« Regards sur le berbère »

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Pour annoncer la parution du livre de Lionel Galand « Regards sur le berbère », je pourrais me contenter de reprendre ce mot de l’éditeur, le professeur berbérisant Vermondo Brugnatelli : « L’œuvre d’un maître avéré n’a point besoin de présentation ».

Pourtant si la notoriété et le crédit dont jouit Lionel Galand au sein de la communauté scientifique est incontestable comme l’exprime la formule de V. Brugnatelli, l’auteur de « Regards sur le berbère » est assez peu connu du public berbérophone. Certes, son travail scientifique, fruit d’une longue carrière d’enseignant et de chercheur qui s’étend sur plus de soixante ans, ne s’adresse pas au grand public et, de surcroît, l’homme n’a jamais couru après les médias pour faire connaître son œuvre publiée essentiellement sous forme d’articles dans des revues spécialisées.

En regroupant des études parues dans des revues d’accès plus ou moins facile, ce livre vient combler une lacune. Mais il est plus que cela, car l’ouvrage n’est pas une compilation d’articles épars, il a été entièrement recomposé dans la perspective de cette édition.

Partant d’un panorama où se trouvent représentées à peu près toutes les langues berbères, l’auteur a composé un ouvrage consistant et structuré, complété par une bibliographie abondante et un index alphabétique riche qui en facilite la consultation.

On peut regretter que Lionel Galand n’ait pas inclus ses travaux sur les inscriptions libyques dont il est le spécialiste incontesté, mais outre que cette partie traite d’un thème assez distinct de celui abordé ici, à savoir l’analyse linguistique, sans doute que l’ajout des inscriptions libyques aurait donné un volume déraisonnable à l’ouvrage. En dépit de son titre modeste « Regards sur le berbère », nous pouvons l’affirmer sans prendre beaucoup de risques : ce livre constituera une source féconde et une référence sure pour tous les jeunes chercheurs berbérisants.

« Regards sur le berbère » par Lionel Galand, ancien directeur d’études de libyque et de berbère à l’École pratique des hautes études (Sorbonne).

Hend Sadi

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