Salafistes, modérés, jihad social en Kabylie

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Cet article posera des questions tout en survolant la nature totalitaire de l’islam et les contradictions des musulmans prétendument modérés. La pratique du jihad social des salafistes, en terre kabyle.

Les salafistes défendent les principes politiques suivants : l’instauration de la jurisprudence islamique ; l’éradication des idées non-musulmanes de « l’empire islamique », condition primordiale pour retrouver son unité religieuse et politique ; le retour à « l’esprit » du premier califat. Ensuite, passer à la séquence finale : l’islamisation du monde par tous les moyens à la disposition de « l’oumma ». En priorité le jihad, un concept fascisant valorisé par le Coran :

« Que ceux qui troquent la vie présente contre la vie future combattent dans le chemin d’Allah. Nous accordons une récompense sans limite à celui qui combat dans le chemin d’Allah, qu’il soit tué ou qu’il soit victorieux », sourate 4. verset 74.

Fascisant au sens où le jihad est pratiqué pour conquérir le monde par la violence et créer une « société planétaire idéale » soumise à l’autorité du Coran. Ce verset et bien d’autres montrent clairement qu’il ne s’agit nullement de bataille morale, mais de guerre pour instaurer l’ordre islamique. Sourate 9. verset 5-6. « Tuez les polythéistes, partout où vous les trouverez ». Propos sanguinaires très choquants.

Seulement les salafistes ? S’étranglera l’apostat derrière son écran ! Bon Dieu, finira-t-il par comprendre que les salafistes, les « modérés », les électoralistes, etc., sont fidèles à l’orthodoxie islamique et font une lecture littérale et fondamentaliste du Coran. Tous rejettent catégoriquement la critique historique moderne des livres de l’islam de peur que l’édifice ne s’écroule sur la foi, traditionnelle pour les ignorants, de conviction pour les sachants ? Les livres islamiques sont l’obstacle majeur au développement des droits de l’homme en terre d’islam.

« Au risque de choquer, il faut avoir le courage de dire que l’intégrisme n’est pas la maladie de l’Islam. Il est l’intégralité de l’Islam. Il en est la lecture littérale, globale et totale de ses textes fondateurs. L’islam des intégristes, des islamistes, c’est tout simplement l’islam juridique qui colle à la norme. » Anne-Marie Delcambre

Il est incontestable que la religion musulmane est ultra prosélyte et s’est fixée pour objectif de convertir l’humanité par la persuasion ou la violence. Tout musulman participe d’une manière ou d’une autre à l’objectif. Indéniable qu’en toutes époques et lieus les paroles suivantes sont psalmodiées par tous les musulmans pratiquants : « Combattez ceux qui ne croient pas à Allah et au jour dernier ; ceux qui ne déclarent pas illicite ce que Allah et son prophète ont déclaré illicite ». (Sourate 9. verset 29). Comment feront les « modérés » pour réinterpréter de tels versets ? Diront-ils qu’ils ne sont plus valables ? Expurgeront-ils le Coran des versets particulièrement violents que même une interprétation symbolique décrit un Dieu d’une cruauté exceptionnelle. La charia ne fait aucune distinction entre le rituel, la loi et s’assure que les autres croyances ne « dérangent » aucunement la prédominance de l’islam. La déclareront-ils obsolète, car incompatibles avec la modernité dont ils se revendiquent ? Lutteront-ils pour la réciprocité ? en effet l’Arabie saoudite interdit l’exercice des autres religions sur son territoire. En cela elle applique les propos de Mahomet d’après lequel on ne saurait tolérer plusieurs religions en Arabie. Le Vatican ne s’était pas opposé à la construction à Rome d’une grande mosquée financée par l’Arabie. A quand la réciprocité et la construction à La Mecque d’une grande cathédrale financée par l’Église ? Condamneront-ils sans réserve la Déclaration Islamique Universelle des Droits de l’Homme qui dénie à la raison humaine le rôle de guide dans les affaires de la Cité et les relations humaines ? Aucune garantie quant à la liberté de changer de religion dans les deux chartes islamiques sur les droits de l’homme. De manière générale, la réponse à toutes ces questions est non. Au lieu de cela, les musulmans dits « modérés » ont inventé un concept vague et somme toute creux : « l’islamophobie ».

« Les droits de l’Homme, dans l’islam, sont fortement enracinés dans la conviction que Allah, et Allah seul, est l’Auteur de la Loi et la Source de tous les droits de l’Homme. Étant donnée leur origine divine, aucun dirigeant ni gouvernement, aucune assemblée ni autorité ne peut restreindre, abroger ni violer en aucune manière les droits de l’homme conférés par Allah. De même, nul ne peut transiger avec eux ».

Les droits de l’Homme sont rationnels et ne peuvent en aucune manière faire référence à une autorité « divine ». Leurs principes reposent sur une séparation nette de l’État et du religieux. La déclaration islamique insiste plutôt sur les droits du Coran sur l’Homme. Pour l’islam, l’homme est esclave (’abti) serviteur d’Allah et il n’a aucun droit par lui-même, mais juste des devoirs. Pas de liberté de sortir de l’islam et de changer de religion. Pas de liberté sexuelle et de liberté de comportement. Qu’un athée, mécréant, pécheur, homosexuel, adultère, puisse avoir des droits est impensable. Même si la Déclaration évoque le droit des minorités religieuses, le Coran auquel elle se soumet dit :

« Combattez ceux parmi les gens du livre ne pratiquent pas la vraie religion jusqu’à ce qu’ils payent directement le tribut après s’être humiliés ». (Sourate 9. verset 30).

Hanbalites, wahhabites alias salafistes

Nostalgiques d’un « Califat mythique » parfait sur tous les abords qui n’existe que dans leur projection, les salafistes interprètent et décryptent l’existence, en se référant exclusivement aux sources du Coran, car à lui seul fut révélée la vérité divine ; hors de ses principes points de salut. C’est pourquoi ils n’aiment pas les livres progressistes et les réflexions développées loin du sentier islamique. Ils sont épouvantés à l’idée de transgresser les prescriptions coraniques et de la sunna. Ils combattent la liberté de penser ; d’émettre des idées découplées de la doctrine islamique. Seule la langue arabe classique est digne d’être enseignée et pratiquée, car c’est celle d’Allah et est garante de l’unité islamique. Toute référence à une civilisation nord-africaine antérieure à Mahomet est une hérésie à combattre.

Pour des fins prosélytes, ils adaptent, par moult contorsions doctrinaires, les principes islamiques aux savoirs scientifiques contemporains. Le plus emblématique est la formation de l’embryon rapporté par les textes islamiques. [1].

À leurs yeux, le Coran et ses livres constituent l’horizon indépassable pour l’intelligence et doivent être la source de toute législation et cadre pour tout enseignement scolaire. Les démocrates sont hérétiques et c’est un devoir pour chaque musulman de les combattre, car elles placent les lois humaines au-dessus de celles d’Allah. En effet, l’islam donc le musulman ne sépare pas le temporel de l’intemporel. La loi islamique doit s’appliquer à tous les aspects de la vie même les plus triviaux : manger, faire l’amour, ses besoins naturels, etc.

Toute velléité philosophique de penser Dieu en dehors du modèle islamique devient blasphème et mécréance. En effet quiconque ne croit pas au Coran est un immoraliste et un blasphémateur. Il est l’incarnation du mal, le suppôt du diable. L’athéisme ne découle pas d’une décision souveraine d’une personne, mais des manigances de Lucifer.

Envers les Kabyles ne se soumettant pas à un diktat immoral ; n’obéissant pas aux principes différents de leurs conceptions. En toute circonstance, tout auditoire, ils emploient la sempiternelle rhétorique puante du régime colonial d’Alger : « traitres à la nation des martyrs. » « Connivence avec l’ennemi extérieur, etc. ». « Décerveler manipulés par l’entité sioniste », en prenant soin de rajouter qu’ils sont une petite minorité nuisible afin d’enfler à souhait l’orgueil des Kabyles crédules. Les Occidentaux convertis à l’islam « ah les bienheureux du paradis ». Les Kabyles chrétiens sont dépeints sous les traits d’opportunistes à la recherche d’une poignée de dollars et d’un visa ! Intimement persuadés que si le peuple kabyle se libérait du joug colonial, après quelques décennies de sueurs, il deviendrait un exemple que d’autres régions nord-africaines voudront suivre, opportunité qu’ils ne peuvent accepter, car elle représente un danger mortel pour leur idéologie. Ainsi ils laissent entendre que le peuple kabyle n’a pas les capacités intellectuelles pour réfléchir à son avenir, et ce, même sous le prisme islamique. D’où la propagande basée sur le ventre : que mangerons-nous ? Que dire ? Ils sont tout simplement dans la droite ligne de leur pensée constipée, rétrograde et raciste.

Jihad social.

L’État algérien ne remplissant pas ses fonctions régaliennes. L’a-t-il déjà fait ? Les islamistes ont investi le terrain social en Kabylie laissé en friche par la mouvance autonomiste. Ils l’ont investi pour réaliser ce que les siècles d’occupation n’ont pas pu accomplir en Kabylie. Ils l’ont investi et pratiquent le jihad social [2] au détriment d’une étique constitutive, d’une liberté de conscience, d’une philanthropie désintéressée. Seuls les intégristes de tous bords conditionnent l’aide social aux contreparties religieuses, c’est-à-dire d’adhésion au dogme, ce qui est immoral, hypocrite, antisocial.

Aimer son prochain et lui souhaiter le bonheur, c’est naturellement accepter, au préalable, ses idées et faciliter l’épanouissement de sa nature. Souhaiter la plus haute morale spirituelle, c’est admettre les particularismes, les différences, préserver et fortifier ce merveilleux trésor de l’humanité comme un objet fragile, sensible et essentiel. Lorsque cette formidable force humaine est activée, elle augmente l’équité et permet un rayonnement d’une conscience humaniste et universaliste

Ils s’en foutent royalement des Kabyles. Ils ne les convoient pas comme un peuple à part entière et n’accepteront jamais son indépendance pour les raisons précitées. Leur objectif prioritaire est de jeter dans un trou sans fond son identité, sa culture, sa langue, méprisées et exécrées au plus haut degré. Ils le veulent fer-de-lance pour une Reconquista musulmania ! Ils le veulent discipliné par leur dogme et transfiguré par son fanatisme pour devenir un guerrier-chair à canon. Ils veulent exploiter l’hostilité éprouvée par la population de Kabylie envers le régime ; exploiter sa hargne et son engagement politique pour un objectif aux antipodes de ses intérêts.

Les salafistes ont toujours à l’esprit cette phrase de la Sunna : « Un homme, une femme et Satan est au milieu des deux ». Ils refusent de reconnaitre que les femmes méritent les mêmes libertés que les hommes. Elles existent pour le bénéfice du corps social, non pour jouirent de la vie à leurs convenances. Elles n’ont pas à se préoccuper des choses de l’esprit. S’instruire, produire des pensées philosophiques et des idées culturelles, activité réservée aux mâles. Elles ont trop à faire avec ce pour quoi elles trouvent leur sens sur terre : se faire engrosser, enfanter, allaiter, materner. Consacrer l’essentiel de leur temps à éduquer la progéniture, faire la vaisselle, le ménage, la cuisine, la couture, assouvir les instincts naturels de l’homme et vivre loin des affaires de l’espace public. Le reste ? La jouissance égoïste de l’existence est réservée aux hommes. Le quadruple mariage aux hommes, l’infidélité aux hommes. Le masculin peut épouser la femme de son choix musulmane ou pas, la femme exclusivement à un musulman. Si l’homme se laisse aller à quelques égarements (viols et autres), c’est parce que la femme, son corps, sa beauté sont intrinsèquement sujets à pervertir l’esprit noble et sensé du mâle. Ne l’a-t-elle pas fait aux commencements ? N’est-elle pas la principale cause de la création de l’enfer ? Depuis que le monothéisme a succédé à l’hénothéisme [3], il a masculinisé le ciel et Dieu ne se révèle plus qu’aux hommes.

Laissons-les faire, les ténèbres triompheront en Kabylie. L’horreur, l’inhumanité s’abattront sur tous ceux sur lesquels ils cristallisent leur haine. Pour l’instant, malgré les apparences, malgré leur nombre supposé exponentiel, les forces sombres n’ont pas encore triomphé de la raison autonome. La réflexion libre et la kabylité résistent, mais jusqu’à quand ?

Firmus T.

Notes

[1La description du Coran sur le développement de l’embryologie est identique à celle établie par Claude Galien né en 131 après Jésus-Christ, réputé pour être le plus grand médecin après Hippocrate. Pour plus d’information sur le sujet voir ce lien

[2charité prosélyte

[3étape intermédiaire entre le polythéisme et le monothéisme

About T. Firmus.

Indépendantiste par amour pour la Kabylie sans aucune haine pour l'Algérie ni pour les Arabes.

2 thoughts on “Salafistes, modérés, jihad social en Kabylie

  1. Ce n’est pas mon père Ariul IV qui écrit des millions de livres et consomme des millions de tonnes de papier afin pour ce faire grignotent telles des sauterelles les arbres par amour et glorifier dieu.
    Ariul IV de Kabylie m’a éduqué (rebbi) mon père est mort. Je n’ai d’autre héritage du roi de la Kabylie Ariul IV…Tura ulac aghilif ag… SUV, c’est lui le roi des 4×4.

  2. « Un homme, une femme et SURPOPULATION est au milieu des deux ».

    Vava deg Ariul ! Personne n’a rien attendre de lui de parler avec des sauterelles dégénérés…

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