22 avril 2017

« Toute la vie » ou le choc générationnel

Pour la première fois, aujourd’hui, j’ai écouté le fameux single des Enfoirés 2015.
Son nom ? Toute la vie
Il crée la controverse. Et une polémique a éclaté.
Mon avis sur la question est que nous avons une fâcheuse tendance à surfer sur les vagues. On se sent obligé d’aimer, haïr, déglinguer, pervertir comme tout le monde.
On en est arrivé à faire la queue dès 4 heures du matin pour acheter le dernier appareil à la mode, à jeter par la fenêtre des centaines d’euro pour être In.
Avoir le Swagg comme on dit.
Il serait peut être temps de réagir et de sauvegarder ce qui fait notre spécificité. Garder son authenticité.
Nous sommes devenus des moutons de Panurge. Comportement grégaire et revendication exacerbée d’être comme les autres.
Les sociétés font peur à voir.
C’est la merde partout.
On s’extasie face à des navets littéraires et artistiques et on boycotte de manière magistrale les talents.
On a honte d’avoir nos avis propres…

Concernant ce single maintenant, certes ce n’est pas le meilleur cru de Goldman mais qui a été constant toute sa vie dans ses productions ?
Après, cela mérite-t-il tout ce tapage ? Honnêtement non !
Il y a ce tapage, simplement car ces mange-merdes de média l’ont décidé ainsi.
Comme à une certaine période on aimait à stigmatiser telle ou telle catégorie de personnes.
Quiconque a déjà bossé avec des ados, tous les ados et tous les parents ont déjà vécu de près un pan de ce qui est décrit, peut-être maladroitement, dans ce morceau.
Oui, les parents peuvent parfois avoir des réactions exacerbées, voire être un peu réac sur les bords.
Je suis parent, j’ai probablement fait les 400 coups quand j’étais plus jeune, et oui, aujourd’hui, je veux protéger mes enfants, le plus possible des fléaux sociétaux.
Oui, l’ado que j’ai été avait des coups de grisou, comme tous les ados. C’est pas facile d’être jeune. C’est pas facile d’être adulte. Et ce conflit générationnel existe, c’est pas la peine de se leurrer.
Autrement, il n’y aurait pas autant d’éducateurs en tous genres.
Goldman est un grand artiste. Il continue à faire vivre l’idée gargantuesque du géant Coluche, qui à l’instar de Balavoine et d’autres grands hommes, a eu l’audace de faire ce que les politiques ont provoqué voire fabriqué …
Nous avons affaire à une jeunesse désemparée et à des adultes désabusés… Entre temps mai 68 est passé par là …
Le résultat fait mal à vivre…

Taninna