Vie et croyances des Berbères (I)

A titre indicatif, il ne s’agit pas d’un travail d’historien, mais bien celui d’une recherche et de composition de textes historiques, très largement commentés par nous ; les références d’ouvrages seront indiquées soit directement dans le texte, soit à la fin de l’ouvrage. Ce travail nous permettra de façon la plus objective possible de redonner à l’histoire d’un peuple et de son territoire, aussi millénaire que prodigieux, toute son identité et toute sa prééminence ; une tentative importante aussi de le sortir de la grotte de Platon dans laquelle on l’avait enfermé depuis 647 à nos jours. Autrefois, nous lui connaissions très peu d’ouvrages s’ils n’étaient pas erronés, ils étaient néanmoins occultés. Mais le moment est venu – grâce à la technologie et la libre circulation du savoir – nous avons fait de grandes découvertes de documents à travers le monde.

Nous signalons que ce travail est plus une tentative de compréhension, d’analyse et le plus important aussi comme le rapporte si bien Mattieu (XXII,21) « Redde Caesari quae sunt Caesaris, et quae sunt Dei Deo. — [1]

La question que nous nous posons à l’orée de ce 3ème millénaire est la suivante : qu’est-il arrivé à Tamazgha depuis 647 à nos jours – d’où vient-il – avait-elle une histoire avant cette date – quel était ce peuple – quelles étaient ses croyances ? Pour faciliter l’itinéraire historique de notre démarche, nous désignerons les différents noms donnés au peuple Amazigh selon le contexte de leurs époques, à savoir Berbère, Numide, Maure, Gétule, Libyen, Mauritanien. A noter aussi que tous ces noms peuvent aussi désigner les régions de peuplement amazigh. A ne pas confondre, bien entendu l’appellation générale qui fut donnée au mot berbère qui signifie chez les Grecs le « barbare » parce qu’ils ne comprenaient pas la langue, nous avons effectivement constaté, au cours de nos multiples lectures, il n’est plus employé aux Imazighen. A noter cependant, le terme barbare qui revenait par la suite dans nos lectures désignait les hordes de mercenaires qui prêtaient mains fortes en temps de guerre soit du côté phéniciens ou du côté romains.

Pour mener à bien cette étude, nous avons besoin de construire un sommaire méthodique, organisé autour d’éléments dialectiques, bien que très souvent les descriptions dans leur jargon lassent quelque peu le lecteur, mais elles demeurent néanmoins primordiales pour la compréhension de nos intentions dont l’objectif est de rétablir l’authenticité déniée au nom d’une petite histoire récente et farfelue qu’est l’islam, malgré la grandiose histoire de notre territoire amazigh. Nous allons traiter chaque semaine un chapitre dans cet ordre :

Situation géographique

OriginesRetour ligne manuel
Périodes préhistoriques Retour ligne manuel
Fouilles archéologiques Retour ligne manuel
Relations des Berbères nord-africains avec les Guanches des îles Canaries Retour ligne manuel
Histoire de l’oralité dans le bassin méditerranéenRetour ligne manuel
L’histoire de l’Atlantide de PlatonRetour ligne manuel
Histoire de l’écriture Retour ligne manuel
Les Berbères et l’Egypte Retour ligne manuel
Les Berbères et l’Afrique NoireRetour ligne manuel
Le peuple de la merRetour ligne manuel
In A History of Iberian Civilization, Portuguese historian Oliveira Martins hypothesized that the descendants of the hypothetical Cro-Magnon people in the Northwest of Euro-Africa call themselves by names with the suffix tani, such as Lusitani, Aquitani, Mauritani, (A History of Iberian Civilization, Oxford University Press) and one might add Pretanni as the original ; or earliest cited name of the inhabitants of the modern-day British Isles.Indeed that Basque should have many words in common with the member of al

Qu’elle était la vie des berbères avant les dominations étrangères ?

Leurs lois : CanonsRetour ligne manuel
Les cinq dominations de la Berbérie Retour ligne manuel
Bref retour à l’Antiquité Retour ligne manuel
Les Phéniciens et les RomainsRetour ligne manuel
Les VandalesRetour ligne manuel
Les CirconcellionsRetour ligne manuel
ByzanceRetour ligne manuel
Les ArabesRetour ligne manuel
La résistance de Koceila (682 à 686)Retour ligne manuel
Kahina,  Reine Des AurèsRetour ligne manuel
La civilisation et croyance berbèreRetour ligne manuel
La croyance ou supposée orientale Retour ligne manuel
L’âge d’or des sciences supposées arabes

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Rappelons la superficie de la Berbérie avant toute colonisation : les Berbères sont répartis en différents groupes sur près de 5 millions de kilomètres carrés depuis les îles Canaries jusqu’à Siwa en Égypte, groupe de culture et de langue commune.

L’Atlas n’est pas, comme on le suppose généralement, et comme l’ont dit les géographes de l’antiquité, un groupe de montagnes isolé, sans ramifications, c’est au contraire tout un système de hauteurs qui s’étend depuis la Méditerranée jusqu’à l’Océan, et qui détache complètement cette partie septentrionale de l’Afrique du reste du continent. L’Atlas commence près des golfes de la grande et de la petite Syrte, d’où il s’élève peu à peu en vastes plateaux jusqu’à Tunis. Au nord et au sud, du côté des plaines unies de Sahara, il se dégrade en plusieurs chaînes de montagnes basses, mais très escarpées. A l’ouest, il se précipite dans le pays de Maroc, jusque dans l’Océan atlantique, et forme, en s’abaissant, des plaines montueuses, des côtes garnies de rochers et un grand nombre d’écueils qui rendent si périlleux les rivages de la Méditerranée, depuis Agadir jusqu’au détroit de Gibraltar. Mais une circonstance bien remarquable et qui doit augmenter l’intérêt qu’offrent ces premières études de la nature africaine, c’est que cette vaste chaîne de l’Atlas se trouve intimement liée au système géologique de notre continent. Les beaux travaux hydrographiques de Smith ont démontré qu’entre le cap Blanc de Bizerte et la Sicile, une suite de montagnes sous-marines, trahies par plusieurs récifs, unissent le royaume de Tunis à la Sicile, tandis que les sondages exécutés dans le détroit de Gibraltar ont pleinement constaté que si ce canal pouvait être mis a sec, on verrait les chaînes de l’Atlas se rattacher par toute leur structure à celles de la péninsule ibérique : de telle sorte qu’il est permis d’avancer que, dans les Ages antéhistoriques, l’Europe et l’Afrique ne formaient qu’un seul et même continent.

Chez nos ancêtres, le Mont Atlas était un héros métamorphosé en pierre ; ses membres robustes étaient devenus autant de rochers ; il portait l’Olympe entier avec toutes ses étoiles, et ne succombait point sous un tel fardeau ; sa tête, couronnée d’une forêt de pins, était toujours ceinte de nuages ou battue des vents et des orages ; un manteau de neiges couvrait ses épaules, et de rapides torrents coulaient de sa barbe antique (Dans les idées populaires de la géographie ancienne, l’Atlas était à la fois la colonne sur laquelle reposait le ciel, et la borne où finissait le monde. L’Atlas était dépeint par les géographes de l’antiquité comme un sanctuaire impénétrable, plein de désordres, de mystères et d’horreurs).

Cette personnification majestueuse et poétique de l’une des plus remarquables montagnes de l’ancien monde est en partie justifiée par le peu de largeur que présentent les bases du haut Atlas. Cette chaîne, vue de profil, ainsi que le fait observer M. de Humboldt, apparaissait aux anciens navigateurs comme une colonne aérienne isolée, supportant la voûte du ciel : de cette configuration à la tradition mythologique, il n’y avait qu’un pas ; aussi s’est-elle conservée intacte de génération en génération jusqu’à nous. Un fait incontestable, c’est qu’aucun voyageur, pas même les caravanes les plus lentes, ne mettent plus de trois jours pour se transporter des plaines du nord-est à celles du sud-est. [2]

Zéralie

Notes

[1« Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu. ».

[2Transferts culturels : Alexandre de Humboldt, explorateur des continents et des savoirs, 1827.

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