Réalité de la femme kabyle 23 février 00:19, par Ǝ-Miƨƨ Ṁuḥend Ṻjaεƒer

        .. Désolé mon cher Urfane mais il y a un vieux dicton bien de chez a été de tout temps qui été utilisé comme référence a nos fameux “ Iravḍen ” qui comme vous le savez étaient les seuls Kabyles qui cloitraient leurs femmes et leurs filles ces (Timṛavnin) qui étaient les seules a ne participer a aucune activités extra-muros contrairement aux autres femmes du village.

        Elles devaient être en plus toujours accompagnées par un adulte mâle pour tout déplacement hors du domicile ou de leurs quartiers, a tel point que, pour certains parents pas trop nantis ou qui avaient des ressources limitées et qui voulaient un peu de bonheur pour une de ses filles, il leur arrivait souvent jusqu’à aller comme on disait “ Ad y’ifk yellis iy ‘imṛavḍen “ ( donner sa fille aux marabouts), ce qui était connu comme terme plus que péjoratif ..pour ne pas dire insultant sachant bien que l’expression bien connue :

        Efk’iyid yelli’kº, teṛnud’iyi lεula’s ḍ-irḍen . ” Littéralement

        “ Donnes moi ta fille (en mariage) , et son poids de blé (pour la nourrir), surtout qu’ils aimaient appliquer la polygamie comme voulue par Momo uno !

        Mon cher Urfane, chacun a ses convictions et pour ce qui de la division des Kabyles, mon texte n’y ajoute absolument rien au contraire, car il ne fait que rappeler certains faits, d’autant plus qu’en vieillissant et après 50 ans de la dite indépendance , a voir et constater ou nous sommes tous, nous les Kabyles, je commence a avoir plus de sympathie pour certains Harkis Kabyles,y compris celui (ceux ?) qui a vendu mon frère mort « Chahid » et dont le corps repose au carré des Martyrs de notre village natal, avec tombe en marbre blanc ... au frais du gouvernement Boukharouba ... mais avec inscriptions en Arabe uniquement, soi-dit entre parenthèses, que certains de ces “Imams” qu’il fallait appeler “ Si”ou « Sidi » qui n’ont fait que contribuer a garder nos parents dans ...cette merde Islamique !
        .../... (1)

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        • Réalité de la femme kabyle 23 février 14:42, par urfane

          Cher Gentleman, n’étant pas un adepte du tartinage, je vais à l’essentiel du sujet : la femme kabyle quelle que soit son appartenance et ce jusqu’aux années 70 (ouverture notamment de la fac de tizi) , a été, à qlq nuances interethniques près, reléguée au rang d’objet (sexuel, utilitaire et folklorique). Nier cela revient à se cacher derrière son petit doigt.
          La critique du maraboutisme, je le conçois d’autant que je l’ai fait bien avant vous (et de l’intérieur SVP) mais, votre logorrhée verbale citée plus haut confine davantage à la haine et la vindicte qu’à la critique rationnelle et cela, permettez d’être désolé à mon tour, ne grandit pas bien au contraire. Car, le maraboutisme et vous le savez bien, n’est pas un mouvement de colonisation ni une lutte duale d’usurpation d’identité. C’est à mon sens, un phénomène de lutte des classes propre au kabyles et à la Kabylie autour d’un concept (islam) qui, pour le coup, est usurpateur d’identité (nous sommes bien d’accord là dessus, mais il en va hélas ainsi pour les kabyles comme pour les bosniaques, indonésiens et j’en passe..) Donc, la responsabilité de notre situation est partagée mon cher ami et absoudre les siens, comme vous le faites, revient à les infantiliser, les diminuer.
          En ce qui me concerne, ma Kabylité, socle de mon enfance, prime sur le reste. Pour autant, j’assume entièrement l’héritage de mes aïeux (que vous fustigez sous le vocable maraboutisme) dans ce qu’il a de plus humain de plus kabyle. Il est vrai que ma mère ne fut pas admise (en tant que femme) ar thejmaath negh ar arehva mais en revanche elle a tenu ses champs et sa maison de la même façon que la vôtre. Quant à vivre aux crochets des autres, ce n’est pas très sérieux franchement !
          Vous me semblez arc-bouté sur votre passéisme (hors champs), votre manichéisme (l’enfer, c’est les autres) et votre vision binaire (les bons et les méchants) et ce n’est pas de bon augure pour la suite, alors réveillez-vous !.
          Je finirai par cette citation que j’emprunte à un certain « petit prince » : cette terre et cette culture kabyle, nous ne l’héritons pas de nos ancêtres ; nous l’empruntons à nos enfants. L’amour (pardon de vous choquer) et le vivre ensemble constitue le meilleur gage de sa transmission et sa pérennité.
          Kabylo-maraboutiquement … vôtre.

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          • Réalité de la femme kabyle 23 février 16:28, par Vaccir

            @Urfane, tu divagues cher ami, les marabouts ont été les précurseurs de ce que nous sommes devenus :-(( ! On ne cache pas le soleil suxarlval !

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            • Réalité de la femme kabyle 25 février 03:01, par urfane

              Je me permets de corriger ta phrase @ddalvachir : le maraboutisme a été le précurseur du malaise identitaire d’aujourd’hui. Mais une fois qu’on a dit cela, que fait-on ? Continuer à se cogner la tête contre le mur ? à se déchier davantage ?

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              • Réalité de la femme kabyle 25 février 04:56, par Vaccir

                @urfane cesses l’ami de défendre la pseudo-innocence de ton maraboutisme, à moins que tu veuilles à ton tour nous prendre pour des imbéciles au même titre que les vuznaver et consorts ! L’islamisation de la Kabylie si ce n’est toute l’ADN est le fruit des imravden et non de la foutaise histoire de colonisation arabe. Les arabes ne doivent en aucun cas être accusés de ce détournement identitaire et de l’abrutissement que les Imravden ont réussi à installer dans toute l’Afrique sous des formes folkloriques, certes, car contrôlés heureusement par le colon français . Pire encore, depuis le départ du colon français, ils ont ressuscité la bête et forment le plus important contingent des islamistes qui sillonnent aujourd’hui dans toute la Kabylie et qui contribuent inlassablement à son anéantissement. Quant à ta génération de fils de marabout, on vous compte sur les doigts de la main pour ceux qui ont déserté cette bêtise inhumaine.

                Les arabes n’ont rien à voir concernant le travail de sappe de la Kabylie si ce n’est financer nos propres clébars dont ils s’en servent pour implanter définitivement leur « civilisation » et leur totale culture dans le moindre détail à l’insu du monde entier.

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          • Réalité de la femme kabyle 23 février 17:47, par Ǝ-Miƨƨ Ṁuḥend Ṻjaεƒer

            Les cycles de l’Histoire, mon cher Urfane .. et avec toujours les Kabyles aussi individualistes et fières de leur convictions, qui ont du nif mais qui sont aussi têtus que des mules tant que c’est pour leurs intérêts ou leurs droits.

            Les cycles de l’Histoire avec les Kabyles sans le vouloir le dire qui n’ont pour devise que : ma famille, mon clan, mon village d’abord, etc.etc.. jusqu’au jour ou sans hésitation, ils changent d’avis et de cap, une fois qu’ils réalisent qu’ils ont été mal informés ...et plus grave s’ils on été trompés ou trahis !

            Les cycles de l’Histoire, un autre et le plus récent jusqu’a ces jours.. et la voila, la Kabylie et avec tous ses enfants Kabyles.. vous et moi y compris ici même sur ce site bien Kabyle qui donnent un excellent exemple :

            Deux Kabyles : Un pro-maraboutiste contre un anti-maraboutiste et inutile d’aller plus loin comme diraient certains... sauf que c’est un Kabyle contre un autre Kabyle et... cette peste de l’Islam entre nous deux.. et donc trois entités en réalité... et rien de plus pour un grand désaccord comme le dit bien le bon vieux dicton Kabyle :

            Amekº ara msefhamen sin ma d’u3wij wis tlata ¿ ” Littéralement

            “Comment se comprendre a deux si le troisième est tordu  ? “

            C.Q.F.D et ...Kabyle ... ment en plus ... a moins de nous démonter le contraire !

            ǝ-miss Ṁuḥend Ṻjaεƒer

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            • Réalité de la femme kabyle 24 février 03:14, par urfane

              @ miss oudjaafer, Votre assertion me paraît être une contre vérité : Si vous, vous êtes anti-maraboutiste (anti-marabouts, même), moi, je ne suis pas pro-maraboutiste (ce serait une aberration) mais bien pro-kabyle au sens le plus fédérateur (incluant akhlenes). Je crains mon cher ami que la dimension humaine vous échappe (un tantinet) dans l’histoire. Là où vous voyez une entreprise idéologique sournoise de mise au pas de la kabylie, moi, j’y vois plutôt des humains (c.a.d. vous et moi) qui n’ont pas choisi de naitre marabouts ou non-marabouts mais qui partagent par le fait du hasard une terre et une culture aujourd’hui menacées de disparition. Le meilleur service que nous puissions lui rendre est de s’unir (se faire confiance) pour un projet de société moderne laïque et salvateur. Du reste, moi qui côtoie les kabyles depuis ma naissance, je constate que la jeunesse d’aujourd’hui transcende ces clivages du passé dans leurs luttes politiques (1980, 2001 et aujourd’hui même) mais aussi quotidiennes (solidarité dh’lghorva). Le problème mon ami, c’est le régime avec ses KDS (qui ne sont pas que marabouts), me trompe-je ?

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      • Réalité de la femme kabyle 23 février 00:21, par Ǝ-Miƨƨ Ṁuḥend Ṻjaεƒer

        .../... ( Suite 1)
        Quelle différence cher Urfane entre des Kabyles qui se sont battu pour leurs convictions, qui ont choisi des camps mêmes adverses jusqu’à s’entre tuer pour se retrouver tous aussi perdants les uns que les autres... après 50 ans, et un hypocrite totalement soumis un livre écrit par un pédophile et qui veut faire croire aux gens qu’il est un savant, qu’il faut se soumettre totalement a Allah, et que tout ce qui peut leur arriver en bien ou en mal ne sont que ses volontés.

        Nous serons peut-être bien d’accord vous et moi en temps que bons Kabyles sur le fait que la religion doit rester une affaire personnelle., et de ne pas emmerder l’autre, mais n’est-ce pas le temps d’ouvrir, après tout ce qui se passe chez nous, de percer ce furoncle que nous cause cette peste qu’est l’Islam en ouvrant enfin ce débat sur la plus grande hypocrisie cachée par tant et tant de Kabyles qui est :

        “ Se prétendre être fièrement des Amaziγ , des hommes libres...etc... mais Musulmans et vrais en plus... qui baissent totalement leurs culottes, pour se soumettre totalement au lois de la Charia et du Coran écrit par Mono uno bien connu pour être totalement illettré, pédophile qui s’est proclamé prophète lui même et messager d’Allah, Dieu unique le “Akbar” mais qui ne comprend aussi paradoxalement... que l’Arabe !

        Vous pouvez ne pas être d’accord avec moi ou pas , mais là est le fond d’un des problèmes des Kabyles !

        Et pour conclure permettez moi de vous rappeler le vieux dicton bien de chez nous :

        Ayaxiṛ tiḍețț is’qrahen, wala lekḍev is’frahen “. Littéralement

        “Mieux vaut une vérité qui fait mal, qu’un mensonge qui réjouit.”

        Anti maraboutique ... ment votre,

        ǝ-miss Ṁuḥend Ṻjaεƒer

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    • Réalité de la femme kabyle 26 février 06:17, par Malika Hami-Hocine

      Azul, ces pratiques ont existé et le sont toujours, malheureusement ce n’est pas seulement pour le 8 mars qu’il faut dénoncer ça, personnellement le 8 mars n’a rien d’exceptionnel (à moins qu’il y’ait une date prévu pour les hommes.....). Il faut se battre contre ces traditions qui rabaissent les femmes, il faut abollir le code de la famille, bannir cette religion du moins il faut instaurer des lois laïques...
      Quand tu parles de la corse ou d’ailleurs, là au moins si la femme veut porter plainte c’est de son droit... alors que taqvaylit maskite si elle tente une plainte, elle est exécutée !!!!!!!!!!

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  • Réalité de la femme kabyle 22 février 12:48, par thiziri

    Je vous remercie d’avoir évoquer la réelle condition de la femme kabyle. C’est un article émouvant et touchant. Vous rendez hommage a la femme kabyle qui a souffert et qui souffre encore dans sa vie quotidienne. Il suffit pas d’évoquer le rôle de la femme kabyle juste le jours du 8 mars, c’est hypocrite, il faut s’intéresser a elle tous les jours que dieu fait, par juste un jour sur 365 jour.

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  • Réalité de la femme kabyle 23 février 06:35, par ouchen aqavach

    Encore une fois, pour celles et ceux que la condition de la femme Kabyle intéresse, voici le titre d’un ouvrage sérieux, trés documenté et loin de toute polémique : « La magie de la femme Kabyle et l’unité de la société traditionnelle ». L’auteur est une Kabyle, Makilam, et c’est aux éditions de l’Harmattan.
    Bourdieu écrivait : « Le symbole de la soumission de la femme Kabyle est son voile ». Il ignorait que la femme Kabyle ne portait pas de voile...

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  • Réalité de la femme kabyle 17 mars 03:06, par kaci

    Le probleme est dans la conception de l’Algerie arabislamique. Dès 1962 les femmes en general ont été remises à la cuisine. Le socialisme arabislamique voulait que l’Algerie "independante, islamique bien sur devait faire semblant de n’avoir pas de femmes. Le reste est lié au developpement économique et social, manqué.
    En societé sans projets. boumediene n’avait rien fait pour liberer les femmes. Ceux qui suivirent et leur code de la - famine- avaient offert les femmes comme proprieté des hommes, comme c’est dans la tradition arabislamique. Ainsi cette regression s’accentue dans les conditions de pauvretè et d’exclusion économique decretée par le regime arabiste d’Alger contre la kabylie.

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    • Réalité de la femme kabyle 21 mars 10:04, par Femme imma’s n’dounith

      Bonjour à tous,

      Je me permet de répondre un peu à tout les protagonistes de cette page et je souhaite apporter mon p’tit grain de sel ! Je n’ai pas souvent l’habitude ni de lire ni de répondre aux posts mettant en scène la question Arabe et Kabyle. En effet le sujet me semble tellement épineux qu’il semble difficile autant aux uns qu’aux autres de discuter sans s’injurier comme des « sauvages primitifs ». Or, ici je suis agréablement étonnée de constater que malgré des avis extrêmement divergents, il perdure jusque là au moins une formulation lisible. Ceci étant dit, pour ma part je ne trouve pas offensants les propos de urfan. En effet il m’apparait modéré et apaisé par rapport a cette lecture de notre histoire. Et je partage sa vision de paix. Je me rends régulièrement en Kabylie pour mon travail (nos actions sont extrêmement réfléchies et sans cesse remise en question pour ne pas influer sur la structure sociale et culturelle de ces familles, ni sur l’environnement, ni sur la flore ni sur la faune). Notre approche se veut donc holistique. Hélas je puis dire aujourd’hui que la structure même de l’identité kabyle est totalement contradictoire aujourd’hui. En ce qui concerne l’islam, personne n’est dupe, mais la promiscuité, la peur d’un retour de l’extrémisme, le rêve d’un ailleurs, l’inondation subie par la nouvelles colonisation capitaliste et consumériste dans ces montagnes empêchent un retour aux valeurs ou croyances animistes qui ont sauvés la tradition berbères depuis la nuit des temps. Aujourd’hui le Dieu du kitsch a balayé toute référence ou apparence identitaire. La femme kabyle se repère quelquefois avec un malheureux tissus synthétique (futta) et des poteries venues de Tunisie et qui inondent le bords des routes. Or, il me semble que cette terre inculte a nourrie et protégé les enfants de kabylie. Certes ils ont connus des périodes de disette et de dur labeur comme partout dans le monde mais aujourd’hui ils sont responsables de leur propre disparition car ils ne connaissent pas la solidarité jusque dans leur façons compétitive et agressive d’élever leur enfants (quand ils n’ont font pas des Dieu à qui tout est dû avant de les humaniser !). Oui j’en veux à cette vision binaire et cette fierté mal placée que l’on brandit avec force et violence pour ne pas avoir à réfléchir efficacement pour nous grandir et nous re construire. Je vous salue dans la paix et la fraternité. PS Distinguons la foi du dogmatisme car en effet comme il a été dis la foi est une affaire personnelle et libre à certains de se consoler dans la promesse d’un paradis à 70 vierges mais personnellement j’admire les Hommes de paix et d’actions sereines, sans bruit !(Cf poème de Rudyard) Kipling)

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