Une belle-mère parmi tant d’autres

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La bonne éducation voudrait que l’on n’ait pas à demander quoi que ce soit à la belle-fille si ce n’est de penser à son avenir ainsi qu’à celui de sa future descendance !

Et pourtant, de part chez nous on a plutôt tendance à oublier l’altruisme et à prendre les nouvelles arrivantes comme des femmes à tout faire.

Il est révolu le temps où l’on demandait la main d’une jeune fille en vue de la marier à son fils, afin d’avoir deux mains de plus pour aider aux tâches ménagères. De plus, il est regrettable d’ajouter qu’il n’y avait aucune reconnaissance à toute la misère endurée par ces brus d’un autre âge.

Alors à quoi bon se tuer à la tâche pour en plus se voir traiter telle une chienne qui mérite à peine un os à ronger ?

Logiquement, une mère digne de ce nom devrait se dire : « Je ne dois en aucun cas faire à ma belle-fille ce que je ne voudrais pas que l’on fasse à ma fille ! ».

Il me vient à l’esprit une anecdote : j’ai accueilli ma belle-mère chez moi, il y a de cela quelques années, je lui ai ouvert la porte de ma maison ainsi que mes bras comme je ne l’ai jamais fait à ma propre mère. Je l’ai nourri, je l’accompagnais dans les lieux publics alors que son propre fils avait honte de sortir à ses côtés, je lui servais d’appui dans les transports en commun tandis que je terminais mon 9è mois de grossesse etc.

Un jour mon compagnon lui fit la remarque : « Elle te gâte…. », elle lui répondit : « ma d arraw-is ccan ! ». A cette phrase j’ai été écœurée et je suis allée dans ma chambre pleurer un bon coup.

Je ne parle pas du fait que madame crachouillait à même les murs de la chambre que je lui avais spécialement aménagée, qu’elle se débrouillait pour abîmer le mobilier de mon domicile ainsi qu’un couffin que j’avais reçu pour la naissance de mon premier enfant, 6 ans auparavant, par ma mère. Je ne parle pas non plus du fait qu’elle se permettait de faire des remarques à mes enfants lorsqu’ils prenaient un biscuit quand ils avaient envie de grignoter, ni du fait qu’elle me regardait de travers lorsque j’épluchais la pomme de mon petit qui avait 5 ans.

Combien de fois a-t-elle raconté que des hommes sonnaient à l’interphone quand son fils et moi allions faire des courses ?

Résultat des courses : j’ai détesté tout ce qui était de près ou de loin kabyle, ça me donnait de l’urticaire d’entendre parler le kabyle. J’étais usée par le fait qu’elle s’inquiétait de l’état de santé de sa fille qui devait accoucher 2 mois après moi alors que mon état ne l’inquiétait guère !

Mais c’est normal voyons, c’est une femme âgée, elle a tous les droits, même celui de mépriser jusqu’à ses petits enfants et de jouer la mamie gâteau de façon hypocrite.

Pauvres femmes âgées, mal aimées de tous, elles sont bien obligées de jouer de temps à autre des comédies du style : un malaise cardiaque par ci, des difficultés à se déplacer par là, et ainsi de suite. Elles ont plus d’un tour dans leur sac !

Rares sont celles qui sont respectueuses des autres et que l’on respecte en retour. Quant à celles qui sont détestées, on dit « qu’il n’y a pas de fumée sans feu » ou bien « qui sème le vent récolte la tempête« .

Nul besoin d’en dire plus et de vous ennuyer plus longtemps avec ces histoires qui ne regardent peut-être que moi.

Cela étant dit, je ne voulais en aucun cas m’apitoyer sur mon sort mais simplement donner un exemple parmi tant d’autres bien pires !

Wisa

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