26 juin 2017

Vendre sa poule pondeuse

S’il est bien connu que la plupart des dictons et expressions kabyles ont toujours plusieurs sens selon la circonstance, celle qui dit “Izenz tayaẓit is mazal its tsqaqat“ littéralement pour “Il a vendu sa poule alors qu’elle caquette encore” en est un bon exemple.

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Elle peut tout aussi bien vouloir exprimer qu’une très mauvaise affaire a été conclue, qu’il s’agit d’une attitude inconsciente d’un individu pour ne pas dire d’ignorance totale où encore pour signifier un besoin extrême justifiant le fait de passer outre certaines obligations souvent contre son propre gré, tant il vrai que lorsque ce volatile, tout aussi populaire dans chaque famille kabyle, n’émet ses caquètements, que lorsqu’il a pondu un œuf (signe que d’autres vont venir presque quotidiennement). Œufs que la poule ne couvera point non plus dans une nichée avec en perspective la perte de futurs petits poussins et donc de futures poulets… à mettre au pot en certaines occasions à commencer par nos fêtes de Yenayer que ces colonisateurs venus d’outre Bahr el-Ahmar veulent maintenant s’approprier tout simplement comme ils l’ont fait pour notre couscous puisqu’ils ne peuvent pas éradiquer ces traditions de nouvel an datant de bien avant la venue de leur Momo !

ǝ-miss Ṁuḥend Ṻjaεƒer

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