21 avril 2017

Témoignage d’un militant indépendantiste qui a été arrêté

Suite aux arrestations d’hier, jeudi 7 juillet, nous vous soumettons le témoignage d’un militant réellement arrêté par les forces de police algérienne. Il est convoqué dimanche 10 juillet au commissariat central. Soyez nombreux à le soutenir et à l’accompagner dimanche. Un mouvement ne peut exister que grâce à ses militants.

Avant tout, je tiens à saluer la grande mobilisation des militants et des citoyens d’Ath Ouagenoun. Nous étions quatre à marcher sur la route qui mène à Boujima quand on s’est aperçu de la présence d’un checkup de la police algérienne. Un policier nous a regardés de loin, s’est approché de moi pour me demander mon identité tout en retirant de sa poche un papier qui s’avérera être une liste de personnes à arrêter.

Une fois la liste visualisée, le policier me prit par le bras et fit signe à ses collèges d’arrêter les autres militants qui étaient avec moi. Les policiers étaient calmes, mis à part un seul énergumène qui, apparemment, si cela ne tenait qu’à lui, nous aurait tirés dessus. Bref, on m’a embarqué dans la voiture sans dire un mot. Arrivé à l’intérieur du commissariat, j’ai retrouvé mes confrères du mouvement, mais, très vite, moi et mes deux camarades avons été isolés dans une salle.

En premier lieu, nous avons eu la visite du supérieur, très correct et respectueux, qui nous a posés quelques questions avec le sourire. Ensuite, ce fut au tour des agents du « BRI » de venir nous faire un petit cours d’histoire. Ils ne nous ont pas manqués de respect et sont restés là environ une heure à attendre jusqu‘à ce qu’on entende une foule crier dehors : c’était les militants et les citoyens qui réclamaient notre libération.

Cinq minutes plus tard, mes camarades et moi avons été conduits dans une salle pour qu’ils prennent nos empreintes et nos photos, traitement réservé aux détenus. Une fois leur travail achevé, un policier m’appela pour me faire part d’une information : ils ont reçu un télégramme qui stipule que je suis convoqué dimanche à la centrale de police.

Convocation entre les mains, les policiers m’ont reconduit à la salle d’attente. Là où j’ai attendu une bonne heure avec mes deux camarades. On entendait les cris des manifestants, on voyait les « BRI » dégainer leurs teasers. La mobilisation était telle que les policiers ont préféré nous relâcher. Voilà, c’est un petit résumé de ce qui s’est passé. Seul à avoir été convoqué par la police, j’attends de voir le motif de cette convocation dimanche.

Djafar Khenane

1 Comment

  1. Où voulez-vous en venir avec  » réellement arrêté » ?? Les autre le sont « faussement  » ?? Semer le doute entre nos militants et nos leaders n’est ni saint ni digne d’un médiat Kabyle,supposé être porte-parole de la lutte du MAK .

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