La repentance étatique n’est pas dans l’agenda du pouvoir algérien

Spread the love

Après l’abstention du 17 mai

Impliqué dans un scandale, un ministre se pend chez lui le 27 mai dernier rapporte la presse. C’est au Japon qu’un ministre de l’agriculture se suicide après avoir été mêlé à des pratiques comptables douteuses. On entend ici et là, à travers le monde, des responsables politiques ou professionnels, déposent une démission individuelle, voir même collective, des poursuites judiciaires, à défaut, demander le pardon à leur peuple après un échec électorale ou pour un scandale lié à la gestion de l’entreprise ou de la cité.

Il n’est pas de notre culture de demander à nos dirigeants de se suicider car, même le suicide ne peut pas compenser les dégâts occasionnés depuis l’indépendance. Le peuple algérien ne demande pas des compensations, ni des réparations pour l’argent gaspillé, du temps perdu, de l’identité massacrée.
Il souhaite améliorer son quotidien, se débarrasser de ses frustrations et voir instaurer un état de justice.

Après l’abstention du 17 mai, il ne s’est rien passé en Algérie, le monde a continué.
Aucune conclusion sévère n’a été tirée, aucune culpabilisation, aucun geste de repentance.
Le bon peuple ne lui reste que le repli et n’a rien devant lui que l’investissement émotionnel de la religion pour se consoler.

En Algérie, on évolue sans rien changer, ni rien bouger. Nous aurons la joie pour longtemps, voir un président parcourir les willayas en profitant des bains de foule pour soigner son image en attendant sa constitution qui le consacrera président à vie.
La fraude restera une constante nationale et une fois notre APN est installée, nos députés voteront comme un seul homme le programme du président.
Tout le monde est reconduit à sa tâche habituelle depuis l’indépendance et encore une fois la légitimité démocratique ne frappera pas aux portes du palais Zighoud Youcef et nos ministres se consacreront à leur unique tâche qui consiste à inaugurer et ré inaugurer les vieux projets au nom du président.

D’ailleurs, « tout ce fait au nom du président » est devenu un sport national depuis 1999.
Pour exemple, notre cher ministre de la solidarité nationale en la personne de Djamel Ould-abbas, lorsqu’il sillonne les quatre coins de l’Algérie en s’amusant à distribuer des fournitures scolaires à des pauvres écoliers avec l’argent du pétrole, c’est toujours au nom et dans le cadre du programme du président.

À travers le monde, dans leurs traditions politiques et dans leur exercice du pouvoir, les partis font de la relève une priorité pour mener à bien des réformes pour promouvoir la politique et la gestion des affaires de leur peuple.

En Algérie, les partis n’ont pas le temps de préparer la relève. Il est plus simple, plus rapide et plus rentable, ils font du clonage politique, à la place des militants politiques, on a des clones politiques. De cette façon, il est garant, le FLN ne mourra pas avec la disparition biologique de la famille révolutionnaire.

Kabyle c tout

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *